Les chefs-d'œuvre du musée d'Orsay, à l'Hôtel de Ville de Paris

Une exposition exceptionnelle est proposée par la mairie de la capitale : "Paris au temps des impressionnistes"

Le musée d’Orsay étant en travaux depuis 2009, une partie des collections permanentes ne pourra être présentée au public avant l’automne prochain. De nombreux chefs-d’œuvre du musée sont proposés du 12 avril au 30 juillet 2011, à la Mairie de Paris dans le cadre d’une magnifique exposition Paris au temps des Impressionnistes. Le vaste plan de rénovation élaborée sous le Second Empire, par le baron Haussmann, alors préfet de la Seine, transforme la capitale et modifie la vie des parisiens : boulevards, parcs, jardins, brasseries, théâtres... Des artistes s’intéressent au modernisme ambiant, de Degas à Toulouse-Lautrec, de Monet à Van Gogh.

Une exposition de 136 de ces œuvres est proposée par l’Hôtel de Ville de Paris. La collection est composée de 50 peintures, 83 dessins dont 9 pastels et de 2 maquettes. Presque à la même période (du 5 avril au 3 juillet 2011), le musée d’Orsay célèbre Édouard Manet, inventeur du moderne .

Construction du nouveau Paris

L’empereur Napoléon III, désireux de moderniser la capitale, confie à Haussmann, nommé préfet de la Seine en 1953, la tâche de transformer Paris. Percée d’avenues, agré­mentée de jardins, la ville est remodelée en vingt arrondissements, chacun d’eux pourvu d’une mairie.

Des lieux de promenade sont créés : bois de Boulogne, bois de Vincennes, parc Monceau, les Buttes-Chaumont. La première pierre du nouvel opéra conçu par Charles Garnier , est posée en 1862. Mais la guerre interrompt les travaux et l’opéra est inauguré en 1875.

1870 met fin au Second Empire dans le désastre d’une guerre meurtrière, suivie de la Commune . La ville souffre beaucoup avec l’incendie de ses principaux édifices publics. Ce sera l’un des grands chantiers de la troisième république

Un atelier à ciel ouvert

Au milieu du XIXe siècle, les artistes se passionnent pour le. Le spectacle de la rue du nouveau Paris d’Haussmann, reste pendant plusieurs années, l’un des thèmes favoris des peintres impressionnistes.

Édouard Manet est fasciné par la vie contemporaine. Gustave Caillebotte consacre une série de toiles, en 1878, aux toits de Paris. Claude Monet consacre sept toiles à la gare Saint-Lazare., portant son attention sur le caractère aérien de la charpente et surtout sur la beauté des locomotives encore neuves, noyées dans les tourbillons de fumées blanches et bleues.

Encore champêtre en 1860, Montmartre est un des lieux privilégiés à l’écart des grands bouleversements architecturaux de la période. Pissarro peint aussi ce site semi-campagnard. Van Gogh le découvre en 1885-1886, s’y installe rue Lepic, et consacre de nombreuses toiles aux moulins et aux jardins potagers.

Scènes de la vie parisienne

Théâtres, opéras, cafés-concerts sont des lieux privilégiés pour la mise en scène de la vie mondaine parisienne qui culmine sous le second empire. Edgar Degas (1834-1917) se lie d’amitié avec des musiciens de l’orchestre de l’opéra, qu’il fait figurer dans un extraordinaire tableau, L’orchestre de l’Opéra.

Cafés et cafés-concerts deviennent le centre de la vie urbaine. Monet et Pissarro écoutent avec admiration Courbet à La brasserie des Martyrs , Manet fréquente le café Tortoni , boulevard des Italiens. C’est au café Guerbois avenue de Clichy, découvert par Manet, que sont définies les orientations essentielles de la nouvelle peinture.

La Nouvelle Athènes place Pigalle, surtout fréquenté après la guerre de 1870, voit la mise au point des expositions du groupe. Les bois, les squares et jardins accueillent les parties de campagne, les pique-niques et les déjeuners sur l’herbe.

1900 : Paris devient reine de l’Europe

De l’instauration de la Troisième République à 1914, le mythe de Paris prend une ampleur qu’il n’avait plus connue depuis des siècles. À travers portraits et scènes de genres, les artistes se plaisent à dépeindre cette nouvelle société parisienne.

C’est le règne de la mode, la Parisienne est l’incarnation du chic de toute l’Europe. Le monde, est un ensemble composé des aristocrates de l’ancien régime, aussi bien que des membres de la Haute banque et des rentiers à hauts revenus.

Le portrait reflète cette nouvelle société. Edgar Degas, Édouard Manet, Jacques-Émile Blanche laissent des portraits du parfait mondain. Toutes les œuvres de cette période sont marquées par une volonté de réalisme, une idée neuve en Europe. Daumier, Courbet , Degas, Toulouse-Lautrec, Renoir ou Pissarro, tous les artistes recherchent le "Vrai" plus que le "Beau".

Informations pratiques

  • Exposition gratuite à l’Hôtel de Ville de Paris
  • Du 12 avril au 23 juillet 2011
  • Entrée salle Saint-Jean, 5 rue de Lobau 75004 Paris
  • Tous les jours sauf dimanches et fêtes de 10h à 19h

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