Les "Jouets de garçons" de 1830 à 1930

Le musée de la Poupée présente une exposition jusqu'au 11 mars 2012, qui fait écho à ses collections permanentes, consacrées aux jouets de petites filles.
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Une fois n’est pas coutume, le musée de la Poupée à Paris, consacre une exposition aux jouets de garçons qui concernent la partie masculine de son public.

Les jouets ont toujours été le reflet de notre société. Depuis la Deuxième Guerre mondiale, le secteur industriel spécialisé dans la fabrication des jouets a vécu une course contre la montre consistant en une accélération technique et commerciale sans précédent.

Les premières générations d'industriels du jouet ont, par contre, évolué beaucoup plus lentement, ce qui explique que les jouets du XIXe siècle et ceux du début du XXe découlent d'un même esthétisme et d'une image idéalisée de l'enfance incarnée par ces jouets.

Les jouets qui font l'objet de cette exposition

Le musée de la Poupée se propose de montrer les clichés liés aux jeux enfantins masculins de la période allant de 1830 à la fin des années 1930, un siècle donc de jouets destinés aux petits garçons depuis leur naissance jusqu’à la fin de leur scolarité primaire.

Longtemps, les adultes n’ont pas distingué garçons et filles en âge préscolaire. Ce n’est qu’à partir de « l’âge de raison » que l’éducation des deux sexes prenait un tournant décisif. Dès cet instant, les jouets qui étaient proposés n’étaient plus les mêmes car ils permettaient à l’enfant de s’identifier à des modèles de comportement quotidiens plus ouvertement « sexués ».

Aujourd’hui, notre société semble avoir oublié que certains jouets, tels que les poupards, poupées et autres baigneurs, étaient destinés aux deux sexes. Par ailleurs, de nombreux jouets dits « de garçons » concernaient également une audience enfantine féminine, tels que théâtres de marionnettes, lanternes magiques, jeu de croquet et autres activités d’extérieur…

L’ours en peluche : fil conducteur de l’exposition

Les seuls jouets que nous percevons encore aujourd’hui comme unisexe sont les animaux en peluche, qui supplantent d’ailleurs les poupées, depuis plus de deux générations, sur le marché du jouet.

Objet de transmission par excellence, jouet d’attachement sentimental encore plus fort que la poupée, l’ours évoque des souvenirs aux deux sexes et à toutes les générations en vie. Apparu sur le marché au début du XXe siècle, l’ours en peluche continue de bien se défendre dans un panorama industriel qui découle de plus en plus vite et de plus en plus tôt vers le multimédia.

Parcours de l’exposition

Chaque vitrine de l'exposition, présente sous forme de scénettes, des ours jouant tour à tour avec des jeux d’adresse, des jeux de locomotion, des jeux de société, des jeux de construction, des jeux de guerre, des jeux de la première enfance, des jeux d’extérieur…

Une riche iconographie d’époque (photographies, chromos, cartes postales, livres illustrés…) est présentée en une sorte de mise en abîme de ce que la mémoire collective a retenu des jeux enfantins d’autrefois.

Des centaines d’objets réunis en 20 vitrines invitent le visiteur à plonger dans une atmosphère d’un autre temps où, par ces jouets de garçons, l’on retrouve le charme suranné des images d’Epinal.

Informations pratiques

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