Les premiers ateliers italiens de la Renaissance

Le Louvre présente jusqu'au 10 octobre 2011, une exposition d'œuvres rares de la Renaissance de la collection Edmond de Rothschild.

Le musée du Louvre propose aux visiteurs une introduction à l’histoire de l’art de l’estampe en Italie, depuis ses origines jusqu’aux derniers ateliers du XVe siècle, avec l’exposition " De Finiguerra à Botticelli. Les premiers ateliers italiens de la Renaissance. Dessins et incunables de la Renaissance de la collection Edmond de Rothschild" .

Les incunables sont les livres imprimés entre la date de l'invention de l'imprimerie (environ 1450) et avant 1501.

Donnée en 1935 au musée du Louvre par les héritiers du baron et de la baronne Edmond de Rothschild, la collection qui porte aujourd’hui le nom de son auteur, réunit l’un des plus riches ensembles au monde d’estampes, de nielles sur papier et de dessins du début de la Renaissance italienne.

La technique du nielle sur papier

Il s’agit du transfert d’émail noir sur papier au moyen d’une plaque de métal précieux. Cette technique est une opération extrêmement courante au XVe siècle et précède l’invention de l’estampe. Quelques-unes de ces très précieuses feuilles italiennes ont été conservées et la collection Rothschild, rassemble plus de la moitié des nielles sur papier répertoriées au monde.

De la première Renaissance florentine à son accomplissement, de Maso Finiguerra à Sandro Botticelli, la collection du baron de Rothschild dévoile ses pièces réalisées à l’aube d’une des périodes les plus intenses de l’histoire de l’art.

La collection Edmond de Rothschild au musée du Louvre

Grand collectionneur et mécène, le baron Edmond de Rothschild se porte acquéreur à la fin du XIXe siècle de plusieurs séries exceptionnelles d’albums et de carnets de dessins d’artistes italiens.

Lorsque ses héritiers font le don en 1935 de la célèbre collection Edmond de Rothschild, le musée du Louvre acquiert un ensemble de chefs-d’œuvre dont la rareté apportaient un témoignage du grand discernement esthétique et historique dont fit preuve, au long d’une existence entièrement consacrée à la recherche du beau, le baron Edmond de Rothschild.

Ainsi que le soulignèrent les médias de l’époque, le Louvre venait de recevoir en don un authentique musée de l’estampe, qui manquait jusqu’alors à ses collections.

Parcours de l’exposition

C’est tout l’esprit des premiers ateliers italiens de la Renaissance que révèle l'ensemble incomparable de chefs-d’œuvre des arts graphiques du quattrocento .

Les dessins, estampes et nielles constituent un exemple du travail en atelier, lieu privilégié où se côtoient peintres, miniaturistes, sculpteurs et orfèvres dès la fin du XIVe siècle pour donner lieu à des créations exceptionnelles.

Des oeuvres des premiers maîtres souvent encore inédites, associées à quelques pièces magistrales appartenant au cabinet des Dessins , présentent au public une introduction à l’histoire de l’art de l’estampe en Italie, depuis ses origines jusqu’aux derniers ateliers du XVe siècle.

La première Renaissance florentine : dessins, nielles et estampes

Florence devient un centre de la création sous toutes ses formes et le symbole de la modernité, l’apparition de l’art de l’estampe, dont la finesse d’exécution témoigne des valeurs créatrices du début de la Renaissance italienne.

Les artistes, souvent polyvalents, sont amenés aussi à peindre et à sculpter. Orfèvres de renom, conçoivent des décors éphémères pour les cérémonies et les fêtes. C’est le cas de Maso Finiguerra (1426–1464), graveur italien dont nom est associé à l’invention du nielle.

Informations pratiques

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