" Lost in paradise. Du spirituel dans l'art actuel"

Le Loft Sévigné propose du 14 au 25 novembre 2012 une exposition consacrée au thème de la spiritualité au sens le plus large du terme.

Né de la volonté d’Arianne Levene et d’Eglantine de Ganay de joindre leur talent, leurs expériences et leur connaissance du monde de l’art contemporain, A&E Projects se spécialise en art contemporain avec une attention particulière portée à l’Asie et au Moyen Orient.

Pour leur troisième exposition, A&E Projects présente une sélection d’une vingtaine d’œuvres de cinq artistes contemporains au sein du Loft Sévigné, en plein cœur du Marais, à proximité du Musée Carnavalet.

Ces artistes originaires d’Asie et du Moyen Orient, aux origines culturelles, sociales et religieuses différentes, confrontent leur travail à la thématique de la spiritualité.

D’origine indienne, pakistanaise, indonésienne, iranienne ou israélienne,ils artistes vivent et travaillent en Angleterre ou aux Etats-Unis. Islam, christianisme et judaïsme sont leurs religions ou celles dont ils héritent.

Michal Rovner (Israël/Etats-Unis)

Née en 1957 à Tel Aviv, c’est dans sa ville natale qu’elle fonde en 1978, ensemble avec son compagnon, le photographe Arie Hammer, la Chambre Obscure Art School, une école spécialisée en cinéma et vidéo.

Cette israélienne qui vit et travaille à New York et dans son pays d’origine, utilise dans sa démarche artistique une grande variété de techniques, telles que la vidéo, la photographie, la gravure, la peinture et la sculpture.

Michal Rovner a su développer avec succès un langage artistique unique grâce à cette variété de moyens artistiques. Même si son travail peut paraître très politisé, l’artiste porte avant tout un intérêt à la condition humaine. Son travail est un questionnement sur la mémoire, l’identité et l’existence.

Reza Aramesh (Iran/Royaume-Uni)

Né en 1970 dan une petite ville du sud ouest de l’Iran, l’artiste a connu une enfance sereine jusqu’au moment où la guerre a éclaté entre son pays et l’Iraq au tout début des années 80. Il vit et travaille à Londres.

L’artiste utilise des images photographiques diffusées par les médias comme source d’inspiration afin de reconstituer certaines scènes de violence qui se sont produites lors de conflits internationaux. Cependant aucun objet ou instrument de guerre n’est présent et les vêtements des personnages sont hors du contexte.

Ce que l’artiste veut souligner avant tout, c’est qu’aujourd’hui le spectateur est bombardé par ces images de guerre, à tel point qu’elles en perdent tout leur sens. Ce que l’on voit et l’on nous faire voir, ne correspond pas forcément à la réalité.

Shezad Dawood (Pakistan/Royaume-Uni)

Né en 1974 à Londres, d’un père indien et d’une mère pakistanaise, cet artiste a dans les veines la multi-culturalité elle-même. C’est cet héritage qui est à l’origine d’une œuvre riche et métissée.

Grâce à ses multiples origines, Dawood, joue librement avec des thématiques telles que la religion, la modernité et les mythologies populaires. Si le travail de Dawood se compose aussi bien de films, de photographies, de peintures et de sculptures, il crée à chaque fois un dialogue entre cadres, lieux et communautés différentes.

L’artiste réalise une grande partie de ses installations à partir de néons. Ceci est le cas de la série The Jewels of Aptor (sculptures composées d’oiseaux empaillés au milieu de néons fluorescents) qui prend inspiration d’un poème soufi de Farid Al-Din Attar datant du XIIe siècle, où la figure de l’oiseau est vu comme étant une allégorie de la pensée philosophique ouvrant sur le divin et le spirituel.

Idris Khan (Pakistan/Royaume-Uni)

Né en 1978 à Birmingham dans une famille musulmane, l’artiste décide d’arrêter la pratique de la religion musulmane à l’âge de 14 ans. Malgré cela il est aujourd’hui reconnu pour ses œuvres à la thématique clairement religieuse.

L’artiste utilise la photographie numérique pour remanier des documents déjà existants tel que le Coran et le poème Paradise Lost du célèbre écrivain anglais John Milton. Il s’inspire de ce dernier afin de réaliser une œuvre du même titre, composée d’une série de douze impressions montées sur aluminium.

Ariadhitya Pramuhendra (Indonésie)

Né en 1984 à Semarag en Indonésie, il vit et travaille dans son pays d’origine. Pramuhendra a terminé ses études à l’institut de Technologie de Bandung en 2007, où il s’est spécialisé dans les techniques d’imprimerie.

Il est important de rappeler que cet artiste s’inscrit dans un contexte minoritaire. De religion catholique il vit et travaille dans l’un des pays à plus forte concentration musulmane.

Ses dessins au fusain sur toile et ses sculptures en charbon expriment la quête d’identité de l'artiste et son interrogation sur la place de l’individu au sein de la société.

Renseignements pratiques

  • Le Loft Sévigné
  • 46 rue de Sévigné - 75003 Paris
  • 01.44.78.60.00

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