"Maori, leurs trésors ont une âme" au musée du Quai Branly

Cette exposition présentée pour la première fois hors de la Nouvelle-Zélande, propose de découvrir la culture maori du 4 octobre au 22 janvier 2012, à Paris

Le musée du quai Branly accueille l’exposition "Maori, leurs trésors ont une âme", qui présente la culture maori, à travers 250 œuvres issues des collections du musée Te Papa Tongarewa de Nouvelle-Zélande.

Alors que la Coupe du Monde de rugby bat son plein, cette exposition propose de découvrir la culture maori vue par les Maori, hors des perspectives et modèles occidentaux. Ainsi, les œuvres présentées font dialoguer histoires politique, rituelle ou esthétique qui ont façonné la culture maori.

Un rassemblement très divers (sculptures, parures, objets du quotidien, objets sacrés ou rituels, éléments d’architecture, photographies…) éclaire les liens existant entre les trésors ancestraux maori (taonga) et les productions artistiques contemporaines, pour une meilleure compréhension des grands concepts et enjeux de la culture maori au XXIe siècle et des questions et débats essentiels liés à ce peuple aujourd’hui.

Première partie de l’exposition : le whakapapa – Identité et interconnexion

Le whakapapa est le système de références à travers lequel sont formulés les récits cosmologiques et généalogiques. Cette notion exprime les liens de parenté entre les peuples, les régions tribales, l’environnement naturel et la relation entre toutes choses, animées et inanimées, ainsi que les relations entre le temps, l’espace et les générations.

Elle permet aux Maori de s’identifier par rapport aux autres et au monde qui les entourent. Ensemble, ces héritages forment la base d’un savoir qui permet aux hommes de définir qui ils sont et comment ils sont liés les uns aux autres, ainsi qu’au monde qui les entoure.

Au sein de la société maori, le whakapapa décrit les liens étroits entre une whanau (famille), son hapu (sous-tribu) et son iwi (tribu). Le whakapapa relie aussi une personne à son waka (canot ancestral) et à sa whare tupuna (maison de réunion ancestrale). L’art maori traditionnel et contemporain ainsi que le ta moko (tatouage) décrivent parfois ces liaisons.

Deuxième partie de l’exposition : les expressions du mana – Prestige et Autorité

Le mana est un terme qui fait référence à une force ou une qualité d’origine spirituelle, qui réside dans les êtres vivants, les animaux, et même les objets animés ou inanimés lorsqu’ils inspirent le prestige et le respect.

L’exposition explore l’influence du mana sur les formes tangibles et intangibles des taonga (trésors personnels), sur les relations des hommes avec ces taonga et sur les rapports qu’ils entretiennent entre eux ainsi qu’avec leurs tupuna (ancêtres) et les générations futures.

Cette partie présente donc l’identité maori, en exposant des symboles extérieurs du mana et de l’identité tels que des parures personnelles, une cape, des moko (tatouages) et des armes. Elle évoque également les différentes expressions artistiques du mana dans la culture maori : à travers les taonga (trésors personnels), la langue, les instruments de musique et la terre.

Troisième partie de l’exposition : le kaitiakitanga – Protection et préservation

Les Maori considèrent le monde comme un environnement où toute vie est créée par Papatuanuku (la terre-mère) et où toutes les choses sur cette terre sont reliées entre elles. Les Maori gardent et prennent soin de l’environnement des générations futures : cela inclut toutes les ressources de la terre, de la mer et des voies navigables pour que le bien-être des humains et des autres espèces perdure dans le temps de manière durable.

Dans la vision maori du monde, tous les éléments (vivants ou inanimés) sont liés et descendent de Papatuanuku (la terre-mère) et de Ranginui (le père-ciel). Le concept de kaitiakitanga implique aussi la conservation et la protection des taonga (trésors) intangibles tels que le te reo maori (la langue maori), la culture et les valeurs.

Informations pratiques

Visites pour les publics en situation de handicap

  • Une vidéo d’introduction sous-titrée et en LSF est proposée au début du parcours de l’exposition.
  • Dans l’espace d’exposition, des fiches de salles sont en libre-accès dans des bacs à fiches signalés, déclinées en 2 formats (gros caractères et version simplifiée) ;
  • Chaque reproduction d’objet est accompagnée d’un texte de présentation et d’un commentaire audio pour faciliter la découverte tactile de l’objet et le replacer dans son contexte
  • Sourds et malentendants : samedi 29 octobre 14h (lecture labiale), LSF 24 décembre 14h
  • Non voyants et mal voyants : samedi 26 novembre 14h
  • Un espace sensoriel permet aux visiteurs malvoyants et non-voyants de découvrir des interprétations en relief d’objets maori issus des collections du musée du quai Branly du bout des doigts : Pour favoriser l’accès à cet espace en toute autonomie une bande podotactile guide depuis l’entrée du musée les visiteurs en situation de handicap.
  • Handicap mental : samedi 21 janvier 14h

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