Matisse, Cézanne, Picasso - L'aventure des Stein

Un ensemble exceptionnel d'œuvres des différentes collections des Stein est présenté du 5 octobre 2011 au 16 janvier 2012, au Grand Palais

Leo Stein (1872-1947) et sa sœur Gertrude (1874-1946) d’origine américaine, font partie des millions de touristes qui se rendent à l’Exposition universelle à Paris au cours de l’été 1900. Ils décident d’y rester. En janvier 1904, Michael le frère aîné (1865-1938) et sa femme Sarah, les rejoignent.

Cultivés, sensibles, peu soucieux des normes sociales, plus proches de la bohème artistique que de la grande bourgeoisie américaine, les Stein vont se révéler être des collectionneurs audacieux et atypiques. Ils développant un mécénat qui se double d’une complicité artistique et intellectuelle.

Présentation de l’exposition

Jusqu’au 16 janvier 2012, les Galeries Nationales du Grand Palais à Paris, proposent aux visiteurs des œuvres des différentes collections des Stein : Renoir, Cézanne, Picasso, Matisse , Manguin, Bonnard, Vallotton, Laurencin, Juan Gris , Masson, Picabia…

Le parcours de l’exposition, articulé en huit sections, permet d’apporter un éclairage sur chacun des membres de la famille.

Salle 1 - L’art moderne et ses sources

De 1900 à 1902, Leo Stein s’installe à Florence, où il découvre des collections qui le guideront pour construire la sienne selon une esthétique spécifique : Manet , Cézanne, Renoir et Degas constituent le socle fondateur de l’art moderne.

Lorsqu’il décide de vivre à Paris pour apprendre la peinture, il loue une maison-atelier, rue de Fleurus et achète ses premiers tableaux de Cézanne ainsi que des lithographies de Renoir et Degas.

Salle 2 - Le Paris des avant-gardes

Leo découvre pleinement l’impressionnisme à travers le legs Caillebotte au Musée du Luxembourg. Il découvre l’œuvre de Picasso à une exposition et lui achète, dès lors, dessins et toiles

Il réunit un ensemble autour du thème du nu allongé – parmi lesquels le chef d’œuvre de Matisse le Nu bleu (souvenir de Biskra). Au Salon d’Automne de 1905, Leo acquiert l’œuvre qui fait le scandale de la salle des Fauves, la Femme au chapeau , toile de Matisse.

Salle 3 - "Les samedis" des Stein

Michael et Sarah habitent au 58 de la rue Madame tandis que Gertrude et Leo sont installés au 27 rue de Fleurus.

Ces deux lieux deviennent des salons prisés du Tout-Paris artistique qui s’y réunit afin de voir la plus belle collection de tableaux de Cézanne de Paris, les dernières œuvres de Picasso et surtout de Matisse, commentés par Leo ou par Sarah.

Salle 4 - Michael et Sarah Stein, premiers "matissiens"

Le couple se lie à Matisse et seront les premiers grands défenseurs de son art. Ils réunissent avant guerre une collection exceptionnelle

Vers 1907, la collection des Stein s’organise exclusivement autour de Matisse, avec des toiles majeures achetées directement à l’artiste, comme ou Le Madras rouge ou, en janvier 1912, Intérieur aux aubergines.

Salle 5 - L’Académie Matisse

En janvier 1908, Sarah Stein qui, tout comme Leo, pratique la peinture et bénéficie des corrections occasionnelles de Matisse incite ce dernier à ouvrir une académie (1908-1910).

L’académie Matisse prend place au Couvent des Oiseaux, rue de Sèvres, à côté de l’atelier de Matisse puis, au printemps 1908, au Couvent du Sacré-Cœur.

Salle 6 - Le Corbusier : une villa pour les Stein (1928-1935)

Sarah et Michael Stein décident en 1926 de faire construire une villa, ils font alors appel à Le Corbusier, choix moderniste, digne de collectionneurs de l’avant-garde

Avec l’irruption de la guerre en août 1914 et après de nombreuses vicissitudes, ils se voient contraints de vendre leurs tableaux en 1920-21, dispersant ainsi une collection exceptionnelle. Devant la montée des périls fascistes, ils rentrent définitivement aux Etats-Unis, en 1935.

Salle 7 - Gertrude Stein et Picasso

L’amitié de Gertrude Stein et de Picasso est scellée par le portrait qu’il réalise en 1906 et qui fixe à jamais les traits de l’écrivain. Elle et son frère acquièrent vers 1907-08 un ensemble de quatorze études pour les Demoiselles d’Avignon et le Nu à la draperie.

Après la guerre, alors que les prix des œuvres de Picasso ne sont plus à sa portée, elle soutient toutefois la production "post-cubiste" et se tourne dans les années 1920, vers Juan Gris et André Masson, deux artistes défendus par le galeriste Kahnweiler.

Salle 8 : Gertrude Stein, portraits et hommages

Alors que Léo s’est installé en Italie, Michael et Sarah sont rentrés à San Francisco, Gertrude Stein partage son temps entre Paris et sa maison dans l’Ain. Elle défend un groupe de jeunes peintres, les Néo-romantiques.

Depuis son engagement auprès de la Croix rouge américaine pendant la guerre, avec sa compagne Alice Toklas , Gertrude est devenue une figure populaire. Ses portraits sont nombreux et contribuent à la construction d’un mythe.

Elle disparaît en 1946 non sans avoir assisté à l’émergence d’une nouvelle abstraction informelle, avec les toutes premières œuvres de Jean-Michel Atlan (1913-1960)

Les éditions numériques et audiovisuelles autour de l’exposition

e-catalogue de l’exposition : cette application permet de retrouver sur iPad l'intégralité du catalogue d'exposition dans une interface simple et ergonomique qui tire pleinement parti de capacités graphiques de la tablette tactile.

e-album de l’exposition : la collection e-album est la première collection de livres d'art pour iPad.

Informations pratiques

  • Grand palais, Galeries nationales
  • 3 avenue du Général Eisenhower - 75008 Paris (entrée Champs-Elysées par le square Jean Perrin)
  • +33 (0)1 44 13 17 17 (serveur vocal)
  • www.rmngp.fr

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