"Patrick Faigenbaum" au centre d'art de Cherbourg

Le Point du jour consacre une exposition exceptionnelle au photographe Patrick Faigenbaum, du 23 octobre 2011 au 22 janvier 2012.
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Artiste majeur de la scène photographique contemporaine, Patrick Faigenbaum investit le centre d'art de Cherbourg, pour une rétrospective exceptionnelle en noir et blanc.

Le Point du Jour est un nouveau centre, tourné vers la photographie, qui associe notamment expositions, résidences et édition. Pour tous les amateurs d'art et de photographie, une exposition inédite est présentée, illustrant le remarquable parcours de Patrick Faigenbaum, à travers ses différentes séries photographies en noir et blanc.

L’artiste s'est fait connaître notamment par les portraits de familles de l'aristocratie italienne, aux tirages sombres et fascinants, comme par les images captivantes d'empereurs romains. Bien qu'avant tout portraitiste, le photographe a su développer un art subtil et intimiste, au cœur de la tradition picturale.

Patrick Faigenbaum

Né à Paris en 1954, l’artiste n’a pas suivi de formation spécifique. Il se tourne en 1973 vers la photographie après des premiers essais en peinture. Aujourd’hui représenté par la galerie Nathalie Obadia (Paris-Bruxelles), il expose régulièrement ses œuvres en France et à l’étranger.

Depuis ses premiers travaux, Patrick Faigenbaum a sans cesse parcouru les grandes villes européennes, photographiant leurs habitants et leurs espaces de façon toujours individualisée. L’exposition Portraits , actuellement en cours à la galerie Obadia, fait état de sa récente production.

En 2010, il a été exposé à New-York à la Barbara Mathes Gallery et au Pavillon israélien de la biennale d’architecture de Venise. Une importante rétrospective au musée de Grenoble en 2008 a été l’occasion de manifester l’ampleur de son travail et la place particulière que cet artiste prend aujourd’hui.

L’œuvre du photographe, une renommée internationale

L’Italie, Prague ou Brême ont été le support des études de Faigenbaum. Dans les images, la lumière sculpte littéralement ses modèles. Les œuvres du photographe sont présentes dans les plus importantes collections publiques et privées dont le Metropolitan Museum of Art de New York (un des plus grands musées d’art au monde) et le Centre Pompidou à Paris.

Pensionnaire de la Villa Médicis à Rome entre 1985 et 1987, c’est là qu’il produit les œuvres qui le feront connaître, travaillant auprès des grandes familles aristocratiques italiennes. Ces travaux caractéristiques de ses préoccupations donnent une lecture toute particulière de la photographie, en lien étroit avec une tradition picturale.

La démarche de l’artiste

Grand portraitiste de groupes sociaux historiques, il l’est aussi pour les bustes d’empereurs romains, photographiés à la même période. Les portraits de familles ou d’anonymes des grandes villes européennes, provenant souvent de commandes, interrogent toujours la place de l’humain dans son environnement.

Pour cela, l’artiste se base exclusivement sur la vie quotidienne, l’ordinaire, le refus du spectaculaire. D’un clair obscur plutôt intimiste pour ses premiers portraits, la lumière est aujourd’hui plus présente, laissant place à une autre qualité descriptive et documentaire.

Il a travaillé en noir et blanc jusqu’à son expérience dans la ville de Brême (Allemagne du Nord) entre 1996 et 1998, tirant lui-même ses photographies.

L’exposition du Point du Jour

Une rétrospective du travail de Patrick Faigenbaum, confronte les différentes séries en noir et blanc qui ont rythmé le parcours de l’artiste. Et dans l’individualisation de chaque photographie (produite par l’artiste de la prise de vue à l’encadrement, dans un souci de pièce unique), le rapport à l’œuvre picturale ouvre une réflexion sur la matérialité de la photographie

À travers ce choix, les grands ensembles des familles napolitaines, des bustes d’empereurs, mais aussi des portraits de sa propre famille (d’une esthétique intimiste, où le photographe n’est plus cet étranger mettant en scène des groupes mais en fait véritablement partie) ouvrent de nouvelles lectures.

Les lumières, le traitement en noir et blanc, auxquels viennent s’ajouter une composition rythmée par les personnages, véritables éléments architecturaux, ne peuvent que rappeler les perspectives des peintres italiens.

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