"Pompéi - Un art de vivre" : une exposition au musée Maillol

Cet événement proposé à Paris jusqu'au 12 février 2012, montre la modernité de la civilisation romaine, socle et mémoire de notre culture occidentale.

L’exposition " Pompéi - Un art de vivre " présentée par le musée Maillol, évoque un nom devenu mythique, mais également un lieu qui témoigne de manière incomparable du mode de vie de nos lointains prédécesseurs, il y a près de deux millénaires.

En 79 après Jésus-Christ, une terrible éruption du Vésuve éteignit en quelques heures toute vie dans les villes côtières du Golfe de Naples. C’est au milieu du XVIIIe siècle que les fouilles commencent sur le site de Pompéi. À mesure que les travaux avancent, revenait à la lumière du jour une ville entière, avec ses rues, ses monuments, ses maisons et, à l’intérieur de ceux-ci, des meubles, des peintures et de splendides mosaïques.

L’exposition du musée Maillol vise à rappeler tout ce que la culture doit à Herculanum et Pompéi en matière de savoir. Témoins uniques dans le monde antique, c’est fort justement que ces villes sont inscrites au patrimoine mondial de la culture de l’Unesco.

Présentation de l'exposition

Au moment de leur destruction, Pompéi et Herculanum étaient des villes qui comptaient plusieurs siècles d’histoire. Au fil des avancées archéologiques révélées par les fouilles, on a pu se rendre compte du témoignage historique exceptionnel que constituent ces sites ; ils n’avaient pourtant pas d’importance politique particulière.

C’est pour cette raison que, dès les premières découvertes archéologiques au milieu du XVIIIe siècle, ce fut vers les nombreuses traces de la vie quotidienne que se tournèrent tous les regards.

200 œuvres venant de Pompéi et d’autres sites vésuviens sont présentée au public. L’exposition invite le visiteur à circuler dans une maison comme si elle était sienne, créant pour un instant l’illusion, malgré les 2000 ans qui nous séparent, d’être les invités du logis.

Parcours de l’exposition au fil des objets présentés

La particularité de cette exposition est d’observer l’art et son histoire au travers d’un prisme original, celui de la maison romaine. À la fin de l’époque républicaine et au début de l’Empire romain, la demeure patricienne devient en effet le meilleur moyen d’afficher son prestige et son rang social.

Le principe de l’exposition est très simple et très efficace : il s’agit de dérouler le fil d’une visite qu’aurait effectuée un étranger de passage dans une maison aisée de Pompéi, un jour comme les autres.

Une maison pompéienne, est évoquée dans ses pièces les plus célèbres et traditionnelles. Chacune est ornée de fresques et de ses objets.

Visite de la maison pompéienne du musée Maillol

La découverte du lieu commence par le centre de vie : l’ atrium . Une vasque recueille des eaux de pluie. À côté d’elle, se trouve une table de marbre et l’ouverture du puits qui donne accès à la citerne souterraine. Plus loin, un solide coffre-fort de fer et de bronze, puis le laraire, ce petit autel dans lequel se trouvent des petites statues de bronze représentant les divinités protectrices de la maison

La traversée d’une galerie, le tablinium , permet d’accéder à l’espace privé de la maison. Sur les murs, sont peints des paysages. On passe alors devant les, les chambres à coucher, les cubicul a. La visite continue dans l’une des grandes salles qui s’ouvrent au-delà de la colonnade qui entoure le jardin privé. Vient enfin l’entrée dans le triclinium , cette salle à manger avec des lits sur lesquels on s’étend pour prendre les repas, étant donné que les Romains mangeaient couchés sur des grands lits

La présence d’une baignoire indique qu’il s’agit d’une maison à la mode, puisque les hôtes n’ont plus besoin d’aller aux thermes publics pour se laver, comme on le faisait encore il y a peu, puisqu’ils disposent d’un balneum privé.

"L’amour sur les murs"

Au-delà des choses matérielles, ce sont aussi et surtout les secrets de l’organisation et des modes de vie culturels d’une société toute entière que l’on redécouvre suite aux fouilles. Ainsi, quelle fut la surprise des archéologues de l’époque de découvrir partout ou presque -le long des rues, sur les murs et les sols- de nombreux phallus de taille disproportionnée en peinture ou sculptés en bas reliefs.

Force est alors de reconnaître que dans une société qui ne connaissait ni le doute, ni le péché, ni la pruderie, ni la malice typiques de notre temps, le sexe était vécu avec une bien plus grande simplicité.

Informations pratiques

  • Musée Maillol – Fondation Dina Vierney
  • 59-61, rue de Grenelle - 75007 Paris
  • Tél : 01 42 22 59 58
  • www.museemaillol.com

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