Rétrospective : "Robin Collyer"

Le Point du Jour, centre d'art de Cherbourg-Octeville, présente jusqu'au 29 avril 2012 une exposition d'œuvres liées à l'architecture et au langage.
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En France, le Centre photographique d'Île-de-France à Pontault-Combault a consacré en 2000 une rétrospective à Robin Collyer, artiste majeur de ces trente dernières années. En 2010, il était présent dans l'exposition historique "Traffic : Conceptual Art in Canada 1965-1980", organisée par l'Université de Toronto.

Formé dans le contexte de l’art minimal et conceptuel nord américain, Robin Collyer recourt souvent à des matériaux industriels, des objets et des images issus de la publicité et des médias.

À travers le double thème des relations entre photographie et sculpture, la question est posée de savoir comment une construction apparemment abstraite renvoie à des images et comment des images réalistes résultent en fait de constructions.

Robin Collyer

Né à Londres en 1949, Robin Collyer vit à Toronto. Il réalise depuis les années 1970 des photographies et des sculptures. Son travail a notamment été exposé à la Documenta 8 de Kassel (1987) et à la Biennale de Venise (1993).

Si certaines de ses œuvres expriment une critique claire des représentations dominantes, d’autres sont beaucoup plus laconiques. Son travail naît de l’observation de ce qui forme notre environnement visuel et mental. Il procède de choses vues, énigmatiques ou évidentes, dans des espaces publics souvent urbains, puis remémorées et transformées.

Présentation de l’exposition

L’exposition réunit des œuvres liées à l’architecture et au langage comme, dans les années 1990, Mosquée , un cylindre en plastique jaune surmonté d’un dôme évoquant un conteneur de pétrole. À travers ce double thème, les relations entre photographie et sculpture sont interrogées : comment une construction apparemment abstraite renvoie à des images ; comment des images réalistes résultent en fait de constructions ?

Les idées s’apparentent chez lui à des matériaux. Il constitue ainsi un usage assez direct, de l’ordre de l’archivage, du collage et de la schématisation, des signes et des formes dont nous sommes entourés. Mais cette appropriation produit simultanément une prise de distance vis-à-vis du monde contemporain.

Parmi une dizaine de sculptures et quelque 60 photographies, il est présenté au public : Shirley and Clint Eastwood (1973), deux personnages photographiés de dos évoquant l’acteur et sa femme, Cell Door (2005), une porte de prison en polyéthylène blanc de près de trois mètres de haut, ou encore la série Transformer Houses (1987-89), des maisons de la banlieue de Toronto camouflant des installations électriques.

Renseignements pratiques

  • Le Point du Jour - Centre d'art Éditeur
  • 107, avenue de Paris - 50100 Cherbourg-Octeville
  • t. 02 33 22 99 23
  • Du mercredi au vendredi, de 14h à 18h - Samedi et dimanche, de 11h à 19h
  • Entrée libre

Source d’information

Le Point du Jour : site internet officiel

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