Une exposition dédiée au carnaval à Paris

La Maison de Balzac invite les visiteurs, du 15 novembre 2012 au 17 février 2013, à revivre un temps fort de la vie parisienne au temps de l'écrivain.
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Le carnaval : c’est cette période de dérèglement à la fois poétique, grotesque, exubérante et passionnée, que présente la Maison de Balzac avec plus de soixante œuvres exceptionnelles dues au trait incisif de Benjamin, Daumier, Gavarni ou Maurisset.

Et pour commenter ces réalisations aussi caustiques que gracieuses, sont convoqués les meilleures plumes de l’époque : Balzac, Théodore de Banville, Théophile Gautier, les frères Goncourt ou Charles Philipon dont les écrits accompagnent le parcours.

La Maison de Balzac

Pour sa réouverture après plusieurs mois de travaux, le site offre une conception très originale de la maison d’écrivain, longtemps seulement conçue comme lieu de pèlerinage, et dont l’objectif est désormais d’inciter le visiteur à lire ou relire La Comédie humaine, qu’il la connaisse un peu, beaucoup, ou pas du tout.

Avec la Maison de Victor Hugo et le Musée de la Vie romantique (collections George Sand), la Maison de Balzac est l’un des trois musées littéraires de la Ville de Paris.

Située au cœur de l’ancien village de Passy, cette maison est la seule demeure parisienne de l’écrivain qui subsiste aujourd’hui. Balzac (1799-1850) y vécut de 1840 à 1847 et y conçut La Comédie humaine.

La Maison de Balzac obtient le label Maisons des Illustres

Le label "Maisons des Illustres" créé à l'initiative du Ministère de la Culture et de la communication signale "au public les lieux qui conservent et transmettent la mémoire de ceux qui les ont habités et se sont illustrés dans l'histoire politique, sociale et culturelle de la France."

Elle figure parmi les 111 maisons ayant reçu ce label.

Au siècle de Balzac, la "promenade du bœuf gras" suivi d’une foule masquée et déguisée, donne le signal des réjouissances

Le cortège du bœuf gras est une ancienne coutume imitée de celles dont le paganisme était prodigue. L’usage de cette cérémonie remonte aux Egyptiens, qui avaient institué cette fête à l’effet de rappeler les services rendus par le bœuf à l’agriculture.

La plupart des Parisiens se réunissent sur les boulevards et les quais pour participer au cortège précédé par le plus gros bœuf de Normandie.

Les nuits de carnaval s’achèvent dans des fêtes costumées et les masques quittent le bal de l’Opéra, de l’Opéra Comique ou du bal Musard , pour aller souper ou boire, chez eux, dans des tavernes ou, pour les plus fortunés, dans les grands restaurants parisiens, très rarement seuls.

Descente de la Courtille

La scène la plus curieuse du carnaval défunt était sans contredit la descente de la Courtille. Elle florissait vers 1840-1845.

Le mercredi des Cendres, vers six heures du matin, commençait à descendre des hauteurs de Belleville, en suivant la rue de Paris jusqu’aux boulevards, une horde de masques avinés, pâles de fatigue et d’excès de toute sorte, en costumes fanés, souillés, déchiquetés.

Des gens du monde, qui venaient danser un cotillon au faubourg Saint-Germain, se faisaient conduire au faubourg du Temple pour assister au défilé. La cohue était si grande que la descente ne durait pas moins de six heures.

Renseignements pratiques

  • Maison de Balzac
  • 47, rue Raynouard – 75016 Paris
  • Tél. : + 33 (0)1 55 74 41 80 –
  • Fax : + 33 (0) 1 45 25 19 22
  • http://www.balzac.paris.fr/
  • Musée ouvert de 10h à 18h, fermé le lundi et les jours
  • Des visites-conférences en famille sont proposées pendant toute la durée de l'exposition, le programme est : ICI

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