Une exposition historique à Paris : "Algérie 1830-1962"

Le Musée de l'Armée, Hôtel national des Invalides, propose avec Jacques Ferrandez du 16 mai au 29 juillet 2012, l'histoire de la présence française en Algér

En écho au 50e anniversaire des Accords d’Évian (18 mars 1962), l’exposition présentée par le Musée de l’Armée revient sur les 132 années d’une histoire commune, complexe, entre la France et l’Algérie.

L’événement aborde l’histoire de l’Algérie sous l’angle de la présence militaire française depuis la conquête en 1830 jusqu’à l’indépendance du pays en 1962. Pour la rendre accessible au grand public, sont réunis près de 250 peintures, documents officiels et personnels, uniformes, photos, coupures de presse.

De nombreux documents audiovisuels sont également diffusés tout au long du parcours de l’exposition. La manifestation s’inscrit dans une démarche historique et pédagogique.

Algérie 1830-1962 : u ne longue histoire marquée par des relations complexes

L’histoire de la présence française en Algérie est un épisode important de son histoire coloniale. Sa simple évocation génère souvent tensions, polémiques et passions chez les anciens acteurs des événements, comme chez ceux qui, aujourd’hui encore, se sentent proches d’eux.

Le musée de l’Armée se propose de fournir à ses visiteurs, quelque soient leur âge, leur origine et leur sensibilité, d’appréhender la complexité de l’histoire coloniale de l’Algérie, par des éléments de compréhension et des repères.

Ainsi sont présentés au public : chronologies et cartes de la conquête, des affrontements et de la guerre de décolonisation ; évolutions du mode d’administration de l’Algérie et du rôle de l’armée dans les dispositifs successifs ; cadres législatif, règlementaire et administratif dans lesquels s’inscrit son action…

Présentation de l’exposition

Pour construire cet ambitieux projet, le musée s’est associé l’expertise d’historiens spécialistes des différentes périodes et aspects de cette histoire complexe. Ce travail collectif a permis l’élaboration d’une chronologie raisonnée ; la mise en évidence des éléments majeurs ; le choix d’objets, d’œuvres, de documents, notamment audiovisuels pour les dernières décennies.

Par ailleurs, une place est faite, en fin de parcours, à la parole des témoins et à leurs mémoires, diverses, divergentes, voire opposées. Le visiteur entendra ainsi, après les analyses des historiens présentées dans un dispositif audiovisuel distinct, la voix, l’émotion et parfois la passion des anciens acteurs.

La place de l’œuvre dessinée de Jacques Ferrandez

Le souci de rigueur historique n’exclut pas la place faite à une approche plus sensible des événements, qu’incarnent les dessins de Jacques Ferrandez. L’entrée dans l’histoire par la voie de la bande dessinée et plus largement de la fiction narrative, offre une dimension supplémentaire à l’exposition.

L’œuvre de Jacques Ferrandez, accompagne le visiteur dans sa découverte de l’histoire de 1830 à 1962, par des images évocatrices ou par des fragments de récits tirés des Carnets d’Orient qui illustreront l’histoire sans s’y substituer.

Premier espace : la conquête de l’Algérie par la France de 1830 jusqu’à la Première Guerre mondiale

Cette partie rappelle notamment les grandes phases de la conquête, les faits militaires marquants et les protagonistes français et algériens (Abd el Kader, Bugeaud, Napoléon III).

Le public découvre quelques pièces majeures des collections du musée de l’Armée, qui n’ont pas été exposées depuis plusieurs années, tels des effets personnels d’Abd?el?Kader (le sabre remis au duc d’Aumale lors de sa reddition), la casquette du maréchal Bugeaud, un plan relief de la Casbah (1830) et les clefs d’honneur de la ville d’Alger, ou encore le Portrait du duc d’Aumale par Winterhalter.

Second espace : rappel sur la place de l’Algérie dans l’empire colonial français et dans les deux guerres mondiales

Dans la seconde partie de l’exposition, aux côtés des uniformes, des armes, des documents d’archives…, retraçant les étapes de la décolonisation, seront présentés de nombreuses photographies ainsi que des documents audiovisuels variés (reportages, journaux télévisés, rushes, films de fiction…) issus des riches fonds de l’INA et de l’ECAPD.

Le visiteur pourra (re)découvrir, entre autres, des extraits de la série télévisée Les chevaux du soleil d’après le roman de Jules Roy, réalisée en 1980. Le parcours sera ainsi ponctué d’une trentaine de dispositifs audiovisuels (postes de consultation, bornes, vidéoprojecteurs…).

Autour de l’exposition

L’exposition sera accompagnée d’un programme culturel comprenant :

  • Un cycle de conférences, ? Un cycle de concerts,
  • Une rencontre avec Jacques Ferrandez, sur le thème « De l’histoire à la fiction »,
  • Des visites guidées pour adultes et jeunes publics.
Elle donnera lieu à la publication d’un catalogue.

Informations pratiques

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