Une exposition importante "Henri Matisse, les dessins au pinceau"

Réunis pour la première fois, les dessins au pinceau de Henri Matisse sont exposés jusqu'au 19 février 2012 par le musée Matisse du Cateau-Cambrésis.

Pour la première fois l’œuvre dessiné au pinceau d’Henri Matisse, est regroupée depuis les premiers croquis réalisés avec Albert Marquet dans les rues de Paris en 1900 jusqu’à l’accomplissement final de la Chapelle de Vence .

Cette exposition s’inscrit dans un important programme mené par l’Association des conservateurs des Musées du Nord – Pas de Calais, intitulé "Dessiner-Tracer", qui regroupe 28 musées autour du thème du dessin parmi lesquels des établissements de la Picardie et de la Belgique.

Peindre et dessiner dans un seul et même geste

Au moment où il taille dans la couleur pure des papiers gouachés, Matisse invente en 1946 un dessin d’une conception absolument nouvelle dans l’art occidental, qui consiste à peindre et dessiner dans un seul et même geste.

Un des chefs d’œuvre est Le Platane conçu pour la salle à manger de Tériade (1897 – 1983), critique d’art et éditeur français (d'origine grecque) d'ouvrages d'art. Aujourd’hui cette œuvre est installée dans le musée grâce à la générosité d’Alice Tériade.

Portraits

En 1946, Matisse peint une série au pinceau et à l’encre de Chine. C’est à ce moment qu’il fait une importante série d’aquatintes (Gravures à l'eau-forte imitant le dessin au lavis ))))))) dessinées au pinceau dont une dizaine est prêtée à cette exposition par la Bibliothèque Nationale.

Le thème du masque envahit les portraits des dernières années. Sur des feuilles de grand format, il dessine des portraits monumentaux qu’il inscrit pour certains dans les motifs floraux des gouaches découpées.

La calligraphie chinoise

C’est pour Tériade que Matisse avait calligraphié le texte de Jazz . Des planches inédites sont exposées à côté de calligraphies chinoises prêtées par la Bibliothèque Nationale et le musée Cernusch, à Paris.

La calligraphie est une démarche mentale et spirituelle, une méditation et une concentration, qui devient concrète et visible. L’écriture se traduit par un jeu d’allers et retours, de lignes verticales et horizontales, de pleins et de déliés, de droites et d’arabesques, courtes et longues, mais aussi de points ronds et écrasés, petits et grands.

Intérieurs

Après avoir terminé la Chapelle de Vence, les réalisations monumentales deviennent la principale préoccupation artistique du peintre. Le thème de l’arbre trouve une place majestueuse dans la petite salle à manger de Tériade à Saint Jean-Cap-Ferrat.

Puis, il peint en mars 1952, sur des carreaux de céramique blanche, au moyen d’un large pinceau au long manche chargé d’émail noir, la gigantesque calligraphie d’un "platane" immense qui couvre deux murs de la salle à manger. Il est plié par l’angle de la pièce comme un livre ouvert et ses branches s’étalent, à l’horizontale.

La Chapelle du Rosaire à Vence

Pendant des mois, pour la chapelle qu’il construit à Vence, Matisse prépare les dessins muraux par des études. La Chapelle du Rosaire , chef d’œuvre conçu par l’artiste, reste un monument d’art unique au monde.

Enfin, comme une performance, il peint sur les carreaux de céramique qui couvriront les murs une Madone à l’Enfant environnée de fleurs, Saint Dominique pour le mur placé derrière l’autel, et le Chemin de Croix qui regroupe sur un seul panneau monumental toutes les scènes de la Passion.

Renseignements pratiques

  • Musée départemental Matisse
  • Un musée du département du Nord
  • Palais Fénelon, 59360 Le Cateau-Cambrésis (Nord)
  • T. 33 (0)3 27 84 64 50 –
  • F. 33 (0)3 27 84 64 54

Sources d’informations

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