Une exposition monochrome : "Sacré blanc !"

A Angers, le musée Jean-Lurçat et de la tapisserie contemporaine présente du 29 juin au 18 novembre 2012, un hommage à Thomas Gleb.

L’exposition Sacré blanc ! Hommage à Thomas Gleb invite une cinquantaine d’artistes contemporains sur le thème du blanc et du sacré, dont les créations seront mises en regard de l’œuvre de Thomas Gleb (1912-1991).

Le musée de la tapisserie contemporaine d’Angers se réjouit de cette commémoration qui redonne à Gleb une place et un regard très actuel à son œuvre revisitée par la création contemporaine.

Thomas Gleb

Yehouda Chaïm Kalman dit "Gleb" aurait eu 100 ans en 2012. Ses amis, sa famille et le musée de la tapisserie contemporaine d’Angers, en collaboration avec le centre de recherche Thomas Gleb (basé à Angers), ont souhaité lui rendre hommage.

L'artiste est né à Lodz, en Pologne, dans une famille de tisserands, métier qu’il exercera dès l’âge de 15 ans, tout en se passionnant pour la peinture. En 1932, Yehouda Chaïm Kalman s’installe à Paris et prend un nom d’artiste, Thomas Gleb.

Lors de la seconde guerre mondiale, il s’engage dans l’armée française, puis entre en 1940 dans le groupe de résistance juive "Solidarité". En 1944, arrêté par la Gestapo, Gleb est déporté en Allemagne. Sa famille restée en Pologne périra dans le ghetto de Lodz. En 1950, il retourne en Pologne et s’installe à Varsovie où il devient une des grandes figures de la scène artistique.

Présentation de l’exposition

Le blanc comme moyen d’expression dans les matériaux et, entre autres dans le textile, est la "matière colorée" qui permet de donner à l’œuvre tissée de Thomas Gleb cette forme d’intemporalité qui s’unit dans la tradition mais aussi dans la modernité avec beaucoup d’aisance.

Le questionnement des plasticiens invités, s’inscrit dans le même espace de création, celui d’une forme de pureté où le blanc n’est pas monochrome.

Une histoire commune lie Thomas Gleb à la ville d’Angers : elle a commencé en 1965 lorsque Pierre Carton, qui dirigeait l’atelier de tapisseries de l’école des Beaux-Arts, proposait à ses élèves de tisser d’après des maquettes de Gleb.

Le premier atelier de tapisserie d’Angers : l’A.T.A.

En 1987, huit mois après l’ouverture du jeune musée de la tapisserie contemporaine, une grande rétrospective est consacrée à Thomas Gleb.

En 1990, l’exposition La tapisserie patrie de Thomas Gleb salle Chemellier à Angers préfigure le don à la ville d’une trentaine d’œuvres tissées et sculptées. Une salle permanente dédiée à Gleb s’ouvre en 1991 ; la même année, le catalogue de la donation est édité.

Lorsque Jean Kalman, son fils, verse les archives de son père au musée, une équipe de chercheurs classe et étudie ce fond, qui aboutira en 2001 à l’exposition Gleb, Nouveaux visages Peintures, Tapisseries, Sculptures. Une nouvelle donation de Jean Kalman suivra en 2004, et une deuxième salle Gleb s’ouvrira dans les collections permanentes dès 2004.

Autres lieux qui se sont associés à cet hommage

Ainsi, le Centre d’art "Passage de Retz" à Paris présente jusqu’au 29 avril Blanche est la couleur , hommage à Thomas Gleb, qui met en parallèle à l’œuvre de Gleb les réalisations d’artistes contemporains. Une grande partie d’entre eux seront également présents à Angers.

Le musée du Hiéron à Paray-le-Monial participe à cet évènement, ainsi que le musée d’art et d’histoire du Judaïsme, où sera présentée du 24 juin au 7 octobre, une série d’œuvres sur le thème des douze tribus d’Israël.

Renseignements pratiques

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