Une exposition originale : "L'impressionnisme et la mode"

Le Musée d'Orsay propose aux visieurs, jusqu'au 20 janvier 2013, de confronter les impressionnistes et la mode de leur temps.

Les impressionnistes ont fait de la représentation de la vie contemporaine le thème majeur de leur peinture. Plus qu‘un regard sur la mode, cette exposition propose une mise en avant du "look", de la féminité et de la virilité des années 1860-1880, dans leur authenticité.

Manet, Degas, Monet, Renoir, Caillebotte saisissent, à la manière d‘un instantané, la figure humaine dans son milieu quotidien, à la ville comme à la campagne, dans ses activités professionnelles comme dans ses moments de détente.

L’exposition "L'impressionnisme et la mode" a un fort contenu social, puisque le visiteur ne reste pas dans l‘abstrait. Une juxtaposition de la mode et des tableaux des impressionnistes aide à comprendre la société de l‘époque, et la nôtre.

Le phénomène de la mode

Les robes sur crinoline sont considérées comme l'expression parfaite de la mode sous le Second Empire. Les corsages de ville, portés sur un corset et boutonnés devant, sont au cours de la décennie 1850, à petites basques et à manches évasées en pagode. A partir de 1860 les manches sont de plus en plus étroites et les corsages habillés largement décolletés.

Cependant dès 1866 les lanceuses de mode se mettent à bouder la crinoline, la nouvelle mode, qui se développe à partir de 1870, met l'accent sur l'ampleur de la jupe, soutenue par un jupon à armature, la tournure .

Diffusion et essor de la mode

Hommes et femmes désireux de suivre la mode peuvent consulter les nombreux journaux spécialisés qui diffusent et commentent les créations des maisons de couture, des modistes, des tailleurs mais aussi des magasins ( Le Louvre, Le Bon Marché, La Ville de Saint-Denis … ).

Un personnage essentiel dans l'élaboration des modèles est le dessinateur industriel qui de simple dessinateur pour impression et broderie a élargi son domaine dans les années 1840-1860 à la confection des vêtements pour femmes.

Femmes chez elles

La tenue vestimentaire de la femme demeurant chez elle varie au fil de la journée. Au déshabillé et à la robe du matin succède une toilette d'après-midi plus élégante. Toute l'élégance de la robe, très simple de coupe réside dans l'arrangement des volants de décor et dans la qualité de la mise en forme par un empesage et un repassage des plus délicats.

La robe noire, décolletée en carrée et garnie de velours et de Chantilly, de Madame Charpentier peinte par Renoir est un bel exemple d'une robe de réception voulue par une maîtresse de maison tenant salon.

Voir et être vu

Pour le soir, il existe toute une gamme de toilettes selon les circonstances et l'âge de la femme. Les coiffures, compliquées, sont ornées de bijoux ou de fleurs.

Une robe de grand dîner est différente d'une robe de bal et une toilette de première à l'Opéra ne ressemble pas à celle portée aux représentations théâtrales de fin d'après-midi, auxquelles la femme assiste vêtue d'un ensemble de ville et coiffée d'un chapeau.

Les robes de dîner et de théâtre sont habituellement peu décolletées et ne découvrent pas les épaules demeurant cachées sous des manches trois-quarts, richement ornées. A partir des années 1867-1868 il est élégant de laisser traîner les jupes sur le sol.

L‘homme du monde parisien

Les choix vestimentaires masculins se trouvent singulièrement limités au cours de la seconde moitié du XIXème siècle. La couleur a disparu au profit des teintes sombres unies, le simple drap s'est substitué au velours, à la soie et au brocart.

Par ailleurs l'habitude est prise d'adapter une même tenue à des usages différents. L'homme du monde parisien, une fois sa robe de chambre tombée, vit au rythme quotidien de deux habillements successifs : à la tenue diurne succède l'habit de soirée.

Le chef est couvert d'un haut-de-forme. Canne, parapluie et gants complètent la tenue de l'homme qui s'apprête à sortir.

Plaisirs du plein air

Pour les impressionnistes l'évocation des loisirs de plein air est étroitement liée au monde de la mode.

Qu'il s'agisse des parcs de la capitale, des jardins des faubourgs ou encore de la forêt de Fontainebleau, ces espaces sont propices au déploiement des toilettes élégantes, comme le démontrent dans les années 1865-1867 deux grands manifestes de la "nouvelle peinture" exaltant la beauté fugitive d'une belle journée d'été : Le Déjeuner sur l'herbe et Femmes au jardin de Monet.

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Renseignements pratiques

  • Musée d'Orsay
  • Niveau 0, grand espace d'exposition
  • 1, rue de la Légion d'Honneur, 75007 Paris
  • Site officiel

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