Une exposition sur l'histoire du cinéma "Paris vu par Hollywood"

L'Hôtel de Ville de Paris évoque jusqu'au 15 décembre 2012 la manière dont le cinéma américain, sur plus d'un siècle, a représenté la capitale française.
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Paris est, de loin, la ville étrangère à l’Amérique la plus représentée dans le cinéma hol­lywoodien. On peut estimer le nombre de films américains situés à Paris à près de huit cents. Plusieurs films par an assurément, parfois jusqu’à dix ou quinze dans la saison.

Pour Hollywood capitale du cinéma muet, Paris est d’abord une ville d’histoire, la cité médiévale de Notre-Dame de Paris, roman de Victor Hugo extraordinairement populaire aux États-Unis, la ville de la civilisation du plaisir de la fin de l’Ancien Régime, contrastant avec celle de la peur et de la violence révolutionnaires.

Après une certaine période de désintérêt, Paris revient en force comme espace du film policier, du film d’action, du film de complot. Rythme haletant, suspense, luxe et glamour donnent le ton, confortant une image touristique de la capitale.

L’exposition rassemble près de 400 documents, provenant d’archives françaises et américaines

Rythmée par de nombreux extraits de films et réunissant photographies, maquettes de décors, costumes, scénarios, affiches, l’exposition rassemble près de 400 documents, provenant d’archives françaises et américaines telles que la Cinémathèque française (plus de 150 œuvres proviennent de ses collections), la bibliothèque des Oscars (Margaret Herrick Library), Warner archive… et de collectionneurs privés.

Le public pourra y découvrir des dessins, des décors d’ Un Américain à Paris de Vincente Minelli, de Moulin Rouge de John Huston, de Minuit à Paris de Woody Allen… Des robes dessinées par Hubert de Givenchy pour Audrey Hepburn, les statues monumentales créées par le décorateur Dante Ferreti pour Hugo Cabret de Martin Scorsese.

Une vingtaine d’écrans permettront de découvrir près de 70 extraits de films, des pre­miers films d’Edison à ceux de Woody Allen, ainsi que des reportages sur les tournages de Drôle de Frimousse de Stanley Donen, L’Étau d’Alfred Hitchcock, etc.

Un écran monumental de 20 mètres de long, proposant un montage mêlant extraits de films, photographies et affiches, résumera un siècle de correspondance ininterrompue entre Hollywood et Paris.

Audrey Hepburn et Paris

Jamais actrice hollywoodienne n’a autant été attachée à Paris qu’Audrey Hepburn, ce dont témoigne sa filmographie, de Sabrina à Charade, de Drôle de frimousse à Ariane, de Deux têtes folles à Comment voler un million de dollars, au total huit des vingt-sept films qu’elle a tournés.

Européenne, née en Belgique, mi-bri­tannique, mi-hollandaise, elle connaît la France et sa culture et parle le français couramment. Elle a aussi joué un rôle dans la mode, puisqu’elle fut l’égérie et l’amie d’Hubert de Givenchy dès 1953, incarnant définitivement le chic parisien.

Paris capitale culturelle du monde, via sa représentation par Hollywood

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À partir du milieu des années 1950, les cinéastes américains viennent beaucoup plus géné­ralement tourner à Paris, qui devient un terrain de jeu pour certains d’entre eux, par exemple Stanley Donen avec Drôle de frimousse (1957) et Charade (1963), Vincente Minnelli ( Gigi en 1958), Blake Edwards et la série des Panthère rose (débutant en 1963), ou même Alfred Hitchcock qui adore tourner une partie de L’Étau dans la capitale en 1969.

Pour des raisons économiques, mais également sous l’influence du réalisme de la Nouvelle Vague, une ville plus réelle, moins décorative et folklorique, même si elle reste empreinte de cli­chés constants, apparaît dans ces films.

Plusieurs cycles de programations cinématographiques dans Paris sont proposés autour de cette exposition

Cliquer : ICI

Renseignements pratiques

  • Exposition gratuite jusqu'au au 15 décembre 2012
  • Hôtel de Ville, salle Saint-Jean, 5 rue Lobau, Paris 4e
  • Ouvert tous les jours sauf dimanches et jours fériés de 10 h à 19 h

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