Préserver la biodiversité au quotidien : les gestes simples

Quelles bonnes habitudes appliquées au quotidien aident à la préservation de la faune et de la flore ? Petits conseils à l'usage des écocitoyens.
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De grandes initiatives, comme le Défi pour la Terre lancé par Nicolas Hulot et sa fondation, ont popularisé les petits gestes quotidiens pour que chacun puisse, à sa mesure, limiter son impact sur la nature: couper l'eau lors du brossage de dents, éteindre soigneusement les lumières, ne pas laisser les appareils en veille, etc.

Comme pour la consommation d'eau ou d'énergies fossiles, des gestes simples existent pour préserver la faune et la flore. Tour d'horizon.

Préserver la qualité de l'environnement

La préservation des plantes, animaux et autres insectes, débute par l'intégrité et la qualité de leur habitat. Un environnement pollué et/ou jonché de déchets et les populations qui le colonisent sont menacées. Les métaux lourds, produits chimiques ou encore matières plastiques peuvent empoisonner les êtres vivants. En outre, en raison de la pollution de la nature, l'homme est forcément concerné de par son positionnement au sommet de la chaîne alimentaire.

Pour préserver le milieu naturel :

  • Ne pas jeter les déchets dans la nature, a fortiori les objets particulièrement sensibles comme les batteries automobiles ou les piles (qui renferment des métaux lourds) ou encore les objets en plastique
  • Trier et recycler ses ordures limitent l'exploitation de nouveaux gisements miniers ou d'hydrocarbures, particulièrement polluants
  • Ne pas rejeter dans la nature des produits chimiques
  • Dans le jardin, privilégier les moyens de lutte biologique contre les insectes et préférer le compost aux engrais chimiques

Favoriser les espèces locales dans le jardin... et dans l'assiette !

Même si l'exotisme a son charme, il est nécessaire de protéger les espèces locales. Adaptées à leur écosystème, elles s'y développent facilement et sont plus facilement colonisées par la faune endogène. La culture de la végétation ou des fruits et légumes nécessite moins de produits chimiques dans leur milieu naturel.

Pour favoriser le local :

  • Consommer des fruits et légumes locaux... et de saison afin de respecter aussi leurs cycles naturels de développement
  • Favoriser les nouvelles variétés d'espèces locales: la variabilité génétique garantit une plus grande richesse de l'écosystème et une meilleure capacité d'adaptation des êtres vivants ( A contrario , les monocultures appauvrissent le milieu)
  • Dans le jardin, abandonner une (petite) parcelle à la nature. Très vite s'y développeront fleurs sauvages et arriveront insectes et oiseaux
  • "Végétaliser" les toitures des garages. Des plantes à faibles racines améliorent l'isolation et abriteront êtres vivants volants divers.

Attention aux espèces exotiques !

Contrairement à ce que l'on pourrait penser a priori , l'introduction d'espèces venues d'autres écosystèmes est loin d'être toujours bénéfique. Si l'espèce exogène -animale ou végétale- parvient à s'adapter à son nouveau milieu et à s'y développer sans rencontrer le moindre prédateur, alors elle risque de prendre toute la place (et les ressources !) et d'amoindrir, voire d'éradiquer, la faune et / ou la flore endogène.

Pour éviter des catastrophes malheureusement plusieurs fois constatées :

  • Ne pas mettre en terre dans le jardin des plantes ornementales exotiques... ou alors après renseignement ! Ainsi la renouée du Japon s'est fortement installée en France, jusqu'à devenir bien trop envahissante
  • Ne pas vider les eaux usées des aquariums n'importe où et n'importe comment. La végétation exotique utilisée en décoration peut s'avérer particulièrement invasive. La caulerpe qui envahit la Méditerranée et l'hydrocotyle qui pullule sur les rives des cours d'eau en témoignent
  • Ne pas relâcher dans la nature des espèces animales, et a fortiori des animaux exotiques comme les NAC (Nouveaux Animaux de Compagnie). L'écureuil gris américain a ainsi peu à peu remplacé son cousin européen sur le Vieux continent

Se faire discret dans la nature

L'homme, parfois par malveillance, souvent par ignorance, trouble l'animal sauvage et saccage, même sans le vouloir, la végétation indispensable à l'équilibre subtil des écosystèmes. La promiscuité entre l'homme et la nature perturbe parfois cette dernière.

Se renseigner... et se faire discret :

  • Connaître les espèces permet de se prémunir de quelques erreurs. Mœurs, alimentation, reproduction: plus le promeneur en sait sur les êtres qui l'entourent, moins il risque de les mettre en danger
  • Eviter de quitter les chemins balisés, pour ne pas détruire habitats et/ou spécimens
  • Ne jamais s'approcher d'une couvée ou d'un nid. Les petits seraient alors menacés, notamment en raison des odeurs troublantes pour la maman qui n'y reconnaîtrait plus ses jeunes
  • Ne pas nourrir les animaux sauvages, au risque de perturber leur équilibre naturel
  • Ne pas cueillir les fleurs. Il peut s'agir d'une espèce protégée. Et une fleur sauvage coupée ne vivra sans doute pas jusque le retour à la maison...

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