Quels sont les grands prix littéraires français ?

Sur le marché très concurrentiel de la littérature contemporaine, les prix littéraires récompensent le talent des auteurs et sont un argument choc de vente.
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Bien qu'il existe plusieurs dizaines de prix littéraires différents en France, certains plus connus et reconnus que d’autres offrent une certaine notoriété aux heureux auteurs sélectionnés et assurent une augmentation considérable des tirages aux éditeurs des lauréats.

Parmi ces prestigieux prix littéraires, on peut notamment citer Goncourt, Renaudot, Médicis, Interallié et Femina qui récompensent chaque automne les lauréats inscrits dans une actualité littéraire de plus en plus vivante.

Alors quelle est l’origine de ces prix parfois tant convoités? A qui sont-ils destinés? Voici une brève présentation des plus grands prix littéraires français.

Les prix Goncourt et Renaudot

L'origine de ces prix remonte au début du XXe siècle. Le plus prestigieux d'entre eux, le prix Goncourt, fondé en 1903 par volonté testamentaire d'Edmond de Goncourt, est devenu le symbole de la consécration littéraire accordée à un écrivain de langue française. Ce prix annuel est décerné au début du mois de novembre, après délibération d’un juré possédant une liste officielle, retenue quelques semaines auparavant, des romans sélectionnés, publiés au cours de l’année. Après une attente qui n’est pas sans créer une certaine tension dans les milieux éditoriaux, la révélation du nom du vainqueur au public a pour conséquence une notable effervescence en librairie, entraînant une augmentation des tirages du roman qui s'élèvent alors à plus de 100 000 exemplaires.

Ainsi, le même jour que le Goncourt est décerné le prix Théophraste-Renaudot, plus couramment appelé prix Renaudot, fondé en 1925, par dix journalistes et critiques littéraires, attendant les résultats de la délibération du jury du prix Goncourt. Il récompense un ouvrage en prose combinant talent et originalité. Parmi les lauréats de ce prix se détachent Louis-Ferdinand Céline pour Voyage au bout de la nuit en 1932, ou J. M. G. Le Clézio pour le Procès-Verbal en 1965.

Les prix Femina, Interallié, Médicis

Un autre temps fort de l'année littéraire est la remise le même jour des prix Femina, Interallié et Médicis.

Le prix Femina est fondé en 1904 par les revues Femina et Vie heureuse , sous la direction de la poétesse Anna de Noailles afin de constituer une alternative au prix Goncourt qui consacrait de facto des hommes. Attribué chaque année par un jury exclusivement féminin le premier mercredi de novembre, le prix récompense chaque année la meilleure œuvre française écrite en prose ou en poésie.

Contemporain du Goncourt, comme lui, il a provoqué par la longueur d'une délibération, en 1930, la naissance d'un autre prix, l'Interallié, qui est attribué de préférence à un roman écrit par un journaliste. Créé par des journalistes du Cercle interallié, ce prix est aujourd'hui formé d'un jury composé de lecteurs et de journalistes.

Le prix Médicis, fondé en 1958, couronne un roman français, un récit, un recueil de nouvelles et, depuis peu, un roman étranger, dont l’auteur débute ou n’a pas encore une notoriété correspondant à son talent.

En règle générale, les prix Goncourt, Renaudot et Médicis sont l'apanage des trois grandes maisons d'édition parisienne, Gallimard, Grasset et Seuil, ensemble que l'on désigne sous le sobriquet de «Galligrasseuil» et que l'opinion soupçonne de se partager l'attribution des trois prix.

Les autres distinctions littéraires

Le Grand prix du roman de l'Académie française , créé en 1918, décerné par l'ensemble de l'Académie française au mois d’octobre, récompense une œuvre d'imagination publiée par un jeune auteur. Il ouvre traditionnellement la saison des prix littéraires français.

Le prix de Flore, fondé en 1994 par Frédéric Beigbeder, écrivain et critique littéraire français, récompense un jeune auteur au talent jugé prometteur par un jury de journalistes. Décerné au mois de novembre, le lauréat reçoit, outre une récompense pécuniaire, un verre de Pouilly fumé gravé à son nom, à consommer tous les jours pendant un an. De quoi fêter dignement et sans fausse modestie un art bien méritant qu’est celui d’écrire.

Sources : www.larousse.fr

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