Ephèse, magnifique site antique

A 74 km d'Izmir et 19 km des plages de Kusadasi, dans un cadre majestueux, les ruines de la grande et belle cité d'Ephèse se visitent avec ravissement.
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Ephèse a été fondée à l'ouest de l'Anatolie sur le golfe dans lequel se jetait le fleuve Küçük Menderes (le Caystre) et a été la capitale de cinq cents villes anatoliennes. On ignore l'époque à laquelle elle fut fondée et on ne connaît pas ses fondateurs mais son existence est citée au moins deux mille ans avant Jésus-Christ. La légende prétend qu'elle a été fondée par les Amazones et fut habitée par les Cariens et les Lélèges, les plus anciens habitants de ces terres.

Elle se trouvait au centre de l'ancienne Ionie qui jouissait d'un climat doux et tempéré. 250 000 habitants y vivaient comprenant de nombreux artisans et commerçants. Les fêtes d'Artémis s'y déroulaient chaque année au mois d'avril attirant plus d'un million de spectateurs. La "Grande Artémis d'Ephèse" était une des Sept Merveilles du monde.

La ville possédait une position avantageuse grâce à sa situation stratégique située en un point qui relie l'Est et l'Ouest mais était en même temps au carrefour qui reliait les villes d'Ionie et de Milet. Elle a été le lieux de naissance des philosophes Thalès et Héraclite et a développé les sciences et les beaux-arts.

Les vestiges de la ville d'Ephèse demeurent dans toute leur majesté et leur ampleur sur plusieurs emplacements de l'ancienne citée. Celle-ci avait été oubliée après sa destruction mais a été découverte et restaurée, il y a un siècle.

L'époque Ionienne

Au XIe siècle avant Jésus-Christ, la ville fut occupée par les Ioniens. Androclès, le fils de Codros l'Athénien, bâtit la ville à un kilomètre et demi du Temple, au bord de la mer où il installa les sanctuaires érigés en l'honneur d'Athéna et d'Apollon. Androclès eut de nombreux contacts avec les rois de Lydie jusqu'à ce que l'un de ceux-ci, Crésus, assiège la ville en 541 avant J.-C. et oblige les habitants à s'installer dans la plaine voisine non loin du temple d'Artémis.

Après les guerres persiques, une vraie démocratie règna à Ephèse. Ensuite, elle dépendit d'Athènes, puis de Sparte au cours des guerres du Péloponèse avant d'être dominée par les Perses en 404 puis d'être délivrée par Alexandre le Grand en 334 avant J.-C.

Par la suite, la plaine fut envahie par les alluvions charriés par le Caystre et son contact avec la mer fut rompu. Elle fut transformée en marécages et menaça la population de la ville de la malaria. Lysimaque, ancien compagnon d'arme d'Alexandre le Grand, devenu roi de Thrace, obligea les habitants à quitter la plaine insalubre en érigeant un mur autour et en bloquant les canalisations pour inonder la ville. Il fit ériger une nouvelle cité qu'il baptisa Arsinoé (Arsinoeia) qui devint la ville la plus riche et la plus florissante de l'époque avec ses stades, gymnases, théâtres et centre commercial.

L'époque romaine

Après la mort de Lysimaque, Ephèse passa sous le joug de l'Egypte et de la Syrie puis sous la domination de l'Empire romain en 180 avant J.-C. Rome domina longtemps Ephèse qui devint une ville opulente à l'époque d'Auguste (63 av. J-C - 14 ap. J-C). Elle fut considérée comme la banque de l'Asie. Au IIIe siècle après J.-C., elle fut pillée par les Goths. Ensuite, elle devint chrétienne, d'autant plus qu'elle serait le lieu de réfuge de la vierge Marie après la mort de son fils, Jésus-Christ.

Parmi les plus beaux vestiges, figurent le temple d'Artémis, la fontaine de Trajan, le temple d'Hadrien, la bibliothèque de Celsius et la porte d'Héraclès.

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