Chanteuses oubliées de la new wave (1977-1982)

Durant la révolution punk, il était relativement facile de se faire un nom ; il était beaucoup plus difficile de le conserver

De la fin des années 70, nous avons retenu les noms de Kate Bush, de Nina Hagen, des Runaways, de Blondie, de Patti Smith et d'une poignée d'autres. Mais sur les dizaines de jeunes filles qui, entre 1977 et 1982, ont accédé à la gloire via la scène et le disque, beaucoup ne méritaient ni tant d'honneur à l'époque, ni un tel oubli aujourd'hui...

Les Mo-Dettes

Le groupe dura deux ans (1979-1980). Ayant recueuilli peu de succès sous ce nom, les filles, dépitées, en changèrent... et furent encore moins connues en 1981 sous le nom de Bomberettes.

Claudia Brücken

Elle fut leader du groupe allemand Propaganda et eut deux petits hits, « Dr. Mabuse » (1984) et « Duel » (1985)

Pauline Black

Elle est née en 1953 et eut son heure de gloire au sein du groupe de ska The Selecter, avec notamment le tube « On my radio » (1979).

Les

Go-Go’s

Elles publièrent trois albums entre 1981 et 1984 (« Beauty and the Beat », «Vacation » et « Talk show ») dont le premier, n°1 des ventes d’albums aux Etats-Unis six semaines consécutives, se vendit à plus de trois millions d’exemplaires.

Transvision Vamp

De ce groupe qui publia trois albums entre 1988 et 1991, on a juste retenu que la chanteuse Wendy James était très, très, très sexy. Mais on serait bien en mal de citer le titre d’un seul de leurs morceaux. Pourtant la divine Wendy publia un album solo en 1993 (« Now Ain't The Time For Your Tears ») et en enregistra un autre, « Lies In Chinatown » qui n’est jamais sorti. Comment on dit feu follet au féminin ?

The Slits

(en français, les Fentes), révélation outrageante de 1976 qui se sépara en 1982 pour se reformer en 2005 jusqu’au décès en 2010 d’Ari Up, figure de proue de la formation. D’elles, on se souvient essentiellement de la pochette de leur premier album, « Cut ». Il faut dire que trois filles nues sortant d’un bain de boue, c’est inoubliable ! Sur scène, elles reprenaient « Femme fatale » chantée par Nico au début du Velvet Underground. Nico, pas spécialement emballée, déclara : « Je n’avais même pas reconnu la chanson ! Ces filles sont jeunes, c’est sympathique, mais elles n’ont pas de talent ».

B-52's

Aurait-on, aujourd’hui, le courage de réécouter les B-52’s , sous-sous-sous produit dérivé des Talkin’ Heads ? Peu probable. Rien que les pochettes de leurs albums ont de quoi décourager les nostalgiques des années 80 : les choucroutes qui dominent les têtes de Kate Pierson (chant et claviers) et Cindy Wilson (chant et guitare) ne peuvent faire oublier à quel point leurs disques étaent infects (« Planet Claire », « Love Shack » ou, pire, « Rock lobster » dont les grincements et les couinements de la chanteuse feraient passer Yoko Ono pour une diva)

Les Bodysnatchers et les Belle Stars

Ce sont quasiment le même groupe. Les premières, au nombre de sept musiciennes et chanteuses anglaises, s’étaient engouffrées en 1979 dans la vague ska. Elles recueillirent un succès d’estime, leurs deux 45-tours s’inscrivant à la 22è et à la 50è place du hit-parade britannique. Pas de quoi maintenir le groupe en activité. Avec seulement le départ de deux membres et leur immédiat remplacement, elles réapparurent sous le nom deBelle Stars, avec cette fois un peu plus de succès mais avec des enregistrements ans grande originalité puisqu’il s’agissait à chaque fois de reprises d‘anciens succès des années 60 : « The Clapping Song », « Harlem shuffe », « Mocking Bird » et « Iko Iko » qui sera un succès aux Etats-Unis sept ans après sa sortie grâce à son utilisation dans la BO du film « Rain Man » avec Tom Cruise et Dustin Hoffman. Le plus grand succès des Belle Starsreste «Sign of the times » en 1983, de loin, d’ailleurs, leur meilleur titre.

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