Deux inventions géniales pour les fous de vinyl

Le Vinylrecorder T-560 et la Laser Turntable permettent d'enregistrer, de graver et d'écouter du vinyl dans les meilleures conditions
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Un rêve un peu fou mais aujourd'hui réalisable : posséder toute sa collection de disques uniquement sur vinyl. Une opération réalisable en deux épisodes :

1° Faire l'acquisition d'une platine laser pour vinyl. Pourquoi une platine laser? Parce qu'elle lira de manière impeccable tous vos vinyls, même ceux qui grattent et ceux qui étaient rayés

2° Faire l'acquisition d'un graveur de vinyl qui vous permettra, si vous le souhaitez, de vous débarrasser de vos CD et de vos vieilles cassettes audio

La platine laser pour vinyl

C'est en septembre 1990 qu'on fit l’annonce de l’existence d’une platine à lecture optique. Il faut savoir, en effet, qu’à cette date, on estimait à trente milliards le nombre de microsillons répartis sur la planète. On ne pouvait pas, d’un seul coup de baguette magique, nier leur existence... ni les reléguer à la cave ou au grenier. C’est en tous cas ce que pensait la firme Final Technology, localisée à Tokyo, qui mit au point un lecteur de microsillon à rayon laser. Cette fabuleuse machine aurait dû contenter tout le monde, puisqu’elle allie la perfection du laser au plaisir du microsillon. Du fait de sa lecture optique, elle met un point final à l’usure du disque, jusqu’alors inévitablement labouré, même par la pointe la plus sophistiquée. En outre, elle lit les disques en vinyle les plus détériorés sans tenir compte des craquements et rayures, puisque le rayon laser ne lit, strictement, que des informations musicales... et pas les parasites. La durée d’utilisation du rayon est évalué à 10 000 heures; c’est beaucoup plus que la pointe diamant la plus performante d’un électrophone ou d’un pick-up.

Mais ce procédé, qui aurait donné une seconde jeunesse à nos vieux microsillons, aurait inévitablement ralenti, freiné, sinon étouffé la commercialisation du CD et des lecteurs de CD. Raison pour laquelle la platine microsillon à lecture optique a rapidement été “enterrée” (on a mis en avant son prix prohibitif d’environ 100 000 F, mais on s’est bien gardé de rappeler que tous les “prototypes” coûtent une véritable fortune, alors que les prix diminuent toujours drastiquement dès qu’on entame la fabrication en série; à preuve, le lecteur de CD qui valait plus de 3 000 F en 1986, se trouve à tiers de prix, sinon moins, dix ans plus tard). Depuis, l'obstiné Japonais Sanju Chiba (qui se rend à son bureau à vélo!) Pdg de la société ELP poursuit la fabrication ( cliquer ici ).

Le Vinylrecorder T-560

Il est maintenant possible de graver des vinyls à la maison, avec sa propre production audio. Une société allemande propose en effet un kit complet ( cliquer ici ). Le kit s'installe sur une platine standard et est assez coûteux (plus de 3000 euros).

Cette étonnante machine s'appelle le "Vinylrecorder T-560" et permet de graver facilement n'importe quelle source audio sur vinyle, que ce soit en 45t., 33t. ou même 78 tours ! La gravure se fait en temps réel, un stylet en diamant chauffé remplaçant le saphir des platines de lecture.

Le procédé a été imaginé par deux savants allemands et s'adresse à la fois aux nostalgiques mélomanes fortunés (qui aiment le son bien chaud) et aux dj's, pour qui rien ne remplace les bons vieux vinyles.

On peut également essayer d'acquérir la Vestax VRX 2000 ( cliquer ici ).

Il s'agit de gravure et non de pressage : un seul disque est fait à la fois mais la gravure se fait bien sur vinyl, et pas sur acétate. Les disques sont donc annoncés comme aussi durables que les disques du commerce.

Si vous voulez tenter l'expérience mais que vous ne souhaitez pas investir dans ce matériel, VGRecords ou vinylogue vous proposent de graver vos vinyls à l'unité. Le premier offre même une interface en ligne pour la préparation du vinyl !

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