Deux nouveaux livres sur les Rolling Stones

Avec "Hargne, Drogue et Rock'n'roll" et "Brian Jones, le Stone déchu", on en saura beaucoup plus sur les sombres années de l'histoire du groupe légendaire

Huit cent pages d'un coup, voilà ce que nous propose l'éditeur Camion Blanc, à savoir les traductions de deux livres anglais écrits respectivement par Laura Jackson ("Brian Jones") et Simon Wells ("Butterfly on a Wheel: The Great Rolling Stones drugs bust"). De quoi enfin tout savoir sur les heures les plus sombres (1967-1969) de l'histoire du groupe qui fête actuellement ses cinquante ans d'existence.

Hargne, drogue et rock’n’roll

Tout sur la sombre affaire qui conduisit les Rolling Stones en prison en 1967, nous promet le livre de Simon Wells.

Aujourd’hui ça peut prêter à sourire… mais à l’époque, on ne rigolait pas avec la loi sur les stupéfiants. Pour un pétard et 4 cachets d’amphétamines, Mick Jagger et Keith Richards se retrouvèrent en prison. Une petite sauterie qui s’était bien mal terminée. Encore heureux que les flics n’aient pas su qu’avant la perquisition, les convives avaient carburé au LSD ! Quant à Brian Jones, n’en parlons pas : les persécutions dont il fit l’objet de la part des autorités ne firent qu’aggraver sa santé mentale déjà bien affaiblie.

1967: état des lieux de la société britannique

Depuis trois ans, avec leur pop music, leurs cheveux longs, leurs radios pirates, leur drogue et leur façon de vivre décadente (jusqu’à 1967 l’homosexualité était toujours passible d’emprisonnement), les jeunes irritaient les vieux. Ces derniers étaient bien décidés à prendre leur revanche sur ces freluquets et gourgandines qui roulaient sur l’or tout en braillant yeah yeah yeah

« Les policiers pensaient qu’ils pouvaient se permettre de faire tout ce qu’ils voulaient. Ils rentraient chez quelqu’un, amenaient eux-mêmes de la drogue pour pouvoir l’incriminer, lui volaient son argent, le passaient à tabac. C’était véritablement monstrueux. Ca nous a choqués, ça a choqué tous ceux qui croyaient jusqu’alors que la justice britannique était irréprochable » (Caroline Coon, artiste, journaliste et activiste politique).

Ce livre constitue une véritable enquête policière et révèle, quarante-cinq ans plus tard, des tas de coups fourrés soigneusement passés sous silence à l’époque !

8 juin 1969 : le jour où les Rolling Stones tuèrent le père

C'est Freud lui-même qui l'avait dit : il faut tuer le père. Et Freud précise que c'est environ à l'âge de six ans. Or le groupe des Rolling Stones, né en 1963, a tué son père Brian Jones à l'âge, justement, de six ans, puisque c'est durant l'été 1969 que trois d'entre eux s'en sont allés trouver leur père spirituel, fondateur du groupe, ce célèbre Brian Jones, mort artistiquement le 8 juin puis physiquement le 3 juillet 1969.

Brian Jones le Rolling Stone déchu

« Brian Jones est mort »… Le 3 juillet 1969, en pleine période de vacances, la nouvelle affecta peu les francophones. Les Anglo-saxons, en revanche, tombèrent des nues. Le guitariste des Rolling Stones, quelques jours seulement après avoir été saqué du groupe qu’il avait fondé, était, officiellement, décédé de mort naturelle. Comme s’il était « naturel » de mourir à 27 ans ! Aucune investigation digne de ce nom ne fut diligentée. Jusqu’au manoir de Brian qui fut vidé sans qu’on n’ait jamais su à qui appartenaient les camions qui emportèrent ses effets.

Beaucoup de fans l’adoraient mais beaucoup de gens le détestaient, alors… dès le début, on se posa des questions. Mais sans véritablement se permettre de les formuler. La richesse de la langue anglaise permit toutefois aux journalistes sceptiques de suggérer que la conclusion des autorités était peut-être hâtive : « Brian Jones found dead », ce n’est pas tout à fait la même chose que « Brian Jones is dead ». Laura Jackson a mené l’enquête. Pour en savoir plus, cliquer ICI.

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