Disques rares d'Eddy Mitchell parus à l'étranger (1ère partie)

S'il est relativement facile, avec de la patience, d'acquérir les éditions françaises de l'artiste, les pressages étrangers se font de plus en plus rares
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Saviez-vous qu'Eddy Mitchell avait enregistré quelques chansons en langue étrangère? Peu, certes... mais tant mieux car les posséder en édition originale sur vinyl coûte aujourd'hui une petite fortune!

Pourquoi enregistrer en langue étrangère?

Sans doute conscient d’un besoin de renouvellement que nul n’est jamais sûr de pouvoir trouver associé à une indiscutable érosion de sa popularité dans son propre pays (1969-1975), Eddy enregistra quelques titres en langue étrangère. D’autres avant lui s’étaient tournés, avec succès, vers les marchés espagnol, italien, allemand, portugais (et, parfois avec beaucoup de succès), anglais. Dans le cas d’Eddy, ces disques en langue étrangère, extrêmement difficiles à acquérir, furent heureusement regroupés fin 1994 sur le volume 21 (« En étranger dans le texte ») de « l’Intégrale studio ». Leur nombre relativement restreint s’explique par le fait qu’Eddy n’avait pas particulièrement envie de sillonner la planète pour les promouvoir. Jusqu’à confirmation de son existence, l’ultime pièce rare serait la version en allemand d’ "Alice" qu’Eddy se souvient très bien avait eu grand mal à interpréter. Dans ces conditions, si le résultat ne fut pas à la hauteur, le disque n’est peut être jamais sorti.

Pour s’y retrouver parmi les pressages étrangers

a traque des pressages étrangers demande beaucoup d’attention : certains sautent aux yeux immédiatement en raison d’une pochette très différente, d’autres, au contraire, ressemblent tant à l’édition française qu’on risque de ne pas y prendre attention.

La cote des pressages étrangers est difficile à établir avec certitude

A cela, une raison fort simple : à l’occasion d’un séjour à l’étranger, vous aurez peut-être l’opportunité de fouiller les étals de magasins d’occasion. Au Canada, en Espagne, au Moyen-Orient, en Amérique du Sud, pays où Schmoll compte moins de fans au mètre carré, vous pourrez peut-être acquérir à vil prix quelques vieux vinyls. Mais si cette trouvaille est effectuée par un revendeur, le disque passera immédiatement de la catégorie « solde » à la catégorie « collector ». Prenons l’exemple du 33-tours Le 2 000 000 Disque des Chaussettes Noires : il eut un tel impact qu’il sortit en Israël sous une forme quasiment identique à la française... à la différence que les lettres étaient rouges au lieu de noires. Autre exemple révélateur, le premier album solo ; chez nous il fut intitulé Voici Eddy... mais au Canada où l’artiste était moins connu, il fut jugé plus commercial d’intituler l’album Voici Eddy Mitchell . Même remarque pour l’album Seul , au recto duquel fut rajouté le nom, qui n’apparaissait pas sur l’édition française.

Gros plan sur le Canada

Les albums canadiens se reconnaissent au doigt et à l’œil. Au doigt : la texture des pochettes est unique car elles sont fabriquées dans un carton beaucoup plus épais qu’en France. A l’œil car les photos d’illustrations sont mates, contrairement aux pochettes françaises glacées. En outre les références canadiennes portent 4 chiffres contre 5 en France. Les plus les plus convoitées sont celles dont le recto est, en outre, plus ou moins différent de celui des éditions françaises :

33T Chaussettes Noires Party (Barclay 2031)

33T Voici Eddy Mitchell (Barclay 2027)

33T Seul (Barclay 2097)

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