Eddy Mitchell : dernières séances à l'Olympia le 5 septembre

Automne 2010- printemps 2011 : ce sera pour nous la dernière occasion de voir « Schmoll » en concert... mais il reste les CD live

C'est décidé, Eddy Mitchell fait ses adieux à la scène... mais il nous reste les enregistrements de nombreux concerts mémorables. Passons en revue quelques-uns des CD live de monsieur Eddy.

Un coffret indispensable

Le coffret de CD "Sur scène 64 - 90" (Polydor 521 896) est somptueux : non seulement il rassemble tous les disques live de Eddy, mais encore rajoute-t-il un CD complet d'inédits (1964 - 1967, à l'Olympia et à Bobino), et, de-ci, de-là, quelques titres bonus d'un extrême intérêt, du simple morceau "Le Diable est là" (Olympia 1969) à, pourquoi pas, dix versions inédites (Olympia 1975).

Un déluge de disque live (1994-1995)

Mars 1994...Enregistrement des concerts qui donneront naissance aux 2 CD "Eddy Mitchell à Bercy, retrouvons notre héros" publiés le 15 novembre. On y trouve une référence de plus au monde du cinéma, et plus particulièrement du western (ainsi qu’un clin d’oeil à celui des crooners, dont, finalement, Eddy fait partie) : "My Pony, My Riffle And Me", à l'origine interprété par Dean Martin, provient de la bande sonore du film "Rio Bravo".

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- Eddy Mitchell, big bang au Casino de Paris

- Show 94 au Zénith

- Eddy Mitchell, country rock à l'Olympia

Du 28 janvier au 2 février 1997

Eddy, à Bercy, fait salle comble; les 15 000 places ayant été vendues en quelques jours, des dates supplémentaires sont rajoutées... encore faudra-t-il attendre, pour ceux qui s’y sont pris trop tard, jusqu’aux concerts du 17 et 18 juin. L’album correspondant à ces concerts inoubliables ne paraîtra qu’en fin d’année, le 18 novembre précisément, sous le titre "Mister Eddy à Bercy 97".

« M le Rocky » va-t-il laisser tomber ?

Tandis que les disques continuent de se vendre à un rythme effréné, Eddy, en cours de tournée, se voit contraint de cesser toute apparition publique, pour raisons de santé. Une tournée (interrompue le 2 mars) placée sous le signe de l'âge d'or de la bande dessinée européenne (qui, il faut bien l'avouer, se résume à la BD franco-belge) : Eddy a emprunté (en toute légalité, avec l'accord des ayant-droits) le logo de la célèbre " Marque jaune " de Edgar P. Jacobs, immortalisé dans les aventures de Blake et Mortimer. Logo lui-même inspiré librement (mais qui a fait le rapprochement ?) de " M. le maudit " de Fritz Lang. Et la boucle est bouclée : même par le truchement de la BD, Eddy revient sans cesse au cinéma d'avant-guerre.

L’an 2000…

En avril, parution de "Live 2000" album en concert, comme son titre l’indique clairement (référence CD Polydor 549 543-2 ou vinyl 549 807) ; à part ça, cette année-là, Eddy se fait bien discret. N'a-t-il pas le droit, de temps à autre, de partager un peu de son temps avec sa femme Muriel, avec ses trois enfants ? N'a-t-il pas le devoir de se ménager quelque peu ? Il a en effet été gravement malade (il avait dû, comme nous l'avons écrit, annuler plusieurs mois de tournée pour cause de coliques néphrétiques, un mal excessivement douloureux). Qui croirait alors que Claude Moine est paresseux ? Depuis quarante ans, ça se saurait. En revanche, il n'est pas impossible qu'il soit obligé de s'imposer des contraintes, au moins de dates, dans ses méthodes de travail… ce qu'il confie au journaliste Jean-Pierre Perrin de Libération :

- Ce sont les concerts qui provoquent le disque, pas l'inverse. Je suis un intermittent saisonnier. Je fixe d'abord les dates des spectacles pour m'obliger à écrire, pour ne pas arriver les mains vides devant mon public. Les dates sont prises longtemps à l'avance (Ndr : celles de fin 2003, par exemple, furent arrêtées fin 2001) pour permettre à la musique d'arriver, puis d'écrire les textes et enfin d'enregistrer les chansons.

Epilogue

En théorie, Mitchell dit adieu à la scène en 2011. On parie ? (toute l'histoire d'Eddy en cliquant ici )

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