Enfin réédité, mais en e-book : "Porn King" de John C. Holmes

L'autobiographie de l'acteur de films X, ne se trouvait plus, à l'état neuf, à moins de 100$. Grâce au format kindle on peut désormais la lire à nouveau

"Porn King" est, en théorie, l'autobiographie du célèbre John C. Holmes. En théorie, car, à sa lecture, si l'on connaît un tant soit peu le sujet, on note des erreurs voire même des aberrations. Pour s'y retrouver, il faut, auparavant, consulter l'enquête menée dans le livre en français "John C. Holmes, 35 centimètres de talent" (éditions Camion Noir : cliquer ici ).

Des notes approximatives voire retouchées

Sentant sa mort venir (il avait le sida), l'acteur avait enregistré ses souvenirs sur des mini cassettes que son épouse, ensuite, retranscrit pour les publier quasiment à compte d'auteur. Le livre, rapidement devenu rare, coûte aujourd'hui une petite fortune. Et il est bourré d'inexactitudes ou des dissimulations : Holmes avait trempé dans une sale affaire de meurtre qu'il n'était pas bon de révéler dans son intégralité.

Qui était John C. Holmes?

John Curtis Holmes Estes est l’acteur de films pornographiques américain le plus célèbre. Apparaissant dans environ 2 500 films et vidéos amateurs dont au moins un long-métrage gay, il reste connu pour la taille démesurée de son pénis, considéré comme étant le plus grand de l'industrie pornographique. Mais hors écran, on se souvient surtout de sa participation en 1981, sans doute involontaire, à ce que l’on a appelé la tuerie de Wonderland, un fait divers tragique dont furent tirés deux films hollywoodiens, « Wonderland » et « Boogie nights ».

Elémentaire, mon cher Holmes

Né d'un père qu'il ne connaîtra jamais et dont il n’apprendra l’existence que peu de temps avant de mourir, dépucelé à 12 ans par une femme de 36 ans, il mène une enfance relativement paisible poursuivant mollement ses études jusqu'en 1960, date à laquelle il décide de s'engager dans l'armée : il est envoyé en Allemagne sur la base américaine de Nuremberg jusqu'en 1963, année où il quitte l'armée. Sans éducation solide, mais surtout dépourvu de toute morale et sans aucun sens éthique, ce sont bien ses 35 centimètres de talent et son instinct de la ruse qui vont dans un premier temps lui sauver la mise.

Utiliser ses ressources naturelles

Marié en 1965 à une infirmière à qui il va le plus longtemps possible cacher ses véritables sources de revenus, il se lance dans de petits films pornographiques à petit budget dès 1966, à une époque où c’est encore sévèrement réprimé puis tourne son véritable premier film en tant que professionnel en 1969 : doté de ce membre surdimensionné, il se fait très vite un nom dans le milieu et commence même à tourner dans des films pornographiques gays à partir de 1983.

Une vie de dépravé

Les problèmes arrivent très vite pour John C. Holmes : alcoolique et cocaïnomane notoire, héroïnomane occasionnel, il est plusieurs fois impliqué dans des affaires de mœurs, de détournements de mineures et de proxénétisme (1979) concernant sa propre petite amie âgée de 16 ans (qu'il épousera en 1986), de vols divers, avant de séjourner plusieurs mois en prison.

Une vie entièrement consacrée au mal

Holmes concentre dans sa biographie tout, absolument tout, ce que le « politiquement correct » d’aujourd’hui abjure et agonit : sexe débridé, prostitution, pornographie, usage et trafic de drogue, détournement de mineures, vols divers, crimes, complicité d’assassinat – pour ne parler que des « péchés capitaux », auxquels il faut ajouter : mensonge, falsification, duplicité, trahison, escroqueries diverses, etc., etc. C’en est à ce point sidérant que Holmes, en plus d’être une véritable énigme, en devient presque attachant, tant il apparaît comme une victime déboussolée qui n’a jamais su à quel saint (à quel sein?) se vouer pour devenir homme.

Ses partenaires

Selon ses propres dires, Holmes aurait couché avec environ 14 000 femmes. Sur le lot, il s'en trouva une qui lui refila le virus du sida... Holmes en mourut en 1988.

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