Johnny Hallyday: pour Noël, offrez-vous son pavé de 418 chansons

"Johnny History" est un somptueux coffret de 23 CD incroyablement agrémenté de 21 titres rares ou inédits. Un tirage limité... Un must!
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L'histoire (puisqu'il s'agit, comme son titre l'indique, d'une History) commence en 1959... et n'est toujours pas terminée; ce coffret de 23 CD se propose de retracer, en musique et en images, la carrière de celui qu'à juste titre on appelle depuis un demi-siècle l'Idole des Jeunes.

Une discographie imposante

En un demi-siècle, l'Idole a enregistré un bon millier de chansons, dont certaines sot restées inédites jusqu'à aujourd'hui ; Avec le temps (de Léo Ferré) et Le Parapluie (de Georges Brassens) étaient parmi les plus convoités. "L'Argus Johnny Hallyday 2011" publié par l'éditeur Camion Blanc ( cliquer ici ) recense toutes les chansons enregistrées par l'Idole. Le plus ancien enregistrement connu remonte à fin juin 1958 et c’est miraculeux qu’on ait pu le retrouver car il avait été réalisé à la piscine de Levallois-Perret par un copain, en quelque sorte son “premier manager », Jean-Pierre Guerlin, qui le pousserait ensuite à monter sur scène, le 14 Juillet 1958, à... Bécon-les-Bruyères !

1958, 1993… l’enregistrement avait dormi 35 ans

L’enregistrement historique de ces titres fit surface en clôture de “ l’intégrale-guitare ”, en 1993, agrémenté d’une prépublication de Tutti Frutti sur un mini-CD offert gratuitement dans le magazine hebdomadaire “V.S.D.” (référence PolyGram 1681). Mais ce n’était pas la seule surprise que recelait cette « intégrale » historique car fin 1961,début 1962 et fin 1963, de nombreux titres étaient passés à la trappe. Une étape charnière dans la carrière de JOHNNY qui venait de changer de maison de disques. Entre Vogue et Phillips, ce fut la guerre des contrats. D'autant que Barclay, lui aussi, était sur les rangs...

Après de difficiles transactions, d’alléchantes propositions de la part de Barclay (firme qui abrite déjà deux amis artistes que Johnny aimerait bien rejoindre : Jacques Brel et Eddy Mitchell), Johnny a finalement signé pour Philips le 19 juillet 1961.

Quatre ans plus tard...

Le 24 janvier 1963, un tribunal déclare non valide le contrat Vogue, pour cause de conditions exorbitantes en faveur de la société phonographique. L’affaire traînera encore cinq années.

Depuis, chacun donne sa propre interprétation des faits

Johnny : “Un jour, Barclay m’a dit “J’ai trouvé ce qu’il te faut. Je vais te former un orchestre avec des musiciens qui auront les cheveux verts, rouges et tout cela”. Je me suis dit, si c’est ainsi qu’il voit le rock’n’roll, je préfère signer chez Philips”.

Barclay: “Quand Johnny a voulu quitter Vogue, j’ai signé avec lui. Comme son tuteur, Lee, avait signé avec Philips, il y a eu une bagarre. Pour régler le problème, Philips a gardé Johnny et m’a donné Brel en échange”.

Pourtant, Barclay, à l'époque bulldozer du show-business, n’avait pas lésiné, puisqu’il avait immédiatement proposé 500 000F à Johnny. Une somme colossale, en 1961. Mais songeons qu'aujourd'hui certains disques de Johnny, en édition originale de cette époque, valent un millier d'euros ( cliquer ici ).

Jusqu’à l’ultime fin du vingtième siècle, Johnny n’a jamais regretté son choix

Il a toujours eu la liberté de choix quant à son répertoire, ce qui n’était pas le cas chez Vogue, où on lui imposa, plus ou moins, trois titres qu’il déteste toujours ( Itsy bitsy petit bikini , Kili Watch et 24 000 baisers ).

Impossible, cependant, d’oublier Vogue : la firme conserve ses droits sur ses premiers enregistrements, et ne se privera pas de les rééditer à l’infini.

Avril 1968

Après plusieurs années d’un long et difficile procès, le contrat liant Johnny à la firme Vogue est (enfin !) reconnu comme nul (à suivre en cliquant ici ).

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