Johnny Hallyday: ses disques les plus recherchés

L'Argus remet les disques de l'Idole sous les feux de l'actualité.
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Si vous entendez des quinquagénaires échanger des propos apparemment incohérents du type : «T’as trouvé le Train? »… «Non, mais je viens de toucher le Velours», rassurez-vous, il s’agit de fans de Johnny. Explication grâce au livre "L'Idole: L'Argus 2011 Johnny Hallyday" (476 pages, 30€) publié par l'éditeur Camion blanc…

Toucher le Train ou le Velours ?

«Le Train», c’est l’album de 1965 sur la pochette duquel on voit Johnny descendre d’un train. «Le Velours», c’est l’édition rare (« rare de chez rare  », comme disent ceux qui le vendent, histoire de majorer son prix) de l’album «Johnny chante Hallyday» dans son édition rare sous pochette feutrée en tirage très limité. Et celui-là aussi sortit en 1965, année faste, donc, pour les collectionneurs.

9 juillet 1965: « Le Train »

La valeur de cet album se justifie à double titre : exceptionnellement, il contient six morceaux non parus sur 45 tours… six morceaux que les collectionneurs ont vraiment cherché à écouter pendant des années, car le 33 tours lui-même ne fut pas réédité, pas plus que les morceaux rares ne furent publiés sur des compilations.

Cet album n’a jamais été intitulé «Le Train», mais “Hallelujah” ; il en existe trois éditions considérées comme originales, deux en mono et une en stéréo. Cela ne veut pas dire que les ventes furent colossales, et que les disques furent rapidement épuisés. Au contraire!

Ces trois éditions valent aujourd’hui une petite fortune et sont très difficiles à localiser, ce qui confirme le fait que cet album s’est mal vendu à l’époque.

Pour pouvoir les distinguer, il faut à la fois connaître les références, et tenir compte des petites variations de pochettes :

- Philips B 77 732, mono, première pochette, vaut 175 €

- Philips B 77 732, mono, seconde pochette vaut le double (350€). La différence par rapport au précédent : le mot Hallelujah est rajouté dans le coin supérieur gauche du recto

- Philips 840 570 BY, stéréo, très difficile à trouver, vaut 350 € au minimum.

Pourquoi l’album stéréo est-il plus rare que le mono ?

Nous y reviendrons dans le cas du disque suivant. En gros, il faut savoir que très peu de jeunes, en l'occurence les fans de Johnny, disposaient d’une chaîne stéréo : c’était cher, réservé aux passionnés de musique classique et avec un bon compte en banque. En outre les disques stéréo étaient plus chers (26,90F) que les mono (19,90F).

Novembre 1965 : Parution du 33T “Johnny chante Hallyday”

Surnommé «Le Velours», il existe sous trois éditions originales distinctes… dont une seule mérite l’appellation Velours (et encore !). Trois éditions, toutes en mono. Il est curieux de constater le retard de notre pays, à l’époque, en matière d’équipement stéréophonique alors qu’au Canada, où les fans de Johnny étaient sans doute moins nombreux, sortit un pressage stéréo.

Cette fois, contrairement au disque précédent, il n’est pas indispensable de se focaliser sur la référence puisque tout réside dans la consistance de la pochette :

- Philips B 77 746 L, sous pochette d'un carton dur et épais, vaut 200 €

- Philips B 77 484 L sous pochette feutrée («Le Velours»), numérotée, édition de 5 000 exemplaires, vaut 400€

- et une édition hors-commerce de deux cents exemplaires. Cette édition hors-commerce se distingue aisément par le label ("l'étiquette") du disque qui est blanc, et porte la référence “H.C.” (hors-commerce) suivie de la date du jour où le disque a été offert. Ils ont été en majorité distribués à la “première” de l’Olympia le 18 novembre 1965, et portent donc la référence HC 18-11-65. Comptez 1000€… mais sur internet au printemps 2007 une enchère plutôt cohérente monta à 1426 €, une autre monta à 1910 €.

Pire que le velours!

Certains exemplaires de ce disque sont plus rares encore: réservés à quelques professionnels de renom, ils ont circulé quelques jours plus tôt (on a ainsi retrouvé un “HC 9-11-65”, donc offert le 9 novembre 1965, qui est monté à 1613 € en enchères sur internet en 2009). Quant à l’édition appelée “le velours” , il faut bien réaliser que la cote est une estimation moyenne ; il est évident que les premiers numéros ont plus de valeur que les derniers. A preuve, la somme, encore en francs à l’époque (30 janvier 1999) de 8 250Fattribuée, lors d’une vente aux enchères, à l’exemplaire n°18, dédicacé par Johnny puis remis à son ami Long Chris  34 ans auparavant.

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