Katie Melua en concert en France. Mais qui est-elle?

Gros plan sur l'adorable et talentueuse jeune femme de 27 ans qui va combler d'aise les Français... et particulièrement les Parisiens

Elle n'est certes pas la première à se faire connaître dès son premier disque. Mais les conditions sont différentes : pas de boum boum, pas de buzz, pas de clip sexy, pas de scandale médiatique. Le succès de Katie Melua repose strictement sur son talent et sur le choix, effectué avec bon goût, de son répertoire et de ses accompagnateurs. Elle vient en France en mars et y restera jusqu'au 6 juin. Les plus gâtés seront les Parisiens. Pourquoi ?

Des dates, des dates !

Pourquoi les Parisiens seront-ils les plus gâtés alors qu'on devrait penser le contraire ? Eux, ils vont devoir attendre le 5 juin alors que les Toulousains auront vu Katie le 20 mars. Mais... Tout repose sur le choix des salles :

Toulouse, Strasbourg, Lille, Nantes et Rouen : le Zénith

Marseille : le Dôme

Bordeaux : une patinoire !

Paris: Olympia, et pour deux concerts. Avec ses 2 500 places, l'Olympia est la salle qui se prête le mieux à l'intimité de nombreuses chansons de Katie.

Un premier disque bluffant…

Venue de Géorgie (Caucase) en Grande-Bretagne après une pause en Irlande, Katie Melua prit tout le monde par surprise avec « Call off the search » (2003) qui amena une bouffée d’oxygène dans une période un peu trop dominée par le boum-boum. Renseignements pris (il suffisait de consulter les notes de pochette) elle était cornaquée par un grand manitou de la production soyeuse, Mike Batt. Bonne référence, d’autant qu’on notait également la présence de Chris Spedding à la guitare et la signature de John Mayall sur un titre (« Crawling up a hill »).

Bio express

Ketevan Melua, ou « Ketino » comme l’appellent ses parents, est née en 1984. Neuf ans plus tard, afin d’éviter les troubles qui secouaient ce qu’on appelait encore à l’époque l’Union Soviétique, sa famille quitta sa région natale, celle de Tbilisi, pour s’installer en Irlande, près de Belfast, pour y rester quatre ans. Puis enfin Londres… Katie adoptera la nationalité britannique en 2005, deux ans après la sortie de son immense succès « The Closest Thing to crazy ».

Une ridicule polémique

L’album suivant, « Piece by piece » (2005) est à l’origine de la polémique la plus ridicule de toute l’Histoire du disque au sujet des paroles de la chanson « Nine millions bicycles » : se référant à l’âge du cosmos, c’est-à-dire le temps écoulé depuis le Big Bang, Katie avait écrit les paroles suivantes :

« We are 12 billion light-years from the edge. That's a guess - no-one can ever say it's true, but I know that I will always be with you”.

Douze milliards d’années-lumière

Or le quotidien britannique The Guardian ouvrit ses colonnes à un scientifique, Simon Lehna Singh, qui considéra la chanson comme un affront, une injure faite aux chercheurs qui maintenaient que notre monde est (beaucoup ?) plus ancien ; et l’affaire enfla, alimentée par le courrier des lecteurs du Guardian . A tel point que pour couper court à cette grotesque affaire, Katie réenregistra sa chanson…avec de nouvelles paroles, nettement moins poétiques mais prouvant qu’elle était pleine de bonne volonté…

Bonne volonté… et pas du tout dépourvue d’humour

Voici les nouvelles paroles:

« We are 13.7 billion light-years from the edge of the observable universe, That's a good estimate with well-defined error bars, And with the available information, I predict that I will always be with you”.

Très humble, elle fit publiquement ses excuses, précisant que, justement, elle n’en avait aucune, d’excuse, car elle était membre actif d’un club d’astronomie. Rassurons nos lecteurs en précisant que les albums suivants, « Pictures » (2007) et «The House » (2010) ne déclenchèrent, eux, aucune polémique. Au contraire, ils se vendirent comme des petits pains.

Une fortune méritée

En 2008 le Sunday Times prétendait que Katie était la septième plus riche Britannique de moins de trente ans avec des biens s’élevant à 18 millions de livres sterling… une somme sans doute relativement mal gérée car aujourd’hui on considère qu’elle en a perdu la moitié à cause de la crise. Quoiqu’il en soit, avec 9 millions de livres en poche, il serait prématuré de s’inquiéter pour son avenir. Son compte en banque ne tiendra peut-être pas jusqu'au prochain Big Bang, mais le Sunday Times et le Guardian non plus.

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