La vraie histoire de... Madonna, ce soir à 23h00 sur M6

Au début des années 90, l'artiste donna le sentiment qu'elle en faisait "trop" en matière d'érotisme et de provocation. On va pouvoir juger ce soir !

A la fin des années 80, on se posait la question : Madonna allait-elle préférer le cinéma à la chanson ? En fait, elle va continuer à se partager entre les deux disciplines... de manière de plus en plus agressive.

Ses clips, notamment, sont de véritables petits films X

A peine sortie des bras de Sean Penn, elle fond dans ceux de Warren Beatty qu’elle avait rencontré pendant le tournage du film « Dick Tracy » tiré de la célèbre bande dessinée américaine née en 1931 et qui paraît toujours. Mais Beatty n’est pas réputé pour être fidèle et Madonna, elle, est connue pour sa rapidité à se lasser de tout. Bref, le couple Warren et Madonna était cassé en 1990. En avril elle entame une monumentale tournée mondiale nommée Blonde Ambition World Tour. Le nouveau spectacle est doté d’une chorégraphie encore plus érotique que tout ce que la star avait proposé auparavant. Ce qui n’est pas sans danger : les ligues catholiques, une nouvelle fois, montent au créneau, conseillant à leurs ouailles de rester de marbre face à l’envie d’aller voir la Nouvelle Madonne. Elle réplique en expliquant que, malgré ses origines italiennes, elle considère que le Vatican est complètement déconnecté de la réalité en ce qui concerne les affaires de sexe. Effectivement c’est tout un univers qui sépare le Pape de Madonna. D’autant que celle-ci repousse les limites de la provocation avec le titre de sa première compil’, « The immaculate Collection » (1990) au point que le clip de « Justify my love » est jugé indiffusable sur MTV, tout comme le sera celui de « Erotica » (1992). Le terme d’obscénité n’est pas prononcé, mais les raisons évoquées sont le sadomasochisme, le bondage et la simulation de masturbation.

Au printemps 1992, la star fonde sa propre maison de production, Maverick.

Production de films et de disques mais également de livres, et c’est justement un livre, mais pas n’importe lequel, qui devient le premier produit commercialisé par la toute jeune société. « Sex », c’est son titre, est… culotté (si l’on peut se permettre l’expression ). Une collection de nus très provocants. Hypocrites, le public et la critique n’eurent pas de mots assez forts pour le critiquer… mais il s’en vendit quand même près de deux millions d’exemplaires. A 50 dollars pièce, Madonna avait, pour son coup d’essai, réalisé un coup de… maîtresse.

La provocation jusqu’au-boutiste

En 1993, même ses admirateurs les plus fervents se demandent si elle n’est pas allée trop loin et si elle n’a pas « flingué » sa carrière. A plusieurs reprises, en effet, elle a repoussé (trop loin ?) les limites de la provocation. Ce fut d’abord sa tournée Girlie show world Tour : elle en maîtresse dominatrice sado-maso (cuir, latex, masque et fouet entourée par des danseuses topless. Une tournée mondiale qui passe par Porto-Rico où, sur scène, elle se caresse l’entrejambe avec le drapeau de la petite nation. Et puis une intervention à la télévision, dans le célèbre Late show de David Letterman. Bien sûr on peut se permettre un peu plus de liberté en fin de soirée qu’en prime time , mais quand même ! Le mot F*** est prononcé un nombre incroyable de fois et, pour couronner le tout, Madonna propose à l’animateur de renifler ses sous-vêtements !

Au cinéma, ce n’est pas non plus la gloire

« Body of Evidence » est loin d’être un succès, et « Dangerous Game » sort directement en vidéo sans passer par la case distribution en salles (elle redorera heureusement son blason en 1996 avec « Evita », une indiscutable réussite… au moins commerciale : « une prestation lourde comme une armoire normande, ultime point d’orgue d’une carrière cinématographique tout à fait rance », écrit Philippe Manoeuvre dans Rock’n’Folk n°355).

Tout le monde était persuadé que l’artiste Madonna était enterrée .

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