L'affaire des carnets secrets d'Amy Winehouse

On la savait déjantée. Elle se révèle de surcroît désordonnée : elle range ses précieux carnets... dans sa poubelle!
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Le site PurePeople.com titre à la une « Amy Winehouse : Le contenu de son journal intime dévoilé ! ». Voyons de quoi il retourne…

En fait, l’information émane du quotidien britannique The Sun qui, certes, n’est pas réputé pour « faire dans la dentelle » mais qui, dans le cas présent, a fait son boulot en allant, comme l’écrit PurePeople, « racler le fond des poubelles ». The Sun a pu se procurer les carnets intimes d’Amy Winehouse. Lorsqu’on connaît un tant soit peu le fonctionnement de la presse à sensation, on déduit rapidement qu’un arrangement occulte a été passé entre le journal en mal d’infos croustillantes, et la star en mal de publicité gratuite.

L’attachée de presse de la chanteuse s'est exprimée au sujet de ces découvertes du Sun : "Son journal a été jeté à la poubelle par erreur. Amy fait tout son possible pour le récupérer". Et on y croit, bien sûr : chaque matin les journalistes font les poubelles pour découvrir des carnets secrets. Bin tiens !

Et que contiennent-ils, ces carnets secrets ?

Des chansons inédites, comme l’explique PurePeople.com :

« Des compositions qui remontent à un an avant la signature de son premier contrat avec une maison de disques, alors qu'elle n'avait que 17 ans. Les thèmes abordés dans ses chansons : acheter un appartement à Londres, trouver la motivation pour s'inscrire au club de gym, et acheter un hamac pour son jardin... Des paroles ornées de plusieurs petits cœurs ».

Les révélations du Sun

Ca c’est un scoop : " Je veux me faire refaire les dents et vivre comme la bombe sexuelle que je suis au fond! ".

La réalité, dans tout ça ?

Il est logique de penser que la star avait besoin d’un bon coup de promo par trop cher pour accompagner son retour sur scène, qui s’est effectué –comme par hasard- quelques jours après la découverte de ses « carnets secrets ».

Une star pourtant pas très secrète... ni très discrète

Simon Fuller, qui fut le manager des Spice Girls (et également d’Annie Lennox, des S Club Seven, de Lisa Marie Presley, etc.) découvrit en 2002 cette fille qui ne manquait pas de personnalité et de tempérament. On ajouterait le qualificatif « précoce » car elle n’avait à l’époque que 19 ans… mais ce serait oublier que dans les années soixante les pop stars étaient plus jeunes encore. Winehouse (La Maison du vin) n’est pas, hélas, un pseudonyme, et l’on eut vite fait de la surnommer Amy la pocharde. Elle n’est certes pas la première chanteuse de blues, de rock et de r‘n’b à boire immodérément, mais elle est sans doute la seule à avoir bouclé un tour de chant en quelques minutes après avoir vomi sur son micro. Elle disparut presque immédiatement après la sortie de son premier CD, « Frank » (2003). Une histoire d’amour qui avait mal tourné l’avait rendue anorexique, dépressive et alcoolique… mais pas muette : le 30 octobre 2006, à la remise des trophées décernés par Q Music , elle gratifiait Bono de U2 d’un « Shut up ! I don’t give a fuck ! ».

La chute

En 2007, elle titube sur scène, se casse les dents dans la chute et se retrouve en cure de désintox’. Entre-temps, elle avait publié son deuxième CD, «Back to black » (2006). Son comportement imprévisible et sa santé chancelante font que lorsqu’elle fait la Une dans les journaux, c’est rarement pour sa musique.

Enfin clean ?

Bonne nouvelle… si on accepte de la croire, elle ne se drogue plus :

"Je suis beaucoup plus en forme maintenant. J'ai eu l'habitude de prendre de la drogue mais je n'y ai pas touché depuis presque 3 ans. Ce n'est pas une chose difficile. Un jour je me suis levée et je me suis dit : "Je ne veux plus de ça".

Et, en janvier 2011, pour son grand retour sur scène au Brésil, le Daily Mail le confirme, ayant pour sa part titré "Elle avait l'air plus en forme que jamais"

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