Le meurtrier de John Lennon avait-il le bras armé par le FBI?

Cette hypothèse a priori fantaisiste expliquerait néanmoins certains éléments incohérents dans le dossier de Mark Chapman

Pour quelles raisons Mark Chapman a-t-il assassiné John Lennon ? La raison première, selon ses dires, serait la haine qu’il avait à l’encontre de Lennon, multimilliardaire progressiste qui se déguisait en hippie et faisait croire qu’il méprisait l’argent.

Pourquoi avoir choisi John plutôt qu'un des trois autres Beatles ?

Dès l'âge de dix ans, Chapman ne cesse d'écouter la musique des Beatles. Il n'est pas insensé de penser qu'il y a, dès lors, amalgame entre la personnalité de John Lennon, et celle de son propre père. Pourquoi avoir choisi John plutôt qu'un des trois autres Beatles ? Tout gamin, Chapman était obsédé par l'image du Christ. Or, c'est bien Lennon qui avait déclenché un scandale en affirmant que les Beatles étaient plus célèbres que Jésus. Et en rajoutant une couche en portant en 1968 - 1969 les cheveux longs et la barbe que l’on prête à Jésus. Explication plutôt simpliste… mais pas stupide quand on sait que Chapman avait le cerveau bien embué par la consommation, dès l’âge de 14 ans, de marijuana, barbituriques, LSD, héroïne, mescaline. Un cerveau qui représentait un terrain fertile : dès sa naissance, on avait diagnostiqué qu’il était victime d’une forme très rare d’autisme. Un cerveau fragile, donc facilement manipulable si on voulait lui faire commettre un crime.

Souvent dépressif, Chapman avait des tendances suicidaires

C'est la raison pour laquelle il avait fait un séjour en hôpital psychiatrique, à Waikiki. N'ayant pas le courage, la force de mettre fin à ses jours, Chapman n'aurait alors flingué Lennon que pour détruire sa propre image, de même qu'un dément brisera le miroir qui lui renvoie son reflet. D’ailleurs Chapman, au moment fatal, évita ce "reflet", puisqu'il tira dans le dos de Lennon. Ne supportant pas sa vie qu'il considérait comme ratée (il n'a pourtant que 25 ans), Chapman trouve un moyen de laisser sa trace dans l'Histoire en assassinant un personnage illustre, peut-être le premier d’une série.

Des détails troublants et un comportement incohérent

On a retrouvé chez Chapman une liste de noms. Des noms de célébrités qu’il aurait eu l’intention d’assassiner. Les unes après les autres ? Si vraiment Chapman avait eu l’intention de devenir serial killer de stars, est-il logique qu’il ait agi sur la personne de Lennon sans le moins du monde chercher à se dissimuler… au point d’être photographié avec la star quelques heures plus tôt (voir document) ? Et toujours dans cette perspective, pourquoi resta-t-il bien sagement au pied du building funeste au lieu de s’enfuir et chercher à se cacher ? On s’attendrait presque à ce qu’à l’instar d’une meneuse de revues de type Folies-Bergère, Chapman demandât « L’ai-je bien descendu ? » à l’ambulancier emportant Lennon perdant son sang (Chapman avait tiré à 5 reprises ; 4 balles avaient touché John. L’une avait particulièrement sectionné l’artère aorte. Autant dire qu’il n’y avait pratiquement aucun espoir de survie).

Chapman, immobile, attend l’arrivée de la police

Ce comportement incohérent semble, en revanche, logique si le « déséquilibré » a été payé pour tuer l’artiste et ensuite purger une peine de prison… rémunérée.

Chapman se met à table... tardivement

Lui avait-on fait jurer de rester silencieux un certain temps? Pendant six ans, Chapman refusa catégoriquement toute interview… mais n’arrêta plus d’en donner à partir de février 1987. De muet, il devenait volubile. Pourtant, il ne révéla rien qu'on ne sache.

Vingt ans après le meurtre (décembre 2 000), à quatre jours d'intervalle avec la date anniversaire du crime monstrueux, Chapman, prisonnier modèle, aurait pu retrouver la liberté, après avoir purgé sa peine à la prison d'Attica State, celle-là même que Lennon avait chanté sur son double album "Some Time in New York city". Depuis son lieu de détention, il avait multiplié les appels à la clémence, regrettant son geste, inconscient au point de certifier qu'un être aussi bon et généreux que Lennon lui aurait pardonné son crime. Mais sa libération a été refusée (à cinq reprises, en 2000, 2002, 2004, 2006 et 2008), sa tête ayant été mise à prix : il faut prendre au sérieux les menaces qui ont été proférées à son encontre s'il venait à être libéré. Yoko s’y oppose catégoriquement : si Chapman est remis en circulation, selon elle, « le cauchemar va recommencer ».

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