Le terrifiant mystère du lac de Roopkund

Des centaines de marcheurs auraient été tués par une pluie de grêlons
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Hormis le site d' Axolot et celui de CenterBlog à partir desquels nous sommes partis puisque tous deux partagent les mêmes informations, rien n'a encore été publié en langue française sur ce mystère qu'on ne semble pas près de percer ; car, ce Mystère, il persiste depuis quatre-vingt ans.

Très exactement depuis qu'on a trouvé des centaines de cadavres aux crânes fracassés et aux membres brisés au pied de l'Himalaya, près de la ville historique de Rishikesh , là où les Beatles firent retraite au printemps 1968, dans le district de Chamoli à 4778 mètres d'altitude au bord d'un lac indien gelé, celui de Roopkund surnommé depuis le Lac aux Squelettes.

En 1942, un garde forestier anglais découvrit des centaines de squelettes sur les rives du lac Roopkund, un petit lac gelé de l’Himalaya situé à près de 5000 m d’altitude. Les autorités anglaises pensèrent d’abord qu’il s’agissait de soldats japonais morts en essayant de traverser la frontière indienne pour mener une attaque surprise, mais les ossements étaient bien trop anciens pour valider cette hypothèse.

Roopkund, le lac des squelettes

Personne ne semblait pouvoir dire qui étaient ces gens, ni encore moins ce qui les avait tués. Pendant des décennies, le mystère du lac Roopkund fascina historiens et scientifiques, qui proposaient diverses théories sur les causes de l’évènement. Certains pensaient qu’il pouvait s’agir d’un suicide collectif rituel, d’autres parlaient d’un glissement de terrain, ou encore d’une épidémie. Lorsque les premiers tests au carbone 14 furent menés dans les années 60, on estima que les victimes avaient vécu entre le 12ème et le 15ème siècle, ce qui amena l’hypothèse d’une armée antique qui aurait succombé aux conditions extrêmes de l’Himalaya.

Mais ce n’est qu’en 2004, soit 62 ans après la redécouverte du site, qu’une nouvelle enquête permit de résoudre l’énigme : des chercheurs indiens et européens mirent à jour des bijoux et des armes, ainsi que des tissus organiques exceptionnellement préservés par le climat de la zone.

Les restes de plus de 500 personnes furent dénombrés au total

Une nouvelle datation permit de déterminer qu’ils remontaient à l’an 850 après J-C environ. Les tests ADN montrèrent qu’il y avait deux groupes distincts parmi les corps, vraisemblablement des pèlerins aidés par des porteurs locaux. En ce qui concerne la cause de leur mort, une légende Himalayenne raconte que la Déesse Nanda Devi tua un jour des voyageurs qui avaient profané son sanctuaire montagneux en faisant s’abattre sur eux une pluie de grêle « dure comme du fer ». C’est à cette même conclusion qu’aboutirent les scientifiques après analyse des fractures observées sur les corps des victimes : piégées par la tempête, et sans abri où se réfugier, toutes furent décimés par des grêlons gros comme des « balles de cricket » (environ 8 cm de diamètre). On peut encore voir de nombreux cranes et ossements autour du lac Roopkund, bien que les visiteurs occasionnels en aient emporté une grande partie en souvenir de leur expédition. Car des visites guidées sont organisées : cliquer ICI .

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