Marc Bolan : soirée souvenir sur internet le 13 septembre

Le "Petit prince" de la pop music était né un 30 septembre et mourut un 16 septembre. Logique de penser à lui rendre hommage ces jours-ci

Ce mardi 13, de 19h à 22h heures anglaises, Steve 'Ace' Luff présente le "Marc Bolan special" sur internet (pour y participer, renseignement sur ce lien Facebook ).

Retour sur un destin d'étoile filante : son succès ne dura que trois ans

Mark Feld, Anglais, est né le 30 septembre 1947. Il choisit le pseudonyme “Bolan”, contraction de Bob Dylan, en hommage à son idole américaine. C'est du moins ce que prétend la légende car son ami Riggs O'Hara explique plus prosaïquement que c'est leur logeur, Jimmy Bolam, qui a inspiré Marc !

A l'instar de son ami David Bowie (avec qui il enregistrera le 45 tours " The Prettiest Star"), Marc Bolan, durant les mêmes années que Bowie (1964-1969 , croupit dans l'anonymat le plus complet. Ce qui n'est guère étonnant, vu sa démarche marginale et élitiste.

D'abord chanteur sous le pseudonyme de Toby Tyler, il rejoint le groupe John's Children

Avec un album intitulé Orgasm , le groupe John's Children ne pouvait pas s'attendre à des ventes mirobolantes : pas évident, pour un adolescent, de demander Orgasm à son disquaire, en 1966. Dépité, Marc quitte la formation et joue ensuite du folk psychédélique sous le nom de Tyrannosaurus Rex -pas évident non plus à demander au même disquaire ! Le succès est confidentiel, mais Marc compte parmi ses admirateurs le célèbre animateur de radio John Peel qui va amplement le diffuser à la B.B.C. On peut considérer que le succès de Marc est dû en grande partie à Peel. Parvenu au top, Bolan ne manifestera pas la gratitude qui aurait dû s'imposer ; lui et Peel resteront brouillés à mort.

1970, la fin des vaches maigres

Après une ultime tentative ratée sous le pseudonyme de Dib Cochran And The Earwigs, Marc, sans doute lassé de jouer devant quinze spectateurs, change de style, de look et de groupe, l'imprononçable Tyrannosaurus Rex devenant T.Rex. S'affublant de cuir, de chaussures à plateau, se maquillant comme une poupée Barbie, il crée un style, le "rock à paillettes". Dans son sillage, The Sweet, Gary Glitter, Suzi Quatro et Alvin Stardust. Et évidemment David Bowie, le précurseur du rock efféminé.

Miracle !

Le leader porte-parole Marc Bolan devient instantanément une idole en Angleterre, mais pas en Amérique. D'une sensibilité très féminine, Bolan donne naissance au style glamour rock. Sa voix particulière, extraordinaire, haut perchée, unique et inimitable, fait écrire à un journaliste anglais : "Ne vérifiez pas la vitesse de rotation de votre tourne-disque... Marc Bolan semble véritablement en permanence au bord des larmes lorsqu'il s'approche d'un micro".

De 1970 à 1972, les tubes s'empilent

Marc symbolise la naissance des années 70 : son premier hit magistral, " Ride a white swan ", est N°2 en Grande-Bretagne en 1970. Suivront "Hot Love" (n°1 en Angleterre, n°72 aux Etats-Unis), "Get It On" (n°1 en Angleterre, n°10 aux Etats-Unis), "Children Of The Revolution" (n°2 en Angleterre), "Metal Guru" (n°1 en Angleterre), "Telegram Sam" (n°1 en Angleterre, n°67 aux Etats-Unis), "Jeepster"(n°2 en Angleterre).

En 1973, il divorce, devient associal

Ses fidèles amis Elton John, Ringo Starr, John Peel et son producteur Tony Visconti se détournent de lui. Une année qui annonce la chute. L'ex-idole supporte très mal l'anonymat, ses disques ne parvenant plus à pénétrer dans le sacro-saint Top 50. Pour oublier, il se réfugie dans la nourriture, le cognac et la cocaïne. C'est la déchéance à tous les niveaux, et ça dure quatre ans.

En 1977, les punks qui, pourtant, ne font de cadeau à personne, élèvent Bolan au rang de culte.

Qu'une star à paillettes soit encensée par les Clash ou les Sex Pistols avait de quoi surprendre. Ragaillardie, la star rendue bouffie par l'alcool et la drogue s'offre une cure de jouvence. Au moment où il prépare son grand retour, un platane en décide autrement. Le 16 septembre 1977, un arbre arrête la course d'un bolide lancé à cent à l'heure. Gloria Jones, sa compagne depuis 1973, en réchappe miraculeusement, mais pas lui. Il avait célébré son 30ème anniversaire quelques jours auparavant. Leur fils Rolan Bolan, alors âgé de deux ans, sera aidé financièrement par le fidèle ami Bowie, qui ouvre un compte au nom du bambin, compte sur lequel David verse de l'argent régulièrement depuis 1977.

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