P.J. Harvey passe la Saint-Valentin en concert à Paris

Elle sort son prochain CD "Let England shake" le 14 février et le présente en concert privé à La Maroquinerie. Retour sur sa carrière...

Evènement : P.J. Harvey présente aux Parisiens son nouvel album, "Let England shake" le 14 février : elle sera en concert privé à La Maroquinerie. 'Written On The Forehead', un premier extrait du futur album fut mis en ligne en décembre. Ce sera sa première publication depuis "White Chalk" en 2007.

Pour en savoir plus, l'hebdomadaire anglais la rencontra en interview. Grâce au fameux périodique musical, on en sait déjà beaucoup sur le climat général de l'album à venir :

"On a souvent trouvé mes disques introvertis (ce qui n'est pas très étonnant, quand on sait que ses amis disent d'elle qu'elle sort très peu et qu'elle fréquente très peu de gens) et bien le prochain sera différent, très différent...très ouvert".

Il sera en partie produit par Mick Harvey

Précisons que, malgré son nom, Mick, musicien membre des Bad Seeds de Nick Cave, n'a aucun lien de parenté avec Polly Jean Harvey. Ils se sont connus par l'intermédiaire de Nick avec qui PJ eut une histoire d'amour torturée en 1996.

Qui est P J Harvey?

PJ Harvey, née Polly Jean Harvey en 1969 en Angleterre, est auteur et compositrice de rock alternatif parfois minimaliste. Mais comme elle apprécie la diversité et craint de s’ennuyer à toujours refaire les mêmes disques, on peut fréquemment lui coller les étiquettes folk, électro, rock et pop. Le fait est qu’on n’a rarement l’occasion de s’ennuyer, avec PJ… et elle non plus, ne s’ennuie pas, trouvant toujours quelque chose de nouveau pour faire tomber dans ses délicieuses griffes les rock critics : son album de 2011 commercialisé le jour de la Saint-Valentin (et appuyé par une tournée européenne partant de Londres le 27 février) fut en partie enregistré… dans une église.

Multi-instrumentiste

Si la plupart des documents la concernant la montrent s’accompagnant à la guitare, c’est néanmoins le saxophone qu’elle a d’abord maîtrisé (elle en a joué huit ans avant de publier son premier disque, « Dress », en 1991). Elle joue également de la basse, de l’orgue, de l’harmonica, etc. et du piano, instrument qui prédominera dans son œuvre en 2006. En gros, il n’y a vraiment que la batterie qui lui résiste.

Avant de prendre son envol en trio puis en solo, elle se fit les dents pendant quatre ans (1987-1991) dans le groupe Automatic Dlamini.

Pas divine... mais attirante

Pas particulièrement belle, elle est néanmoins volontiers sexy sur scène, dans ses clips… et à la Une du très coté New Musical Express sur laquelle, en avril 1992, elle pose seins nus. Se posait-elle en féministe activiste (ou l’inverse) ?

- « Je ne me prétends pas féministe car… je ne sais pas ce que ça veut dire et ce que cela sous-entend. Il faudrait que je me penche sur la question, que j’étudie l’histoire du féminisme à travers les âges… mais je n’en ressens pas le besoin ! Je me verrais plutôt proche du Riot Grrrl mais apparemment ses ressortissantes ne souhaitent pas m’y assimiler ».

Son approche de la féminité et de la beauté n’est pas… ordinaire

Elle revendique une image de « Joan Crawford… sous acide » à la fois élégante, révoltante et drôle. Mais à l’époque (1996), elle l’avouera deux ans plus tard dans un article paru dans The Times , elle se sentait paumée et cachait son désarroi sous un masque déroutant :

- Je n’arrive pas à me détacher de l’image qui me colle à la peau, celle d’une artiste torturée. Mes chansons ne sont pas autobiographiques ! On me voit comme une espèce de sorcière qui pratique la magie noire. J’ai même lu quelque part que j’avais donné naissance à un enfant que j’ai immédiatement noyé ; cette histoire vient qu’on a pris à la lettre les paroles de ma chanson « Down By the Water ».

Déconcertant et anecdotique

En 1993, pour la réalisation de son album « Rid of me », elle se nourrit exclusivement de pommes de terre (information sans aucun intérêt mais confirmée par ceux qui assistèrent aux séances d’enregistrement). A partir de ce simple fait, on lui colla l’étiquette d’excentrique.

Palmarès

Le magazine Rolling Stone , quant à lui, bien qu’américain, décerna à cette Anglaise, en 1992 la palme de Best New Artist and Best Singer Songwriter (pas besoin de traduire !) et en 1995 celle d’Artiste de l’année (son album de cette année-là, « To bring you my love », s’était déjà vendu à un million d’exemplaires). Inutile de préciser qu’en son propre pays les distinctions furent plus nombreuses encore.

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