Première conférence de presse de Clément Wittmann le 6 septembre

Du 6 au 13 septembre, à Paris, le candidat Objecteur de Croissance fera le point sur son tour de France à vélo. Dans la course à la Présidentielle 2012 ?

Depuis l’étonnante percée du mouvement écologique aux élections européennes, tous les partis repeignent leur devanture en vert. Mais justement, la couche reste en devanture ! Car tous sont d’accord pour continuer de scander que la croissance est la clé de voûte des meilleurs conditions de vie... alors que, selon certains dont Clément Wittmann, c’est justement la croissance qui est à l’origine de la dégradation de nos conditions de vie et de la destruction généralisée de la planète. Et depuis plus de trois mois, Clément Wittmann, à bicyclette, fait le tour de France et de ses mairies pour récolter les 500 signatures de maires qui lui sont indispensables pour pouvoir se présenter à la prochaine élection présidentielle.

Qui est Clément Wittmann ?

Militant écologiste, pacifiste, et altermondialiste depuis plus de vingt ans, Clément Wittmann a décidé de se lancer dans la campagne en vue de l’élection présidentielle de 2012 . Sa candidature n’a d'autre motivation que celle d’apporter un discours différent, d’être le porte parole de populations ignorées et de territoires oubliés. Sa candidature se situe à l’extérieur de tout mouvement ou parti, ce qui lui donne une totale liberté de ton et l’autorise à aborder des sujets qui ne sont pas particulièrement électoralistes. Même dans son camp, certains préfèrent éviter d’aborder la question de la décroissance, car elle risque de faire peur aux électeurs (souvenons-nous de Laurent Ruquier qui, certes en plaisantait, espérait que Nicolas Hulot ne se présenterait pas aux présidentielles de 2007 car s’il les gagnait, « qu’est-ce qu’on allait se faire chier » : éteindre les lumières, ne plus rouler en 4x4, arrêter de gaspiller...). Après son tour de France en vélo pour récolter les signatures de maires, Wittmann sera à Paris début septembre :

- le mardi 6, conférence de presse à 17h au "138", 138 rue du Faubourg Saint Antoine dans le 12è arrondissement.

- mercredi 7 au Sénat sur le thème de la décroissance des fastes de la République.

- jeudi 8 à l'Hôtel Crillon sur le thème de la décroissance des inégalités.

- vendredi 9 dans les locaux TGV de la SNCF LGV sur le thème du ralentissement.

- samedi 10 dans les locaux Dassault sur le thème du désarmement.

- lundi 12 à la Mairie de Montreuil chez Dominique Voynet sur le thème du retour en démocratie et de la fin du cumul des mandats.

- mardi 13 à l'Assemblée Nationale sur le thème de la fin de l'oligarchie et du retour en démocratie

Pouvons-nous réduire le bonheur à la consommation ?

Le pouvoir d’achat est-il un programme politique du vivre-ensemble ? Pas sûr ! Pourtant nul parti, nul politique, jusqu’à présent, ne met en doute l’absolue nécessité de produire toujours plus pour soi-disant créer de la richesse au bénéfice de tous. Il y a une dizaine d’années les altermondialistes affirmaient "un autre monde est possible". Depuis, la situation s’est de toute évidence dégradée sur tous les plans : écologiques, sociaux, démocratiques... Les oligarchies au pouvoir continuent de tirer profit de tout ce qui peut permettre de se partager les places, de passer leurs temps sur des détails alors que c’est toute, absolument toute la société qu'il faut repenser. Gauche et droite sont foncièrement productivistes dans leurs fondements idéologiques, dans leurs programmes, comme dans leurs exercices successifs du pouvoir.

Lutter contre une posture économique outrageusement mensongère : la croissance

Petit retour une trentaine d’années en arrière, en octobre 1981 plus précisément. Au congrès de Valence du parti socialiste , quelques mois après l’élection de François Mitterrand, la teneur de la résolution adoptée est la suivante : " Nous ferons les réformes de base malgré la crise (déjà la crise?). Nous ferons les transformations de structure pour surmonter la crise. Cela passe par un plan de relance et le soutien de la croissance". Quelques années auparavant , en 1976 , Raymond Barre, alors premier ministre de Valéry Giscard d’Estaing, promettait de "sortir la France du marasme".

C'est ainsi que depuis plus de trente ans , les pouvoirs successifs de droite et de gauche, accompagnés par des médias qui maintiennent un climat permanent de crise, proposent inlassablement les mêmes remèdes : relancer l’économie et augmenter le pouvoir d’achat.

Entre 1960 et 2007 le Produit Intérieur Brut Mondial est passé de 2 000 milliards de dollars à 54 300 milliards de dollars. Le chômage a t il reculé ? La pauvreté disparu ? A l’évidence non. Bien au contraire. Il y a actuellement 300 millions d’enfants de moins de quinze ans qui travaillent, ils n’étaient que 50 millions en 1980. Actuellement 100 millions d’enfants vivent dans la rue, ils n 'étaient que 60 millions il y a dix ans.

Si la croissance n' a pas apporté de réponses aux questions sociales, sa "réussite" sur le plan environnemental est remarquable. Plus personne, ou presque, ne conteste le réchauffement climatique de la planète, l’état de mort biologique de nombreux cours d'eau, les montagnes de déchets, la destruction généralisée du cadre et des conditions de vie. En bref la crise écologique dans son ensemble. Cette crise-la est bien réelle et ce sont les mauvaises réponses apportés aux crises économiques fictives qui en sont à l’origine.

Ses thèmes de campagne

"Je compte véritablement faire de la politique "autrement", déclare Clément Wittmann. "La critique radicale du concept de croissance sera évidement un des thèmes de campagne. Il faut absolument diffuser l'idée qu'une société de consommation aboutit à une société de destruction. Dans un récent livre, le scientifique canadien David Suzuki considère que faire l'apologie de la croissance devrait être considéré crime un contre l'humanité. J'ajoute pour ma part que, même en admettant que cela aboutisse au plein emploi, nous ne pouvons accepter de recouvrir la France de béton, de bitume, de zones industrielles et commerciales et de lignes de TGV.... Il y a une seconde raison majeure de s'opposer à la croissance : outre la destruction de l'environnement dont nous avons enfin conscience, il y a l'impérieuse nécessité de ne pas nous retrouver dans un scénario à l'islandaise, où les générations futures auront à faire face à un endettement abyssal. Ces endettements sont la conséquence de nos modes de vie consumériste. Je propose de mettre fin à la démesure par un plaidoyer pour la simplicité volontaire".

Voir des vidéos. Attention, c'est du second degré : http://www.dailymotion.com/video/xgzwlf_vive-la-croissance-dans-la-construction-automobile_news

www.dailymotion.com/video/xh0he5_vive-la-croissance-dans-le-secteur-de-l-education_news

www.dailymotion.com/video/xgzwiv_vive-la-croissance-dans-le-betonnage_news et www.dailymotion.com/video/xgzwqh_vive-la-croissance-dans-le-secteur-militaire_news

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