Que reste-t-il des chanteuses new wave de la fin des années 70 ?

La révolution punk fut de courte durée. Beaucoup de starlettes de l'époque ont sombré dans l'oubli
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De la fin des années 70, nous avons retenu les noms de Kate Bush, de Nina Hagen, des Runaways et d'une poignée d'autres. Mais sur les dizaines de jeunes filles qui, entre 1977 et 1982, ont accédé à la gloire via la scène et le disque, beaucoup ne méritaient ni tant d'honneur à l'époque, ni un tel oubli aujourd'hui...

Demandez à l’homme de la rue si les noms qui vont suivre lui évoquent quelque chose :

Les Motels

Ce groupe a enregistré sept albums entre 1979 et 2008 avec sa chanteuse Martha Davis qui a ensuite publié quatre albums solo entre 1987 et 2008.

Heart

Ce groupe américain fondé par les soeurs Ann et Nancy Wilson vendit des millions d’exemplaires (surtout au Canada) des albums « Magazine » (1978) et « Bebe Le Strange » (1980).

Paula Abdul

Elle aussi, on y a cru, tant elle avait d’énergie et de charme. Elle était avant tout une prodigieuse danseuse, et elle fut choisie par la bande à Michael Jackson pour arranger la chorégraphie du clip des Jacksons, « Torture » (1984), puis de ceux de leur sœur Janet. Au niveau vocal, en revanche, Paula n’était pas au top. En clair, cela signifie que ses fans adoraient la regarder à la télé mais qu’ils se défilèrent lorsque sortit son premier disque, « Knocked out ». Pourtant dès son deuxième single (« It’s just the way that you love me », 1988), elle était troisième au hit-parade américain. Et les six suivants (trois en 1989, trois en 1991) furent tous n°1. Entre-temps elle avait sorti les albums « Forever your girl » et « Spellbound » et la compil’ « Shut up and dance » aux ventes massives, au moins en Amérique (chacun fut Disque de platine aux Etats-Unis et au Canada). Mais voilà, la belle histoire allait rapidement tourner court. Ca commença par un procès intenté par sa choriste Yvette Marine qui prétendit avoir, non pas simplement assuré les chœurs, mais carrément doublé la voix de la star. Paula et sa maison de disques Virgin gagnèrent le procès, mais le moral de la chanteuse en avait été affecté. Elle se réfugia dans… la nourriture et devint boulimique, ce qui était catastrophique pour son image de danseuse. Sa carrière ne sera plus qu’une succession de hauts et de bas, participant à des émissions de télé réalité certes populaires mais gérant, en contrepartie, sa carrière de chanteuse du bout des lèvres : lorsque sortit en janvier 2008 son single « Dance like there’s no tomorrow », elle avait disparu des hit-parades depuis treize ans. Mais elle avait une excuse : en 2005 elle avait annoncé publiquement qu’elle souffrait d’une maladie fort rare nommée algoneurodystrophie.

Les Comateens (1978-1985)

Auteurs de hits miniatures, comme l’écrit le site music-story.com, on se rappelle qu’ils furent amis avec Etienne Daho. Mais à part ça…

Poly Styrene (née Marion Elliot) et Lora Logic (née Susan Whitby)

Elle s’illustrèrent dans le groupe X Ray Spex (1976-1979). Poly parlait beaucoup : « Si quelqu’un essaye de faire de moi un sex-symbol, je me rase la tête ». Le groupe obtint un certain succès avec le 45-tours « Oh bondage, up yours ». Sans vraiment totalement décrocher de la musique, les deux filles se réfugièrent dans la secte Krishna. Poly est décédée en 2011.

Texas

Même si leur « Greatest Hits » sorti en 2000 s’est vendu à plus de 5 millions d’exemplaires,Sharleen Spiteri et son groupe (qui eut un tube en 1989, « I Don't Want A Lover ») méritent-ils plus de trois lignes dans le présent article ?

Suzanne Vega

Née en Californie en 1959, Suzanne est auteur-compositeur-interprète. Elle reste connue pour son tube « Luka » (1987). Cette chanson est tirée d’une histoire vraie, qui explique comment des gens peuvent vivre l’un près de l’autre, se voir tous les jours.... sans savoir dans quelle détresse peut vivre l’être croisé chaque matin. Le petit Luka habitait dans le même immeuble que la chanteuse mais ce n’est qu’après des mois à se rencontrer dans l’escalier qu’ils se mirent à se parler, et que Suzanne Vega apprit que le petit garçon était battu par ses parents et racketté à l’école. Sur le même album figurait la chanson « Solitude standing » (à suivre en cliquant ici ).

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