Vache folle, le retour ?

Les farines animales sont sur le point de faire leur come back. Avec la bénédiction du Conseil National de l'Alimentation. Qu'en pense l'homme de la rue?

Sur le Figaro.fr, on fait le point. Et les commentaires des lecteurs de l'article se passent de tout... commentaire.

Vache folle, le retour ?

Selon le Figaro,les farines animales "interdites au niveau européen après l'apparition de la maladie de la vache folle, pourraient être de nouveau acceptées pour certains types d'élevages. Le Conseil national de l'alimentation s'y est dit favorable". La mesure, proposée par la Commission européenne, a en effet reçu, le 31 mai, l'aval du Conseil National de l'Alimentation.

Les précisions du Figaro.fr

Le Conseil National de l'Alimentation est une "instance consultative qui réunit des représentants des autorités de santé, des agriculteurs, des industriels et des consommateurs, sous la tutelle du ministère de l'Agriculture". Elle s'est "dite favorable à la levée de l'interdiction de 2001 pour le secteur de l'aquaculture dans un premier temps. Dans un second temps, une «extension éventuelle à l'alimentation des porcs et des volailles» pourrait être envisagée «après un bilan bénéfices/risques».

L'interdiction continuerait de s'appliquer aux élevages bovins

L'emploi du conditionnel "continuerait" est éloquent ! Mais pour les autres animaux et ensuite les humains qui s'en nourriront, à part l'aspect financier, est-il vraiment bénéfique de les engraisser aux P.A.T. (Produits Animaux Transformés?)

Poisson fou, cochon fou...

La maladie de la vache folle, ou encéphalopathie spongiforme bovine, est apparue dès 1986 chez les bovins au Royaume-Uni, avant de s'étendre en Europe dans les années 1990, décimant des cheptels entiers.

Des vaches qui mangent de la vache

Origine de cette forme moderne de la danse de Saint-Guy : les farines animales de carcasses de vaches et autres animaux, que l'on faisait manger aux vaches elles-mêmes. Cette maladie se serait ensuite transmise à l'homme, sous la forme d'une nouvelle variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob. Environ 200 personnes auraient été infectées, et il n'existe aucun traitement à l'heure actuelle.

Le bon sens au coin de la rue

Les commentaires des lecteurs de l'article du Figaro.fr nous dispensent de nos propres commentaires :

- Il est impossible de garantir l'interdiction de nourrir les bovins avec la farine animale.Outre la fraude des éleveurs en France ou en Europe,les pollutions croisées seront possibles sur les lieux de production ou lors des transports.

- Daniel Audebert écrit : Comme nous sommes toujours plus nombreux sur terre, avec la bénédiction de nos "chers" dirigeants, il faut bien nourrir le bétail. Le problème reste de savoir qui est vraiment le bétail.

Rose Dévan (joli pseudo) écrit :

La pression mise sur l'UE par les financiers des groupes agro alimentaires pour vendre leur farine animale est inadmissible. Que des groupes s'enrichissent c'est normal, mais pas au détriment de la santé et de la vie de la population. Ces farines animales source importante de protéines sont aussi des vecteurs d'une maladie épouvantable. Après avoir contaminé la filière bovine, ils veulent s'attaquer aux poissons d'élevage, aux volailles et enfin au porcs, de sorte que toute la chaine alimentaire protéique sera touchée si une nouvelle pathologie se déclare, ce qui a court ou moyen terme sera le cas. Anticiper les problèmes, c'est y penser avant qu'ils n'arrivent et faire en sorte qu'ils ne se produisent pas. la responsabilité des politiques élus au parlement européen et dans les différents pays de l'union est d'empêcher cette ineptie. Quel sera le coût humain et financier d'une telle faute?

Concombre espagnol, sushi de Fukushima, animaux fous, soja allemand... sans oublier les fraises (article à lire en cliquant ici ), qu'est-ce qu'on va bientôt pouvoir se mettre sous la dent ?

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