Symboles de Pâques

Ces symboles sont une réminiscence des cultes païens.

L'agneau

Une légende raconte que le jour de Pâques un agneau d'or surgit à l'aube et bondit par trois fois devant le Soleil avant de disparaître. L'image de l'agneau remonte à l'Antiquité : les Hébreux prêts à franchir la mer Rouge tuèrent des agneaux et les mangèrent debout, le bâton en main. Chaque année, rituellement ils en répètent le récit : « L'agneau pascal, c'est le sacrifice de Pâques que nous offrons à l'Eternel»

Les chrétiens reprirent l'image de l'animal sacrifié et le consacrèrent au Christ, «l'Agneau de Dieu», sacrifié pour «effacer les péchés du monde».

Le poisson

Dans le monde chrétien, le poisson symbolise le Christ. ICHTUS, les initiales de Jésus-Christ, fils de Dieu, sauveur, signifient poisson en grec.

Ce symbole n'en évoque pas moins l'antique déesse mère. On ne peut s'empêcher de superposer les trois poissons entrelacés, symbole de la divine trinité, avec la représentation des trois déesses mères transformées en poissons.

La cloche

On raconte aux enfants que les cloches s'envolent à Rome pour être bénies par le Pape et reviennent ensuite, triomphantes, chargées de confiseries multiples. La cloche a toujours eu une connotation un peu magique. Jour et nuit les cloches égrènent le temps, elles annoncent les événements tant heureux que tristes, elles rappellent aux chrétiens la présence divine.

Ce caractère surnaturel, les cloches l'ont eu de tout temps. En Alsace, par exemple, lors de la guerre de Trente Ans, des villages entiers furent décimés. La population en s'enfuyant décrocha les cloches et les cacha au fond des puits ou des cours d'eau. On raconte que, depuis, l'une d'entre elles remonte tous les sept ans (chiffre sacré) à la surface lors d'une nuit de printemps.

L'œuf

Depuis toujours symbole de vie, donc de résurrection, en même temps que de perfection chez les peuples latins surtout. La croyance remonte à la nuit des temps.Il a été trouvé des œufs décorés dans des tombes préhistoriques. L'œuf favoriserait une deuxième vie?

Les Romaines, tout de blanc vêtues, portaient solennellement un œuf aux processions de Cérès (déesse de la fertilité) lors de l'équinoxe de printemps.

Les «œufs de serpent», sorte de pierres fossilisées, étaient reconnus par les druides comme détenteurs de propriétés extraordinaires.

Dès le XIIe siècle, on trouve trace de consécration d'œufs à l'église.

A la Cour de France, le roi lui-même, au sortir de la messe pascale, distribuait les œufs bénis.

L'œuf était interdit pendant le Carême. Que faire donc de tous ceux qui s'amoncelaient ? On se mit à les offrir et, pour rendre plus agréable le cadeau, à les décorer et à les peindre en rouge par exemple, symbole de la résurrection.

Aujourd'hui, la coutume de ces œufs décorés se perpétue.

Pourquoi a-t-on la coutume d'écraser la coquille de son œuf coque après l'avoir mangé ?

Souvenir d'enfance ? Par politesse ? Pas vraiment, mais parce qu'en brisant la coquille, on chasse les mauvais esprits censés vivre dans les œufs.

La date de Pâques a été fixée par le concile de Nicée, en 325 ap. J-C, au dimanche suivant le quatorzième jour de la lune du mois de Mars. Nous constatons qu'elle coïncide, à quelques jours près, avec l'équinoxe du Printemps. C'est le renouveau de la nature qui a toujours été fêté depuis la nuit des temps.

Il n'y a pas qu'au moment de Pâques que les rites religieux et la symbolique païenne aient été étroitement liés.

Sur le même sujet