Risques cardiovasculaires et prévention

Crise cardiaque, AVC, infarctus, décès, malgré les grands progrès accomplis, les maladies cardiovasculaires restent une cause majeure de décès en France.
04 Août

Les maladies cardiovasculaires représentent la deuxième cause de décès en France. Environ 150 000 personnes décèdent chaque année d’un accident vasculaire cérébral. Les nouvelles technologies permettent aujourd’hui un gain substantiel dans le traitement et les possibilités chirurgicales, mais la prévention reste le seul moyen d’enrayer les risques.

Risques cardiovasculaires

Les maladies cardiovasculaires désignent l’ensemble des maladies du cœur et des artères. Elles sont causées par des dépôts de cholestérol sur les parois des artères. Ces dépôts finissent par gêner la circulation du sang qui aliment les organes, le cerveau ou le cœur.*

Le développement de ces maladies dépend de plusieurs facteurs tels que l’âge, le tabagisme, l’alimentation, l’absence d’une activité physique et une obésité ou un surpoids. Ainsi plus vous cumulez ces facteurs, plus le risque s’accroît de développer un jour ce type de maladie.

Les antécédents familiaux augmentent également ce risque, si dans votre famille proche une personne a présenté un jour un infarctus ou un accident vasculaire cérébral (AVC).

Avec l’âge, la probabilité d’avoir un accident cardiaque augmente nettement après 50 ans chez l’homme et 60 ans chez la femme, la femme étant plus protégée jusqu’à la ménopause.

Facteurs et symptômes

Apprendre à identifier les facteurs de risque cardiovasculaire permet de ne pas les sous estimer. En effet, des symptômes trop longtemps silencieux peuvent avoir des conséquences inattendues. Car même si vous vous sentez en bonne santé, vos artères peuvent se boucher durant plusieurs années, puisqu’elles peuvent accumuler des dépôts de cholestérol sur les parois des artères qui vont former des plaques d’athérome. On parle ainsi d’athérosclérose.

Le rétrécissement des artères entraîne peu à peu le ralentissement de la circulation sanguine et une moins bonne oxygénation des organes vitaux comme le cerveau ou le cœur. Ainsi, la formation d’un caillot peut interrompre brutalement la circulation sanguine et provoquer un accident cardiovasculaire, un infarctus du myocarde.

Un petit AVC, entraînera peut-être une paralysie locale et passagère, une douleur au bras ou à l’épaule, un voile momentanée sur un œil… il n’en demeure pas moins qu’il faudra immédiatement consulter votre médecin et vous préparer à une intervention chirurgicale ou bien à un traitement médicamenteux. Mais les AVC graves sont quant à eux sans appel, ils entraînent décès, comas ou handicap souvent lourds de conséquences.

Afin de vérifier la présence de symptômes, il est préférable de demander à votre médecin, une prise de sang annuelle pour vérifier le taux de cholestérol, et de faire vérifier votre tension au moins 2 fois par an après 45 ans. Si vous avez des doutes, faites le dès maintenant. Ces « systèmes d’alerte » permettront de considérer s’il y a lieu d’intervenir et de prendre sa santé en charge plutôt que de passer dans le bloc…

Agir pour limiter les risques

En limitant votre apport de graisses et de sucres, vous évitez l’excès de poids qui oblige votre cœur à un travail accru et aggrave le risque d’apparition des maladies cardiovasculaires. Pour réduire les facteurs de risques, vous n’avez pas besoin de suivre un régime strict, il suffit de suivre quelques conseils diététiques de base.

Evitez une alimentation trop riche en graisse, préférez ainsi les viandes blanches et surtout les légumes aux charcuteries ou viandes rouges consommées en excès.

Méfiez-vous des plats préparés industriels qui sont trop souvent riches en sucres, en sel et en graisses. Il est d’ailleurs souhaitable de préparez ses plats et de penser au dosage.

Adoptez un régime alimentaire équilibré en mangeant fréquemment du poisson, des fruits et on ne le dira jamais assez : des légumes !

Côté assaisonnement, il faut privilégier l’huile d’olive ou de colza et de pépin de raisin pour la cuisson. La cuisson vapeur est idéale et la cuisine au beurre est à éviter ainsi que les fritures. Méfiez-vous aussi des plats mijotés en sauce riche en graisses.

Attention au grignotage en dehors des principaux repas, pour cela veillez à bien manger pendant les repas pour ne pas ressentir de sensation de faim.

Enfin, deux points clés : le tabac est bien sûr à bannir absolument, la cigarette annule la protection naturelle dont bénéficie les femmes jusqu’à la ménopause grâce à leurs hormones. Votre corps est moins bien oxygéné et les risques très accrus.

La consommation d’alcool doit-être modérée, pas plus de deux verres par jour, cela est plus que souhaitable. Il est également indispensable de pratiquer une activité physique régulière. Les avantages sont nombreux : vous limitez votre prise de poids, vous diminuez les risques de diabètes et d’hypertension artérielle et vous limitez le taux de graisse dans le sang, chemin faisant vous réduisez votre risque cardiovasculaire.

Attention, il ne s’agit pas de commencer une activité sportive intensive, mais douce. Par exemple, marcher plus de 30 minutes par jour, est un bon exercice simple et efficace, la natation et le vélo sont aussi les bienvenus.

Ce qu’il faut bien comprendre, c’est qu’il n’y a pas d’options, pas de choix, il s’agit d’un triptyque incontournable et indissociable, sauf avis contraire du médecin : équilibre alimentaire + arrêt du tabac + activité physique. Oui c’est de cela dont il s’agit, changer d’hygiène de vie, une condition indispensable et réaliste pour prétendre à un bénéfice certain dont vous serez vous-même satisfait et mieux portant. Parfois cela ne suffit pas et dans ce cas votre médecin vous prescrira peut-être un traitement.

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