Le Spartak perd avant la venue de Marseille

Le Spartak Moscou n'a pas préparé de la meilleure des manières la rencontre capitale de mardi en Ligue des Champions.
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Les Marseillais ont une revanche à prendre. Mardi, ils se rendent à Moscou pour y rencontrer le Spartak, qui les avait battus à l’aller (1-0). A l’époque, l’OM, qui se cherchait, avait rencontré une équipe qui entamait son redressement après un championnat très mal débuté. Contre le cours du jeu, les Moscovites étaient venus compliquer une situation que les Marseillais entendent bien corriger cette semaine, avant de recevoir Chelsea lors du dernier match de poule. Les émissaires du club phocéens ont du revenir optimistes de leur déplacement à Moscou aujourd’hui.

Pour le compte de l’avant dernière journée du championnat de Russie, le Spartak s’est en effet incliné face au CSKA Moscou 3 buts à 1. Certains diront que les Rouge et blancs avaient la tête ailleurs, puisque tout le monde à Moscou attend la confrontation de mardi avec l’OM. Mais au vu du match, on ne peut expliquer leur défaite uniquement par un manque de concentration ou une éventuelle économie d’énergie. Certaines lacunes sont apparues et elles n’ont pas du échapper aux observateurs marseillais.

Le Spartak mène à la mi-temps…

Tout avait pourtant bien commencé pour le Spartak, qui, en première mi-temps, était parvenu à ouvrir le score. A la 18ème minute, le défenseur argentin Nicos Pareja, retenu cette semaine par Sergio Batista pour affronter le Brésil avec la sélection argentine, lançait idéalement en profondeur Welliton. Le meilleur buteur du championnat russe butait sur Akinfeev, mais Ibson avait bien suivi, et ouvrait le score d’un plat du pied. Le Spartak avait fait le plus dur en marquant en premier, et semblait prendre le jeu à son compte. Mais à chaque contre initié par les trois feux follets du CSKA, Vagner Love, Seydou Doumbia et Sekou Oliseh, un vent de panique soufflait sur la défense des Rouges et blancs. Dépassé, le Tchèque Marek Sukhi concédait notamment quelques coups francs dangereux. Le score en restait néanmoins à 1-0 à la mi-temps en faveur du Spartak.

… mais craque en deuxième

Le CSKA commençait la deuxième période comme il avait fini la première : en menant des contres incisifs, et qui allaient cette fois-ci s’avérer décisifs. Malgré l’expulsion de Semberas à la 50ème, le club de l’Armée allait réussir à revenir dans le match. Par Keitsuke Honda, d’abord, qui reprenait de la tête une frappe magistrale de Sekou Oliseh repoussée par la barre à la 56ème. Puis par Seydou Doumbia, qui réalisait un festival dans la défense du Spartak et marquait dix minutes plus tard. Le Spartak n’allait pas réussir à renverser la tendance. Pire, Vagner Love aggravait même le score en toute fin de match, apparemment bien remis du tacle assassin infligé par Pareja quelques minutes plus tôt, ce qui avait valu à l’Argentin d’être expulsé. Ce dernier, excédé à la fois par les dribbles et les simulations de l’attaquant brésilien, a craqué à la manière d’un Diawara face à Néné lors du dernier Psg-Om.

Une nervosité palpable à l’approche du match décisif contre l’Om

Cela témoigne d’une certaine nervosité dans les rangs du Spartak à l’approche d’un événement qui est pour eux majeur. Oleg Romantsev, entraineur historique du Spartak dans les année 1990, confiait d’ailleurs il y a peu sur le site Sportbox.ru qu’il trouvait Valéry Karpine, coach actuel du club, assez nerveux, à l’image de ses joueurs. Une nervosité que pourrait bien exploiter Didier Deschamps, qui a certainement du remarquer par ailleurs l’inefficacité des deux ailiers alignés aujourd’hui par Karpine, Kombarov et Maidana, la méforme de Welliton, mais aussi la bonne prestation de Ibson et Mc Geady.

Ces deux-là pourraient bien poser quelques problèmes à la défense marseillaise mardi prochain.

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