OGM: quelles conséquences pour la nature?

Qu'est-ce qu'un organisme génétiquement modifié ? Ces OGM ont-ils un impact sur la nature et la biodiversité ? Voici quelques pistes pour mieux comprendre.
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Les organismes génétiquement modifiés (OGM) sont des organismes dont le matériel génétique (ADN) a été modifié par l’homme. Cette modification consiste en l’ajout ou le retrait de gènes

Pour ce faire, il faut artificiellement fixer des gènes d'un virus ou insérer de l'ADN supplémentaire dans le noyau cellulaire de l'hôte. Il permet à des gènes sélectionnés d'être transféré d'un organisme à un autre, même entre des espèces non apparentées. Le génie génétique peut ainsi créer des plantes avec le trait désiré très rapidement et avec une grande précision.

Les OGM actuellement présents sur le marché ont une résistance accrue à certaines maladies, aux insectes, à la sécheresse ou aux herbicides.

Par exemple, pour permettre une résistance aux insectes ravageurs, des chercheurs ont introduit dans le gène de certaines plantes une toxine de la bactérie Bacillus thuringiensis BT qui a une action insecticide et antiparasitaire.

De nos jours, les OGM sont utilisés dans la médecine expérimentale, par exemple, dans la thérapie génique, dans les recherches biologiques et médicales, dans la production pharmaceutique et bien sûr en agriculture.

Les dommages collatéraux

Une étude réalisée à la fin des années 90 a montré que le pollen du maïs Bt causait un taux de mortalité élevé chez les chenilles du papillon monarque. Or, les chenilles du monarque consomment des asclépias et non du maïs. Le pollen du maïs Bt est soufflé par le vent sur les plants d'asclépias dans les champs voisins, les chenilles consommant le pollen périssent. Cette étude menée en laboratoire fait débat. Actuellement, il n'existe pas d'accords sur les résultats de cette étude, et le risque potentiel d'effets néfastes pour les organismes non ciblés n’a pas été évalué.

La résistance au pesticide

Les plantes génétiquement modifiées ayant une tolérance aux pesticides et les mauvaises herbes peuvent se croiser, ce qui entraîne le transfert des gènes de résistance aux pesticides.

De «super» mauvaises herbes font alors leur apparition à proximité des cultures. Au lieu d’être débarrassés des pesticides, les agriculteurs doivent donc acheter des pesticides plus puissants pour faire face à l’invasion de ses mauvaises herbes résistantes.

Le transfert de gènes

Si les gènes peuvent se transmettre aux plantes environnantes, il en est de même entre culture OGM et non-OGM, les insectes fertilisant les cultures environnantes avec du pollen prélevé sur des plantes OGM. Les agriculteurs cultivant en bio ou en agriculture conventionnelle ne sont donc pas à l’abri de se retrouver avec des souches OGM.

Pour pallier à ce problème de la dissémination des gènes génétiquement modifiés, il y a trois possibilités : créer des plantes mâles stériles, faire en sorte que le gène modifié ne se retrouve pas dans le pollen et dernière solution, créer des zones tampons entre culture OGM et non-OGM.

Pour approfondir le sujet :

http://www.ogm.org/

http://ogm.gouv.fr/

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