Le manque de professionnels de la santé en France

Les différentes branches du secteur médical souffrent d'une pénurie de professionnels. Zoom sur trois métiers peu plébiscités par les étudiants en médecine.

Globalement, les métiers relevant du secteur médical souffre d'une pénurie de professionnels. Les infirmiers manquent, au même titre que les chirurgiens et les médecins généralistes en zone rurale.

D'autres professions, dont on parle moins dans les médias, sont également touchées par cette tendance. Le secteur de la pédiatrie figure parmi ceux en crise.

Peu de pédiatres en France

La France est le premier pays européen en termes de fécondité. Cependant, elle compte également le moins de pédiatres en ville. Un vrai paradoxe. Dans l'Hexagone, on recense 2500 spécialistes, soit un pédiatre pour 5300 enfants. Une pénurie qui ne devrait pas se rétablir, au contraire. De nombreux départs à la retraite sont prévus dans les années à venir, si bien qu'il faudrait 600 nouveaux pédiatres chaque année. Former des spécialistes s'avère donc nécessaire.

Les enfants ne sont pas les seuls victimes. Les personnes âgées souffrent également du manque de personnel.

Pénurie dans les maisons de retraite

Les maisons de retraite ne font pas figure d'exception. Les "petites mains" s'avèrent de moins en moins nombreuses, et les postes de direction restent inoccupés. Cela est surtout vrai en milieu rural.

Dans de nombreux établissements, des directeurs sont recherchés. La profession est boudée par les étudiants. Les responsabilités qui incombent au directeur d'une maison de retraite sont lourdes. En cause également, l'image des personnes âgées auprès des étudiants en médecine.

Un changement de mentalité pourrait pallier le manque de professionnels dans cette branche.

Un constat qui s'applique également au métier de dentiste.

Le manque croissant de dentistes

Les dentistes deviennent aussi de plus en plus rares, surtout en milieu rural. Aujourd'hui, il y a environ 65 dentistes pour 100 000 personnes. Une moyenne qui devrait s'accentuer dans les années à venir.

Certaines régions sont mieux loties que d'autres. En région parisienne et dans le Midi, le nombre de dentistes est satisfaisant tandis que dans la Manche, c'est la pénurie.

A l'origine de ce constat, la mauvaise reconnaissance de la profession.

Les étudiants en médecine boudent les spécialités qui souffrent d'une image médiocre et d'une mauvaise reconnaissance, pécuniaire entre autres. Toutefois, la médecine générale et les spécialités chirurgicales sont les plus prisées par les étudiants. Au contraire, la santé publique et la médecine du travail figurent en queue de peloton, juste après la pédiatrie, la psychiatrie et la gynécologie. Les médecins du travail ont des horaires plus souples, mais les chirurgiens jouissent d'un certain prestige.

Pour consulter l'atlas démographique des besoins, et se rendre compte des pénuries en matière de santé: www.conseil-national.medecin.fr

CONT12

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