The Lady : Entre amour et combat.

Le 30 novembre prochain sort, dans les salles françaises, The Lady. Luc Besson noue emmène en voyage. Destination Birmanie. Sur les pas d'Aung San Suu Kyi.

Aung San Suu Kyi, une femme d'exception.

"Ce n'est pas le pouvoir qui corrompt, mais la peur : la peur de perdre le pouvoir pour ceux qui l'exercent, et la peur des matraques pour ceux que le pouvoir opprime..." Tirée de son discours Freedom from Fear , cette déclaration résume le combat d'Aung San Suu Kyi .

Fille du général Aung San, acteur principal de l'indépendance birmane en 1947, elle est la figure de l'opposition non-violente à la dictature militaire birmane. Emprisonnée ou placée en résidence surveillée par la junte pendant plus de 15 ans, libérée le 13 novembre 2010. Symbole contemporain de la lutte pour la démocratie, elle a reçu le prix nobel de la paix en 1991.

Le film.

The Lady retrace les moments forts du parcours d'Aung San Suu Kyi (Michelle Yeoh) ainsi que son histoire d'amour avec son époux, le britannique Michael Aris (David Thewlis). Un amour qui survivra à la séparation, l'isolement et l'inhumanité de la junte militaire.

Dans la lumière.

Le tournage démarre en Thaïlande, pendant l'été 2010, dans la plus grande discrétion. Afin de pas attirer l'attention des autorités birmanes qui auraient pu faire pression sur le gouvernement thaïlandais pour expulser l'équipe du territoire. Le réalisateur y tourne, en tongs et bermuda, les plans sur lesquels il incrustera, en postproduction, les comédiens et figurants.

Même le titre a volontairement été caché, pour les mêmes raisons. Le projet a d'abord évolué sous le nom "Into the Light". "The Lady", surnom de l'activiste, ne s'est imposé que plus tard.

Michelle Yeoh.

"The Lady" est au départ un scénario écrit, après trois ans de recherches, par la romancière Rebecca Frayn. Elle l'envoie à l'actrice Michelle Yeoh (Mémoires d'une Geisha, Tigre et Dragon, Demain ne meurt jamais) qui, séduite, en parle à Luc Besson.

Pour intégrer son personnage, l'actrice s'est préparée pendant six mois. Elle a appris le birman, a visionné plus de 200 heures d'images de l'activiste et a travaillé sa gestuelle à la perfection. Au point que les figurants birmans se sont demandés s'ils n'étaient pas en présence de la vraie Aung San Suu Kyi.

De tous les visas demandés par l'équipe, elle seule a été autorisée à entrer en Birmanie et à approcher Aung San Suu Kyi. Après cette rencontre, le projet a commencé à être médiatisé, suscitant la colère des dirigeants birmans. L'actrice a été expulsée du pays par un responsable de la junte, renvoyée par le premier avion. Les autorités birmanes ont refusé d'expliquer leurs motivations mais il est plus que probable qu'elles soient en rapport avec le film.

Usez de votre liberté pour promouvoir la nôtre.

C'est le message adressé par l'activiste à l'équipe.

Celle-ci est en tournage en Thaïlande quand elle apprend qu'Aung San Suu Kyi a été libérée, en novembre 2010. Le film est sur le point d'être abandonné, son but initial étant de contribuer à sa libération. Néanmoins, le projet continue, the lady faisant toujours d'oblet d'une liberté de mouvement limitée à l'intérieur du pays.

The wall of freedom.

A l'occasion de la sortie du film, Europacorp lance un site internet, the wall of freedom . Les internautes y participent au mur de la liberté, en envoyant leur photo ainsi que leur définition du mot Liberté. Le rassemblement de toutes les images forme le portrait d'Aung San Suu Kyi, par Shepard Fairey.

Sources :

http://www.commeaucinema.com/film/196148

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19253933&cfilm=188837.html

Sur le même sujet