L'Atelier sous les Toits: écriture à Paris et sur le web

Orchestrés par Cécile Challier et Philippe Epaud, ces ateliers d'écriture visent à décrisper les plumes. A suivre à la séance, en module ou à l'année.
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Ils fonctionnent en binôme depuis cinq ans: c’est de conserve que Cécile Challier et Philippe Epaud animent l’Atelier sous les Toits , après avoir suivi une formation à la conduite de groupes d’écriture au Centre interculturel de communication, langues et orientation pédagogique (CICLOP). Leurs ateliers se déroulent à leur domicile parisien (XIIe arrondissement) ou sur Internet (accompagnement à distance).

De formation littéraire, Cécile Challier possède une longue expérience de journaliste à la rédaction de l’hebdomadaire culturel Télérama. Elle donne aujourd’hui des cours sur l’écrit professionnel au Centre de formation et de perfectionnement des journalistes (CFPJ).

Philippe Epaud, quant à lui, possède un parcours complémentaire. Après des études de sciences de la vie et de la terre, il devient formateur en alphabétisation dans un centre social: il utilise alors l’ordinateur pour favoriser l’apprentissage de l’écrit. Depuis, il propose de l’aide à domicile en informatique, parallèlement à ses activités d’animation.

Encourager l’écriture spontanée

Contrairement à de nombreux animateurs d’ateliers d’écriture, Cécile Challier et Philippe Epaud ne sont pas écrivains par ailleurs. Ils manient le stylo sans objectif de publication et reconnaissent être venus à l’écriture, suite à des difficultés. «Au début de ma carrière de journaliste, j’avais du mal à écrire. En atelier, j’ai découvert qu’on pouvait s’amuser en écrivant», indique Cécile Challier. De son côté, Philippe Epaud s’est mis à écrire pour soigner ses insomnies. C’est ainsi qu’il a fait connaissance avec les vertus réparatrices de l’écriture. A la même période, il lance, avec un ami, les ateliers Escribure dans le XIXe arrondissement: une expérience de quatre ans, au cours de laquelle il prône une pédagogie non directive.

Cette même orientation se retrouve dans les animations de l’Atelier sous les Toits. «On apporte des propositions d’écriture qui peuvent être modifiées au sein du groupe», précise Cécile Challier. «Si la consigne empêche d’écrire, mieux vaut s’en débarrasser», ajoute Philippe Epaud. Données sous forme de listes de mots, d’images ou de thématiques, les indications servent de «locomotives» pour mettre en mouvement la créativité. Décidés en commun, les temps d’écriture sont brefs (autour de 10 min) pour inciter à une production spontanée.

Des ateliers pour tous

Avec l’Atelier sous les Toits, il est possible de participer à une séance d’écriture dès l’âge de huit ans. Nouveauté lancée cette année, l’Atelier Parent-Enfant rassemble au maximum quatre familles composées d’un adulte et d’un jeune (jusqu’à douze ans). Le lien de parenté peut être élargi aux grands-parents, aux oncles et aux tantes. Les séances sont programmées une fois par trimestre, le dimanche matin. Elles se suivent à la carte, comme celles de l’Atelier Papillon (public adulte) qui ont lieu une fois par mois, le dimanche après-midi.

Bien souvent, l’envie d’écrire se fortifie d’une séance à l’autre. Afin de répondre à cette demande, l’Atelier au Long Cours se pratique en groupe constitué, sur un ou deux modules de neuf rencontres. Elles se déroulent tous les quinze jours, le mercredi soir. Pour varier les plaisirs, des stages de collages de mots et d’écriture à partir de petits papiers sont présentés sur une journée ou un après-midi. Enfin, l’Atelier Web propose depuis l’année dernière une animation à distance, bien adaptée aux personnes peu disponibles ou ne pouvant pas se déplacer. Les participants (huit au maximum) donnent à lire leurs textes et échangent entre eux sur un ou deux trimestres, ou bien sur une année scolaire.

En savoir plus

Programme des ateliers d’écriture 2011-2012 sur le site de l’Atelier sous les Toits , renseignements complémentaires par e-mail : lateliersouslestoits@free.fr

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