Lauren Weisberger et ses romans

Lauren Weisberger sera sans doute toujours associée au Diable s'habille en Prada, son premier roman.

Le Diable s’habille en Prada fait de Lauren Weisberger une reine de la « chick lit »

Pour Lauren Weisberger , née le 28 mars 1977 en Pennsylvanie, écrire n’est pas arrivé par accident. Elle suit déjà des cours d’écriture pendant ses années universitaires et une fois son diplôme d’anglais en poche, elle part à la découverte du monde équipée d’un simple sac à dos.

De retour aux Etats-Unis, elle emménage à Manhattan et devient l’assistante d’Anna Wintour, la rédactrice en chef de Vogue. Pendant cette période, son goût pour l’écriture est toujours présent et elle suit des cours du soir sur le sujet.

Elle quitte le magazine après 10 mois et écrit des articles pour Departure , le magazine réservé aux clients d’American Express.

C’est à cette époque qu’elle commence à écrire une histoire inspirée de son expérience à Vogue, c’est comme ça que nait Le Diable s’habille en Prada , c’est avec ce roman que Laurent Weisberger se fait un nom dans la « chick lit » (littérature pour nanas).

Ses romans

A sa sortie en 2003, le Diable s’habille en Prada connait tout de suite un énorme succès et reste sur la liste des best-sellers du New York Times pendant de nombreux mois.

On a d’un côté le rêve, le glamour des coulisses de la mode, des vêtements de marque qui en mettent plein la vue, des tissus que l’on peut presque caresser, et disons-le clairement des tenues d’enfer qui donnent envie de changer de garde-robe.

De l’autre, on peut se reconnaître dans le personnage d’Andrea qui essaie d’équilibrer sa vie personnelle et une vie professionnelle très prenante (« des millions de filles tueraient pour être à sa place ») dominée par une chef tyrannique. De toute évidence, la recette d’un best-seller.

Ce roman fut adapté au cinéma en 2006 et connu le même succès, en dépit des divergences avec l’histoire originale.

Souvent après une première œuvre couronnée de succès la 2ème est attendue avec beaucoup de pression. People or not people ( Everyone worth knowing ) sort en 2005 mais les critiques ne furent pas vraiment enthousiastes.

L’histoire se déroule dans le milieu des relations publiques à NY. Bette quitte son job ennuyeux dans une banque pour le monde pailleté des relations publiques, des soirées VIP, des clubs chics. Elle est payée pour faire la fête et ça l’amuse, jusqu’à ce qu’elle se retrouve, bien malgré elle, dans les pages d’un magazine people. Un milieu sans doute trop éloigné du quotidien des lecteurs pour les séduire.

En 2008 Sexe, diamants et plus si affinités (Chasing Harry Winston ) nous raconte l’histoire de 3 amies. Emmy est nouvellement célibataire, Adriana vit la vie comme une fête, et Leigh qui n’est pas vraiment satisfaite de sa vie parfaite. Elles se donnent un an pour changer ce qu’elles n’aiment pas dans leur vie.

Une aventure qui plait parce qu’il n’est pas rare d’avoir envie de changer de vie ou au moins une chose dans sa vie ; des héroïnes qui plaisent parce qu’elles sont toutes les trois différentes et que sur les trois il y en a bien une à qui on peut s’identifier.

En 2008 Universal achète les droits du livre pour en faire un film mais celui-ci n’est pas encore en cours de tournage.

Son dernier livre : Stilleto blues à Hollywood

Sous ce titre un peu étrange (titre original : Last night at Chateau Marmont ), sorti en France novembre 2010, Laurent Weisberger nous livre l’histoire d’un couple sans histoire. Brooke cumule 2 jobs pour faire bouillir la marmite, Julian est lui un musicien fauché. Tout change quand il devient célèbre du jour au lendemain, la célébrité met alors leur couple à l’épreuve.

Tout en restant dans la catégorie « chick lit », l’histoire est captivante et se révèle plus mature que les romans précédents ; il ne s’agit plus de rencontrer le prince charmant mais de se battre au quotidien pour sauver son mariage.

Lauren Weisberger est aujourd’hui mariée et c’est peut-être ce qui l’a inspirée. Pour l’anecdote, les paroles de chansons figurant dans le livre ont été écrites pas son mari.

Chacun peut aimer ou détester le genre littéraire dans lequel Lauren Weisberger évolue, mais force est de constater qu'elle en est devenue un symbole.

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