A Genève, de faux policiers volent 3500 euros à un touriste

La Suisse n'est plus ce qu'elle était ! De faux policiers ont volé 3500 euros à un Libyen qui se trouvait place de Cornavin. Les faux flics sévissent.

Le faux policiers ont volé 3500 euros à un Libyen qui se promenait place de Cornavin à Genève. Cet homme a été victime d’un vol à l’astuce sous les yeux des passants. "Les voleurs ont agi sur la place de Cornavin, très fréquentée le soir" relate la journaliste Sophie Roselli dans le grand quotidien de Genève "24 Heures".

Alors que les commentaires affluent, avec force détail, la journaliste de 24 Heures sous entend que la Suisse n'est plus ce qu'elle était et "qu'il faut pensez à vérifier la carte de police.... De faux policiers sévissent depuis plusieurs années à Genève. Leur profil ? Ils sont issus des pays de l’Est, agissent à deux ou trois et ciblent essentiellement des touristes asiatiques, indiens, arabes. Ils n’usent jamais de violence et subtilisent l’argent tels «des magiciens»....".

Cette incroyable affaire est confirmée par le porte-parole de la police Philippe Cosandey, joint par téléphone : "Il arrive même qu’ils glissent des dollars dans le portefeuille de la victime pour la tromper. Le vol à l’astuce se fait en douceur. Quand la personne lésée s’en aperçoit, il est trop tard. Il est donc très difficile de retrouver les auteurs.... Lors d’un simple contrôle policier dans la rue, «il ne faut pas avoir peur de demander à voir la carte de police de l’agent....".

Le Libyen était en Suisse pour suivre un traitement contre la leucémie

.Le faux agents de police ont réussi à subtiliser 3500 euros dans le portefeuille d’un Libyen, de passage en Suisse pour suivre un traitement contre la leucémie. Ce vol à l’astuce s’est déroulé sur la place de Cornavin, très fréquentée le soir, sous les yeux des passants. Choquée, la victime, docteur en sciences politiques, accepte de témoigner sous le couvert de l’anonymat et lance un appel aux autorités.

La journaliste Sophie Roselli raconte : "Assis dans le hall de son hôtel, Rajab s’exprime avec l’aide de deux traducteurs, juste avant de reprendre l’avion samedi. Elégant dans son costume noir, il raconte sa drôle de promenade vendredi à 20 h 30. «Un homme blond, de type européen, m’a demandé le nom de la rue. J’ai compris après coup que c’était un complice. Un autre, de type sud-asiatique, habillé avec un uniforme noir, est arrivé, a montré une carte de police en coup de vent et nous a demandé nos papiers, avant de fouiller l’Européen.

"J’étais en confiance, je pensais que c’était un contrôle de routine.» Rajab n’a aucune raison d’en douter. Le quadragénaire, ex-député, victime de la guerre en Libye, se sent en totale sécurité en Suisse, qui plus est à Genève, accueillant de nombreuses institutions des Nations Unies. La discussion s’envenime: le soi-disant représentant de l’autorité l’accuse de vendre du haschisch. «J’ai paniqué. Il m’a demandé si j’avais de l’argent sur moi.

"J’ai sorti mon portefeuille, qu’il a pris.» A cet instant, un troisième comparse, agissant comme un supérieur hiérarchique, lui rend son bien avant de le laisser partir. Pas de caméras Rassuré, Rajab s’éloigne en vérifiant le montant en sa possession. Stupeur: sur les 5000 euros qu’il venait de retirer, il en manque 3500. La victime revient sur ses pas, sans retrouver les auteurs. «Il y avait beaucoup de monde à l’extérieur quand c’est arrivé. Comme moi, personne n’a rien remarqué. Normalement, un lieu de ce genre devrait être surveillé par des caméras», souffle-t-il en fixant la place de Cornavin.

Les faux policiers ressemblent aux vrais policiers, comme les deux "Dupont" de Tintin

Et de lancer ce message aux autorités: «Genève est la vitrine de la Suisse. Faites un effort pour éviter les vols, au moins pendant l’été!» Sur les conseils de la réceptionniste de son hôtel, il dépose une plainte. «Ce qui me touche, c’est que l’argent volé correspond au montant de mon traitement contre la leucémie», glisse ce professeur, présent en Suisse deux fois par an depuis 2006 pour se faire soigner. L’universitaire a aussi donné l’an passé une conférence devant des représentants de la Genève internationale. Dégoûté, reviendra-t-il en Suisse? «Oui, parce que je n’ai pas le choix, dit-il en haussant les épaules. Et puis, j’ai une relation personnelle avec votre pays. Mon médecin m’a envoyé gratuitement mon traitement pendant la guerre, alors que je ne pouvais pas me déplacer ni le payer.» Sa mésaventure rappelle à l’un de ses traducteurs le cas d’un autre Libyen floué en juin selon le même procédé....".

La police genevoise va devoir faire la chasse aux foux policiers. Rude affaire, car rien ne ressemble plus à un vrai policier quun faux policier.... Même en Suisse, au bord du lac de Genève !

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