Braquage à l'arme de guerre à Grenoble : les truands introuvables

Les auteurs du braquage à l'arme de guerre d'une bijouterie en plein centre de Grenoble étaient activement recherchés ce 11 août 2012, mais introuvables.
20

Combien étainet-ils ? Deux selon la police le 10 août 2012, quatre selon des magistrats du Parquet de Grenoble le 11 août 2012. Toujours est-il que les auteurs de ce braquage violent à l'arme de guerre d'une bijouterie du centre de Grenoble, située à quelques pas du commissariat de police, étaient activement recherchés le 11 août 2012, selon des informations concordantes fournies par le parquet de Grenoble.

La trace des truands se perd au péage autoroutier de Crolles

Le vice-Procureur de la République de Grenoble, Raphaël Grandfils, joint par téléphone, confirmait certains points : "Le 4X4, faussement immatriculé, à bord duquel ils ont pris la fuite en direction de Chambéry n'a pas été retrouvé Leur trace a été perdue à l'endroit où ils ont libéré l'otage, près du péage autoroutier de Crolles, à une quinzaine de kilomètres de Grenoble et non pas à celui de Chambéry comme l'avait annoncé la préfecture....

"Dans leur fuite les braqueurs, au nombre de quatre, avaient pris en otage une passante, qu'ils ont ensuite libérée, et tiré des coups de feu en direction de la police. Dans la bijouterie, ils ont raflé tout ce qu'il y avait. Le montant du butin est toujours en cours d'évaluation.....".

Comme Suite 101 l'indiquait, quelques heures après le hold-up, le 10 août 2012 vers 11 h 40, trois braqueurs cagoulés et munis d'armes automatiques de gros calibres (visiblement des kalachnikovs) ont pénétré dans une bijouterie du centre-ville tirant plusieurs coups de feu et blessant le commerçant à la jambe. Un quatrième homme serait resté en "protection" à l'exterieur, selon la technique des "commandos". De nombreuses douilles ont été retrouvées devant le magasin, situé sur une place très fréquentée du centre-ville et entourée de restaurants et de bars.

Les policiers surpris par l'audace des malfaiteurs

Selon un policier, joint par téléphone, "Il était aux environs de 11h 40, ce 10 août 2012, quand deux individus, armés de fusil d’assaut, de type kalachnikov, ont ouvert le feu lors du braquage d’une bijouterie dans le centre-ville de Grenoble dans l'Isère.

"Les malfaiteurs ont fait irruption dans la bijouterie-horlogerie Clauben’s Venezia alors que s’y trouvaient six personnes, le couple de commerçants et quatre clients, dont deux enfants. Cagoulés et munis d'armes automatiques de gros calibres, ils ont tiré plusieurs coup de feu dans la bijouterie et à l'extérieur en direction de la police. Il s'agissait d'armes de guerre...

"Ce commerce était situé à quelques mètres du commissariat central de la ville....Au cours du braquage, le bijoutier a été blessé d'une balle dans le fémur. Puis, les malfrats se sont enfuis à bord d’un 4x4 volé en prenant une passante en otage....Un commerçant qui tentait de s'interposer a été frappé de plusierus coups de crosse par les truands."

Les deux truands ont tiré sur les policiers à l'arme de guerre

Poursuivis par les policiers, les braqueurs n’ont pas hésité à utiliser leurs kalachnikovs et à tirer à plusieurs reprises en pleine rue. L’otage a été libéré par les malfrats, un peu plus tard, à Saint-Ismier, à une quinzaine de kilomètresde Grenoble, en direction de Chambéry.

La préfecture a déclenché le plan Milan pour les départements de l’Isère et de la Savoie, mobilisant policiers et gendarmes. Le montant du butin dérobé n'a pas été communiqué.

Malgré les importants moyens mis en oeuvre pour retrouver les auteurs du hold-up, et la mobilisation de plusieurs dizaines de policiers et de gendarmes, les quatre truands se sont volatilisés dans la nature et demeurent introuvable, en ce jour de vacances qualifié de "grand chassé croisé" par bison futé.

Leur trace s'est perdue à l'endroit où ils ont libéré l'otage, près du péage autoroutier de Crolles. Le plan Milan , qui consiste à mobiliser l'ensemble des gendarmes de la région, a été déclenché le 10 août 2012 vers 13 heures.

Selon Yannick Blouin, adjoint du directeur départemental de la sécurité publique de l'Isère, joint par téléphone, "L'important, c'est que l'otage ait pu être libéré indemne. On a évité le pire au regard du type d'armes utilisées et au regard du nombre de personnes qui se trouvaient dans le magasin et sur la place au moment des faits".

Gitans et petits truands des banlieues équipés d'armes de guerre

Les auteurs du braquages sont-ils des truands chevronnés, d'anciens militaires ou d'anciens gendarmes ? Des membres de la mafia des pays de l'Est ? Ou tout simplement des petits voyous des banlieues ou des gitans ? Si le mode opératoire ressemblait à celui des militaires ou des commandos, l'armement de guerre des braqueurs ne constitue pas forcément un indice.

Certes, l'équipement des deux braqueurs Grenoblois illustre la suprématie de la Kalachnikov. Mais tous les voyous des banlieues et gitans en disposent aujourd'hui. Au même titre que le milieu.

Dans la criminalité de 2012, les anciens caïds du milieu français et leur "code d'honneur" semblent bien avoir définitivement intégré "le musée Grevin du milieu". Et les François Marcantoni et autre truands à l'ancienne inspirent probablement des regrets aux policiers chargés de la lutte contre la criminalité et la délinquance. Aujourd'hui confrontés à des kalachnikovs, pistolets automatiques et explosifs, les policiers et gendarmes risquent leur vie à chaque coin de rue.

Ainsi, les petits truands Marseillais semblent avoir trouvé un second souffle avec l'utilisation massive de la kalachnikov. Mois après mois, semaines après semaines, policiers, civils, commerçants, truands Corses, Niçois, Varois, Grenoblois ou Lyonnais, tous tombent sous le feu nourri des marseillais.

Sur le même sujet