Combien gagnent Denisot et Apathie, animateurs vedettes à la télé

Dupont-Aignan est le seul candidat à la présidentielle qui a vertement mis en cause Jean-Michel Apathie, Michel Denisot, qui s'en mettent plein les poches
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Ce vendredi 13 avril 2012, le candidat souverainiste Nicolas Dupont-Aignan n’a pas supporté d’être humilié par Ariane Massenet, en direct, sur le plateau de télévision. Il a vertement mis en cause Jean-Michel Apathie, Michel Denisot et tous les éditorialistes "qui s’en mettent plein les poches", donnent des leçons et ne savent rien de la souffrance des Français. Ce fut un grand moment de télévision, magistralement raconté par Thierry de Cabarrus, dans l'article "Poutou sur France 2, Dupont-Aignan au Grand Journal : la révolte des petits candidats ", sur le site du Nouvel Observateur.

Cet article, comme les vidéos circulant désormais dans la presse en ligne, ou les salaires des journalistes du grand journal ou d'autres médias télé, qui s'élèvent à plusieurs dizaines de milliers d'euros par mois, sont à partager et à savourer sans modération. Thierry de Cabarrus, avec sa redoutable plume, a su retranscrire la colère d'un des "petits candidats" à la présidentielle. Et en spécialiste de la politique française, Thierry de Cabarrus écrit tout haut ce que beaucoup de français pensent tout bas !

Poussé à bout par des présentateurs de télévision, qui roulent ouvertement pour les deux principaux candidats, Nicolas Dupont-Aignan a eu cette phrase terrible, et tellement réaliste, au direct "Je sais pourquoi les Français ne lisent plus les journaux, répond Nicolas Dupont-Aignan. Ils vont sur internet, parce que tous ces éditorialistes de bazar qui vivent ensemble, qui pondent toujours les mêmes articles, qui sont tellement coupés des réalités, qui gagnent un argent fou, ils croient connaître les Français mais ils ne (les) connaissent pas et on va s'en débarrasser un jour".

Nicolas Dupont Aignan aurait pu aussi poser la question combien gagnent Canteloup et Gerra sur Europe 1 et RTL ? Comme Jean-Michel Apathie et Michel Denisot, qui "s'en mettent plein les poches" selon Dupont Aignan, Nicolas Canteloup et Laurent Gerra sont surpayés pour amuser la France, tôt le matin.

Denisot et Apathie n'osent pas décliner leur salaire en direct, tant ce salaire est élevé

Dans son remarquable papier paru sur le site du Nouvel Observateur et intitulé " Poutou sur France 2, Dupont-Aignan au Grand Journal : la révolte des petits candidats" , Thierry de Cabarrus répercute ce dialogue surréaliste entre les animateurs de télévion et le candidat à la présidentielle Nicolas Dupont- Agnan : "Vous vous mélenchonisez", lui répond du tac au tac Ariane Massenet, ce qui a pour effet d’accroître la colère de l’intéressé. "Je ne me mélenchonise pas", réplique-t-il. "Allez voir les Français qui souffrent ! Venez avec moi sur le terrain !"

"Mais on ne vit pas dans la lune !", réplique à son tour Michel Denisot, ce qui, alors, déclenche l’irréversible : le candidat s'emporte et n’est plus contrôlable... "Donnez-nous votre salaire ! Combien vous gagnez ? Dites-le aux Français ! Vous n'oserez pas !"

"La confusion s’installe ; Denisot, glacial, lui répond : "Cela ne vous regarde pas ! C’est moi qui me paie. Et c'est moi qui vous paie avec les impôts." Il insiste : "Vous ne pouvez pas me regarder dans les yeux et dire aux Français ce que vous gagnez, parce que c’est une somme tellement extravagante !"

"Devant le nouveau refus de Denisot, Nicolas Dupont-Aignanl lâche : "Ca veut dire que tous ces gens qui s’en mettent plein les poches, qui donnent des leçons à la terre entière ne veulent pas voir la souffrance des Français."...."

Denisot et Apathie se sont discrédités en direct à la télé

Comme le relate, avec talent Thierry de Cabarrus, "Jean-Michel Apathie vole alors au secours de son patron : "Traitez-nous de voleurs tant que vous y êtes !", ce qui ne fait que décupler la colère de NDA qui répète plusieurs fois : "Osez dire votre salaire !" et n’obtient de l’éditorialiste que cette réponse : "Je le mérite mon salaire ! Comme vous, mais je ne vous le dirai pas !"

"Apathie traite alors le souverainiste "d’inquisiteur" au comportement "pas digne de la politique… Du populisme intégral."

"Nicolas Dupont-Aignan reprend la main : "Si vous sortiez de votre petit milieu, vous ne penseriez pas pareil…. Ce n’est pas de l’agressivité, c’est qu’il y en a assez d’avoir des leçons de gens qui ne savent pas comment vivent les Français."

"Le résultat de cette séquence est désastreux pour le milieu des journalistes et des éditorialistes, commente alors Thierry de Cabarrus. Ils ne sont pourtant qu’une poignée à représenter l’ensemble de la profession mais ils sont les arbres qui cachent la forêt des quelque 40.000 rédacteurs qui, en France, travaillent dans la presse écrite, à la radio ou à la télévision.

"L’immense majorité gagne entre 1800 et 3500 euros par mois, le métier devient précaire, ajoute Thierry de Cabarrus, qui a mangé des équipes de journalistes pendant 37 ans. Le métier se féminise (malheureusement signe d’une érosion salariale) et si l’on excepte les dirigeants, les rédacteurs en chef et quelques éditorialistes de renom, ils ne sont qu’une poignée en France à gagner beaucoup d’argent....."

Combien gagnent-ils vraiment, ces cumulards ?

La question est ensuite posée par Thierry de Cabarrus dans le Nouvel Observateur. Et cet ancien redacteur en chef du Parisien, puis de l'Union ajoute : "Régulièrement, le cumul des fonctions (directeur de journal, commentateur, éditorialiste) mais aussi leur engagement à droite sont dénoncés sur internet. Ainsi, les Christophe Barbier, Jean-Michel Apathie, Alain Duhamel, Jean-Pierre Elkabbach et quelques autres font-ils régulièrement l’objet d’articles dans lesquels sont dénoncés à la fois leur pouvoir d’influence exorbitant sur l’opinion et leurs revenus que l’on dit mirobolants.

"On peut sans risque de se tromper, estimer que cette poignée de ténors gagnent plusieurs dizaines de milliers d’euros chaque mois même si, le plus souvent, il ne s’agit que de supputations.

"Car justement, personne ne dit ce qu’il gagne dans ce milieu et ce n’est pas l’enquête expresse (et peu précise) réalisée par l’équipe de Jean-Marc Morandini et publiée sur son site qui nous en apprendra davantage.

Ils se taisent, donc, ces cumulards de la presse, peut-être pour ne pas choquer des Français aux prises avec le chômage et la baisse de leur pouvoir d’achat, plus sûrement parce que gagner beaucoup d’argent est un tabou en France, à moins que ce ne soit pour ne pas se mettre dans la ligne de mire d’un François Hollande qui, s’il gagne, instaurera un impôt plus lourd pour les plus aisés....".

Les gros salaires des animateurs de télévision devraient être publics

Ces très hauts salaires d'animateurs de télévision, faisant la morale aux téléspectateurs, devraient être publiés régulièrement par les chaînes de télé et par le CSA. Il y va de la crédibilité des médias télé et d'une certaine honnêteté vis à vis des téléspectateurs et des Français !

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