Conflit en Afghanistan : un soldat français tué le 25 juin 2011

Un 63e soldat français a été tué, le 25 juin, en Afghanistan, où les pertes s'alourdissent. Il a été tué en opération.

Dans un communiqué diffusé le 25 juin 2011, en début d'après-midi, le ministre de la Défense nationale, Gérard Longuet fait état d'un 63e soldat mort en opération sur le théâtre afghan. Le ministre précise les circonstances : "Ce matin, une section à pied qui était engagée dans une opération de reconnaissance en Kapisa, a été prise à partie par un groupe d’insurgés. Au cours des combats, un chasseur parachutiste de première classe, du 1er régiment de chasseurs parachutistes de Pamiers, a été mortellement blessé.

"Le militaire a été immédiatement évacué et héliporté vers l’hôpital militaire de Kaboul où il est décédé des suites de ses blessures". Gérard Longuet exprime sa "plus vive émotion et adresse à la famille et aux proches du défunt ses sincères condoléances et s’associe pleinement à leur douleur. Ses pensées vont également à ses compagnons d’armes."

A cette occasion, le ministre Gérard Longuet réaffirme "tout son soutien aux militaires présents en Afghanistan, ainsi que sa confiance dans leur détermination à poursuivre leur action pour le rétablissement de la paix et salue le grand courage de tous nos soldats engagés en Afghanistan."

La liste des soldats tués s'allonge

L'engagement de 150 000 soldats de l'Otan, dont 4000 militaires français, selon le site de commandement de l'Otan à Mons, devait permettre initialement à la coalition occidentale de remporter une guerre limitée. Or, depuis plusieurs années, les stratèges militaires de l'Otan sont confrontés à ce que le général Clausewitz appelait la guerre absolue.

Même si le théoricien prussien la considérait comme un pur concept, que la réalité de la guerre pourrait approcher sans jamais l'atteindre, les rebelles, les tribus et les talibans afghans prouvent, après le vietmin en Indochine, que la guerre absolue peut être initiée sur une longue durée, même contre des forces mécaniquement supérieures.

Avec les pertes enregistrées ces derniers mois, la situation en Afghanistan laisse penser à un enlisement, comme cela a été décrit sur Suite101: 54e soldat tué en Afghanistan : l'impossible victoire de l'Otan.

Le même régiment avait déjà perdu un soldat le 19 juin

Le 19 juin 2011, un soldat français, chasseur parachutiste de 1re classe, avait déjà été tué en opérations en Afghanistan suite à un tir d'insurgés, comme l'avait annoncé l'Elysée dans un communiqué. Il était précisé : "Au cours d'une opération en Kapisa, alors qu'il effectuait une mission de reconnaissance à pied, il a été mortellement blessé par un tir des insurgés".

La victime, Florian Morillon, 20 ans, appartenait déjà au 1er régiment de chasseurs parachutistes de Pamiers (Ariège). Cette unité est très éprouvée, du fait qu'elle doit défendre une zone infestée par les talibans.

Le ministère de la Défense avait précisé, après ce tragique décès du 19 juin, "que l'accrochage avait eu lieu dans le cadre de l'opération Endurance. Engagée au printemps, celle-ci vise notamment à maintenir en permanence deux compagnies - soit 200 à 300 hommes - au contact de la population, pour empêcher le retour des insurgés dans les zones de l'est du pays où sont déployées les troupes françaises".

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