Coopération : gendarmes Français et policiers Suisses réunis

L'accord du 29 août 2012 vise notamment à faciliter le prêt de personnels et de matériels de recherche entre la police genevoise et la gendarmerie française

La criminalité ne connaissant pas les frontières, les forces de l'ordre sont obligées de s'adapter et d'intensifier leur coopération. Ainsi, mercredi 29 août 2012, un accord franco-suisse a été signé entre la France et la Suisse. Il concerne entre autres l'engagement de moyens nautiques. Il a été paraphé par la cheffe de la police genevoise, Monica Bonfanti, et le général français de division Jean-Patrick Ridao (qui a remplacé, il y a peu de temps, le général Grandchamp), commandant la gendarmerie de la région Rhône-Alpes.

Cet accord pourrait faire oublier, au grand public, les nombreux déboires rencontrés par la gendarmerie (plusieurs suicides de gendarmes et de cadres en Rhône-Alpes, dont celui du capitaine de la brigade de Saint-Vallier le 27 avril 2012. Lire aussi la Voix du Nord , décès du gendarme Myriam Sakhri paru sur armée-média ICI ), avant les ratages judiciaires dans la traque du violeur des campings de l'Ardèche, qui n'ont rien à envier à l' enquête de l'inspection judiciaire à Mayotte après 2 décès.

Cet accord survient également après que des journalistes de Rhône-Alpes se soient fait saisir leurs ordinateurs professionnels en Rhône-Alpes, en violation des lois régissant les secrets des sources et protégeant les journalistes. Ces dernières procèdures ont aussi "violé sans vergogne" la recommandation 1950 (2011) intitulée « La protection des sources journalistiques », de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE), adoptée le 25 janvier 2011. Celle-ci avait mis à l’honneur dans ses propositions écrites le thème récurrent de la liberté d’expression et des médias.

Compétences et matériels pourront être partagées au profit des investigations policières

Dans un communiqué de presse, diffusé aux journalistes accrédités par la direction de la police Genevoise, Patrick Puhl, porte-parole de la police Genevoise précise : "Madame la cheffe de la police genevoise et Monsieur le général de division de gendarmerie se félicitent de ce règlement qui ne fait qu'accroître une coopération déjà excellente.....

"La coopération concerne notamment les prêts de personnels et d'embarcations, les matériels d'interventions subaquatiques, ainsi que les moyens d'investigation et de recherche de type SONAR, Remote Object Vehicle (ROV) et tripode..... De fait, en cas de recherches de personnes, les compétences et le matériel de la police genevoise et de la gendarmerie française pourront être partagées au profit des investigations policières....".

Le Centre de Coopération Police Douane (CCPD) de Genève devrait assurer la mise en ouvre de cette coopération qui s'inscrit dans le cadre de l'accord de Paris sur la coopération policière et douanière franco-suisse du 9 octobre 2007.

Cet accord Franco-Suisse ne peut faire oublier la grogne qui perdure dans la gendarmerie Française

La contestation en gendarmerie peu relayée à la télévision) , depuis plusieurs années, un vent de fronde souffle dans la gendarmerie et dans les force Armées Françaises. Cette contestation a été portés à ses débuts par des officiers supérieurs de la gendarmerie, notamment par le chef d'escadron Mattelly, en 2007, 2008, 2009, et le colonel Philippe Espie, patron du groupement de gendarmerie de l'Ardèche en 2010. Dans tous les cas, les officiers contestataires ont immédiatement été remplacés par des officiers supérieurs plus dociles. Suite 101 a été un des rares médias à enquêter sur les armées Françaises où le colonel Goya a défié le ministre G. Longuet .

Télévisions et radios ont-elles reçu des consignes de la part des plus hautes autorités de l'Etat ? Force est de constater que la plupart des chaînes de télévison diffusent régulièrement, depuis plusieurs mois, des reportages sur l'école interarmes de Saint-Cyr, sur la formation des officiers et des soldats, sur les unités qui opèrent en Afghanistan, etc..

Aucune radio nationale, aucune télévision publique ou privée n'a relayé, à ce jour le malaise dans l'armée et les critiques graves, exprimées par plusieurs officiers supérieurs en activité, "d'incapacité de l'armée à remplir efficacement les missions données....". Une chape de plomb médiatique a noyé dans le sarcophage du silence les récentes critiques émanant d'officiers supérieurs. Sans la conscience professionnelle de quelques quotidiens nationaux, les avis critiques d'officiers ne seraient jamais sortis des casernes !

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