Dominique de Villepin candidat à l'Elysée

Ce 11 décembre 2011, Dominique de Villepin, le protégé de Jacques Chirac, a annoncé sa candidature à l'élection présidentielle de 2012.

Sale temps pour Nicolas Sarkozy qui pourrait bien ne pas figurer au deuxième tour de l'élection présidentielle de 2012. Même s'il n'est crédité que de 2 à 7 % de voix avant l'annonce de sa candidature, l'ancien premier ministre de Jacques Chirac pourrait bien amputer sérieusement le score de Nicolas Sarkozy, en puisant dans le vivier des voix UMP.

Ce 11 décembre à 20 h 15, sur TF 1, Dominique de Villepin s'est montré très déterminé : "Je serai candidat à la présidentielle de 2012". L'annonce de Dominique de Villepin dimanche au journal de 20 Heures de TF1, a surpris, même dans l'entourage du chef de l'Etat, selon des sources proches du chef de l'état et jointes par téléphone.

Comme le révèle le quotidien "Le Parisien", le président et fondateur de République solidaire se positionne en candidat du rassemblement : "Je veux rassembler tous les Français, ceux de gauche, ceux de droite, ceux du centre."

L'ennemi juré de Nicolas Sarkozy

L'ennemi juré de Nicolas Sarkoy explique vouloir défendre «une certaine vision de la France», une "République des citoyens". Il insiste : "J'ai une conviction : le rendez-vous de 2012 sera le rendez-vous de la vérité, du courage et de la volonté". Et l'ex-Premier de Jacques Chirac ajoute "qu'il est inquiet de voir la France humiliée par la loi des marchés qui impose de plus en plus d'austérité".

Deux autres centristes sont rentrés dans la course à l'Elysée : le MoDem François Bayrou, crédité de 13% des intentions de vote par un sondage LH2, et le Nouveau Centre Hervé Morin, qui lui ne dépasse pas la barre des 1%. A l'évidence, la candidature de Dominique de Villepin pourrait éparpiller un peu plus les voix à droite et compliquer la tâche de Nicolas Sarkozy, qui devrait officialiser sa candidature à la mi janvier.

Le 27 novembre, Villepin affirmait sur BFM-TV que sa décision était prise, sans la révéler. Il ajoutait:: "elle n'est pas guidée par ma relation avec Nicolas Sarkozy". "Six ans de calvaire", c'est en ces termes que l'ancien Premier ministre parle de son histoire commune avec le chef de l'Etat. L'épisode du croc de boucher, auquel Sarkozy s'était promis de le pendre dans le cadre de l'affaire Clearstream ? Il a choisi de dépasser cet épidsode et de solliciter les suffrages des français et des françaises.

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